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Cap21/LRC Toulouse

Boues rouges dans les Calanques: quand la cupidité empêche les vrais solutions d'être mises en place !

30 Janvier 2016, 10:38am

Publié par Cap21 LRC

Boues rouges dans les Calanques: quand la cupidité empêche les vrais solutions d'être mises en place !

Communiqué de presse de CAP21 LRC:

Boues rouges dans les Calanques: quand la cupidité empêche les vrais solutions d'être mises en place !

CAP21 LRC soutient les associations engagées sur le dossier des boues rouges d'ALTEO rejetées dans les Calanques et trouvent inacceptables les cadeaux financiers faits à cette société, détenue aujourd'hui par des fonds de pension, alors que les normes de pollution restent très largement dépassées.
Cette situation est d'autant plus inacceptable que des solutions techniques existent et ont été proposées pour éviter ces rejets et permettent le maintien de l'activité.
Selon Corinne Lepage, alors Ministre de l'Environnement, lors de la délivrance de l'autorisation en 1995, précise " j'avais donné une autorisation de 20 ans qui donnait tout le temps à l'exploitant pour cesser de rejeter des produits toxiques"; il est inadmissible que ces longues années n'ont pas été utilisées à cette fin.

 

Le Bureau National de CAP21 LRC

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La "situation inacceptable" de la pollution atmosphérique

29 Janvier 2016, 07:27am

Publié par Corinne Lepage

 

 

 

 

 

 

Neige "industrielle" en Essonne
Neige "industrielle" en Essonne
Neige "industrielle" en Essonne

Neige "industrielle" en Essonne

Courbe d'espérance de vie en France

Courbe d'espérance de vie en France

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Prolongation de l'état d'urgence et urgence de l'état de droit

25 Janvier 2016, 07:22am

Publié par Corinne Le page

Personne ne peut nier que la situation de la France et la sécurité de nos concitoyens à l'égard de Daech n'est guère différente de ce qu'elle était en novembre. La prolongation de l'état d'urgence est donc justifiée mais à la condition qu'elle soit temporaire. Si la lutte contre le terrorisme et Daech devait durer plusieurs années -ce qui est malheureusement probable- faudrait-il admettre que l'état d'urgence devienne la norme?

Non. C'est plutôt à une réflexion sur l'état de droit et la protection des libertés fondamentales en période de risque terroriste maximal qu'il faut procéder. Si la défense de la démocratie est une obligation qui justifie des mesures proportionnées -comme le reconnait une jurisprudence bien établie de la Cour Européenne des Droits de l'Homme- elle ne saurait s'exonérer des principes fondamentaux qui gouvernent l'état de droit, à commencer par le recours au juge. Par recours au juge, il faut non seulement entendre jugement a posteriori- et le Conseil d'Etat vient fort opportunément de suspendre l'exécution d'une mesure d'assignation à résidence insuffisamment motivée- mais intervention du juge judiciaire a priori.

Notre pays, qui se refuse à reconnaître un pouvoir judiciaire pour n'admettre qu'une autorité judiciaire, a mal à sa justice et ce mal n'est pas nouveau. Il s'aggrave et c'est à juste titre que le Président de la Cour de Cassation a fait part de sa vive préoccupation. La France est lanterne rouge en Europe pour les moyens alloués à la justice et ce n'est pas le fruit du hasard. "Quand on veut noyer son chien, on l'accuse d'avoir la rage", dit un vieux proverbe. A la méfiance originelle du pouvoir politique qui explique la situation anachronique du parquet que la CEDH ne reconnait pas comme intégré à la magistrature, s'est ajoutée une contestation de plus en plus violente du monde de la police qui accuse la justice de laxisme.

Et de manière surprenante, les lois Sarkozy sur les peines planchers, durant leur existence, n'ont pas changé la donne. Les "erreurs" indéniables de remise en liberté comme les simples applications de la loi conduisant à la même situation sont montées en épingle et résultent bien souvent d'une charge de travail excessive.

Entre l'abattage des audiences correctionnelles, la réduction massive durant plusieurs années des magistrats du pôle financier et la perte des moyens soulignée par le juge Trévidic des services de lutte contre le terrorisme, la justice française est dans l'incapacité de remplir (convenablement) sa mission. Dès lors, rien de plus logique que de demander à la police de remplir les missions jadis confiées à la police judiciaire sous le contrôle des juges d'instruction et de transformer en décisions administratives ce qui est normalement du ressort du juge judiciaire. Il ne reste plus qu'à généraliser le système grâce à l'état d'urgence.

Chacun peut et doit comprendre que l'ampleur de la menace justifie un renforcement des moyens d'action de la police. Mais chacun peut et doit comprendre que l'état d'urgence s'étend bien au-delà de la lutte contre le terrorisme et qu'à terme ce sont les libertés de tous les citoyens qui sont en cause. La lutte contre le terrorisme passe par une mobilisation de toute la société et à commencer par les moyens donnés à la justice, moyens juridiques comme moyens financiers, d'assurer le respect de l'état de droit. En procédant à l'inverse et en sacrifiant la justice sur l'autel de la sécurité, le gouvernement prend un risque réel et ouvre un débat central qui aurait pu être évité. L'état d'urgence doit être réservé aux cas extrêmes ; en revanche, les conditions de fonctionnement de la démocratie confrontée à une menace terroriste permanente doivent être repensées et elles doivent laisser toute sa part au juge. La prolongation de l'état d'urgence n'est donc justifiée que jusqu'à ce que ces textes soient votés.

 

 

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/prolongation-de-letat-durgence-et-urgence-de-letat-de-droit_b_9065382.html

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La triple irresponsabilité du nucléaire français

15 Janvier 2016, 11:37am

Publié par Corinne Lepage

La triple irresponsabilité du nucléaire français

 

ÉNERGIE - Publié en catimini le 3 janvier 2016, le gouvernement français a décidé, en date du 30 décembre 2015, de s'asseoir purement et simplement sur les règles de sécurité de 2005 concernant les cuves des réacteurs nucléaires. "L'arrêté prévoit que si on ne respecte pas une exigence essentielle, alors on peut, sous réserve de produire un dossier, démontrer que ce n'est pas grave", précise Sylvie Cadet-Mercier, directrice à l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire). Cela permettra évidemment de casser le thermomètre pour ne pas mesurer la fièvre et en particulier de s'abstraire des règles de sécurité qui rendent probablement impossibles le feu vert de l'Autorité de Sureté Nucléaire à l'EPR de Flamanville.

Mais, cet arrêté qui autorise dans son article 9 les dérogations sous la seule responsabilité de l'ASN semble de surcroît dégager de toute responsabilité l'exploitant comme l'organisme tiers chargé du contrôle du fait de la délivrance de cette dérogation. Et, cette possibilité concerne bien évidemment l'EPR de Flamanville dont la cuve et le couvercle du réacteur ont été jugés si ce n'est défaillants, du moins ne répondant pas aux exigences de sécurité telles qu'elles existaient en 2015, mais aussi tous les réacteurs soumis au grand carénage. Cela signifie très clairement que le gouvernement vient de mettre sur la tête de tous nos concitoyens un double risque: le risque d'accident nucléaire puisque les règles de sécurité, qui sont pourtant antérieures aux stress tests (2005) ne sont pas respectées -et sauf à être totalement stupide, personne ne peut croire que l'existence de ces règles est inutile- et le risque financier puisque l'exploitant comme l'organisme de sûreté se déclareront non responsables, car aucune attestation de conformité n'étant signée par eux, cela signifie très clairement qu'ils reconnaissent par avance l'absence du respect des règles de sécurité. Ce risque majeur pris par le gouvernement tient bien évidemment à l'absolue nécessité pour EDF d'obtenir un feu vert pour l'EPR de Flamanville, pour toute une série de raisons.

À commencer par le fait qu'il ne peut y avoir d'exécution de l'accord anglais, auquel EDF semble tenir comme à la prunelle de ses yeux, sans mise en service de Flamanville. Mais aussi parce que l'image détestable qu'ont créés les fiascos de Flamanville et d'Olkiluoto ne peut de surcroît supporter un arrêt pur et simple du projet d'EPR à Flamanville, qui flirte avec les 10 milliards d'euros et qui serait définitivement compromis en cas de feu rouge donné par l'ASN. Dans la mesure où les règles de sûreté ne sont probablement pas respectées, la seule possibilité pour que le feu vert soit donné consiste à casser le thermomètre et le gouvernement n'a pas hésité à le faire.

La seconde irresponsabilité est d'ordre financier et industriel, dans la mesure où la volonté de continuer à investir massivement dans le nucléaire, puits sans fonds, est à la fois très onéreuse et à contre-courant. Le démembrement d'Areva, rendu inévitable par une situation financière quasi désespérée impose des choix cornéliens, un coût financier pour l'Etat considérable et une fragilisation d'EDF.

Des choix cornéliens tout d'abord puisque le concept même qui était à la base d'Areva, à savoir une entreprise capable de répondre au cycle global du nucléaire (depuis la production de combustible jusqu'au traitement des déchets en passant par les réacteurs) disparaît. Mais ce démantèlement ne suffit pas compte tenu de l'état financier de l'entreprise qui doit faire appel à des capitaux étrangers notamment chinois, ce qui se marie assez mal avec l'indépendance nationale qui constituerait un des "atouts" majeurs du nucléaire.

En second lieu le coût financier pour l'État considérable, puisqu'en tant qu'actionnaire, il doit renflouer Areva d'un montant qui n'a pas été encore rendu public mais de l'ordre probablement de 2 à 3 milliards d'euros. Rien ne démontre bien au contraire que ces 2 à 3 milliards ont une utilisation optimale pour renflouer une entreprise dont l'objet même -le retraitement des déchets nucléaires- est devenu inutile... sauf pour sauvegarder les emplois de la Hague. Il serait infiniment plus intéressant de réfléchir immédiatement à la transformation du site de La Hague pour assurer une activité économique pérenne, à côté de l'obligation d'entretenir et d'assurer la maintenance des installations existantes.

Enfin, l'obligation faite à EDF de racheter une partie d'Areva soulève beaucoup plus de difficultés qu'elle n'apporte d'avantages. Devenu en effet fabricant de réacteurs et pas seulement exploitant, EDF aura les plus grandes difficultés à vendre à ses propres concurrents. De plus, le coût probablement, un peu moins de 3 milliards d'euros, est important alors même qu'EDF doit financer les deux réacteurs anglais à hauteur de 24 milliards d'euros et surtout se trouve confronté à la falaise financière que constitue la mise aux normes et a fortiori la prolongation de la durée de vie des 58 réacteurs français. C'est sans doute la raison pour laquelle EDF annonce la vente d'une partie de ses actifs pour retrouver de la trésorerie. Et c'est également la raison pour laquelle la sécurité en pâtit et les investissements vont se faire à l'économie. Mais surtout, ce faisant, notre champion national passe à côté de la révolution énergétique, celle des énergies vertes. La bataille menée pour faire classer parmi les énergies renouvelables, ce qu'elle n'est évidemment pas, l'énergie nucléaire a été perdue et c'est principalement dans le solaire que se font aujourd'hui les investissements. Mais EDF ne peut pas investir massivement dans le solaire et de manière plus générale dans le renouvelable en maintenant le tout nucléaire français.

Et c'est là la source de la troisième irresponsabilité: celle de la cécité absolue sur la transformation rapide à laquelle nous assistons. L'envol du renouvelable, la baisse historique des coûts de production de l'éolien et du solaire, les progrès très rapides du stockage en particulier avec le système volt/gaz/volt et la baisse exponentielle du coût des batteries (voir le système Tesla) changent très rapidement la donne. Certes les premiers projets qui apparaissent sur le développement du renouvelable en France sont ambitieux ; mais ils n'auront aucun équilibre économique tant qu'EDF prétendra maintenir le niveau actuel de production d'électricité nucléaire. Il est donc probable que nous assistions, en raison de la chute brutale des prix de production d'électricité renouvelable et de la hausse constante des prix de production d'électricité nucléaire, dans un marché qui est aujourd'hui européen, à une équation financière impossible pour EDF que la bourse a déjà traduit par une baisse considérable de la valeur de l'action et une sortie d'EDF du CAC40. Si l'on ajoute à cela des menaces croissantes liées à la sécurité nucléaire, en raison du vieillissement du parc et des acrobaties juridiques destinées à délivrer des autorisations qui ne devraient pas l'être, l'équation est encore beaucoup plus préoccupante car elle expose notre pays à un risque énergétique majeur. Et tout ceci ne prend pas en compte la faiblesse de la France du marché en plein développement du renouvelable même si EDF énergies nouvelles poursuit de beaux projets... à l'étranger et Total devient un acteur majeur du renouvelable... aux États-Unis. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps et ce n'est pas parce que nos multinationales ont quelques beaux projets en vitrine que notre industrie peut réellement se développer.

Les choix comme les non- choix qui sont faits aujourd'hui poseront très clairement dans les années qui viennent la question de la responsabilité.

 

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/la-triple-irresponsabilite-du-nucleaire-francais_b_8981440.html

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La société civile, dehors !

11 Janvier 2016, 07:10am

Publié par Corinne Lepage

La société civile, dehors !

 

POLITIQUE - Il est pathétique et pour tout dire dangereux de voir comment la classe politique, considérablement aidée par une grande partie des "commentateurs politiques" et autres politologues, s'efforce d'éviter une vraie candidature de la société civile en 2017. Après avoir constaté la forte demande de nombreux citoyens en ce sens, avoir glosé sur l'exemple espagnol, il était bien entendu plus qu'urgent d'intervenir très vite pour éviter toute velléité en France.

Les partis politiques s'y sont mis pour affirmer, dès le soir des élections régionales, que tout allait changer et qu'ils avaient compris le message... une manière polie de traduire le fameux: "circulez, il n'y a rien à voir !". Les commentateurs politiques ont continué. En particulier, lors du "C dans l'air" consacré à ce sujet, les débatteurs ont tous entonnés le même cantique, sur l'impossibilité d'envisager une candidature extérieure à la classe politique pour la présidentielle ou la constitution d'un mouvement proche de Podemos ou de Ciudadanos. Le comble est sans doute atteint par Philippe de Villiers qui pourrait être ce candidat nouveau issu de la société civile!

Il est vrai que le système politique français est fait précisément pour interdire toute immixtion de nouveaux venus. Certes, le Front National est parvenu après 30 ans d'efforts à entrer dans le jeu en se présentant précisément comme le seul mouvement anti système. Mais, il contribue aujourd'hui à verrouiller un peu plus le système existant dont il fait intégralement partie pour qu'un autre joueur, celui qui représenterait la société civile ne puisse entrer.

Outre un système électoral qui exclut la proportionnelle pour les législatives et verrouille pour la présidentielle, deux éléments majeurs jouent contre la société.

Le premier est le système médiatique et le rôle totalement inefficace -ou parfaitement efficace selon- du CSA. En effet, comment expliquer que Florian Philippot ait à lui seul cumulé près de 60 matinales en 2015, que la campagne des régionales ait focalisé sur le FN et deux de ses adversaires à l'exclusion de tous les autres? Comment accepter des règles du jeu qui non seulement ne sont pas appliquées mais de surcroît, sous prétexte de pluralisme, concentrent tous les temps de parole sur les grandes formations à l'exclusion des plus petites, a fortiori de celles qui n'ont pas de représentation parlementaire. Il est évident qu'en refusant la parole à tous ceux qui ne participent pas des partis politiques installés, le CSA et de manière plus générale le système médiatique rendent très difficile l'émergence de la société civile dans le débat politique. S'y ajoutent les dérives constatées actuellement des émissions politiques consistant à ne plus inviter de responsables politiques mais des politologues ou des journalistes politiques, qui sont souvent du reste le conseil de telle ou telle personnalité politique -sans que la question du conflit d'intérêts ne soit jamais évoquée- pour parler des 3 partis politiques dominants et de quelques personnalités politiques. Or, tout le temps de parole consacré à ces partis n'est évidemment pas comptabilisé par le CSA ce qui aboutit à gonfler encore davantage le temps de parole de ces formations. Dans ces conditions, il ne reste que les réseaux sociaux -avec toutes les dérives possibles-, de plus en plus puissants, pour contourner cette omerta très bien organisée.

Le deuxième est le mode de financement des partis politiques. En effet, le système actuel est non seulement pour une partie virtuelle comme l'affaire Bygmalion l'a démontré, coûteux pour les finances publiques et mortel pour les nouveaux mouvements. Rappelons en effet que le financement public se divise en deux parts, la première en fonction du nombre de voix obtenues au premier tour des législatives à la condition d'avoir obtenu plus de 1% dans 50 circonscriptions au moins, la seconde octroyée à hauteur de 40.000 euros à chaque parlementaire qui peut le rétrocéder aux partis politiques de son choix à la condition qu'il appartienne à la catégorie de ceux qui bénéficient du financement de la première partie. Ce système aboutit à permettre à deux ou trois mouvements politiques qui ne font strictement rien sur le plan politique (comme Le Trèfle par exemple) de bénéficier de ce financement public car, en capacité de faire un investissement de départ important, ils se présentent dans toutes les circonscriptions et parviennent ainsi à obtenir 1% dans 50 circonscriptions. Il permet surtout aux grands partis de capter l'essentiel de la manne publique et de pouvoir ainsi se financer de manière assez dispendieuse et se présenter à toutes les élections. En revanche, les mouvements citoyens qui par définition sont nouveaux et composés de personnes qui ne possèdent pas de fortune personnelle n'ont aucune chance de pouvoir entrer dans la danse ou tout au moins d'y entrer en disposant de moyens permettant de jouer le même type de partition que les autres et même de se présenter aux élections. En effet, la règle du remboursement au-delà de 5% comme celle qui met à la charge des candidats les frais de bulletins et de propagande électorale rendent très difficile l'accès à l'élection.

En ajoutant à ce système parfaitement pernicieux le régime électoral qui exclut dans l'immense majorité des cas la proportionnelle, donnant ainsi une toute-puissance au parti dominant de la droite et la gauche, il est clair que notre régime politique exclut toute velléité de la société civile d'entrer dans le jeu.

C'est la raison pour laquelle les primaires de la société civile sont plus que jamais indispensables. Faites par Internet, destinée à faire émerger les questions que se pose la société civile et surtout les réponses qu'elle souhaite apporter, à faire émerger de nouvelles personnalités, avec une expérience autre que politique, ces primaires sont la seule réponse au cadenassage dont elle est la victime. Tout juste bons à voter pour ceux que le système politique a décidé de lui proposer, les citoyens disposeront avec cette initiative d'un moyen de s'investir en politique de manière différente.

 

 

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/la-societe-civile-dehors-_b_8950938.html

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L'invité de l'écologie sur LCI le 4 janvier 2106 : Corinne Lepage

4 Janvier 2016, 12:12pm

Publié par Corinne Lepage

 

 

 

 

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