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Cap21/LRC Toulouse

Départementales: les listes citoyennes méprisées? Elles n'ont pas à rougir de leurs scores

25 Mars 2015, 16:23pm

Publié par Corinne Lepage

Un bureau de vote, à Nice, le 22 mars 2015

Un bureau de vote, à Nice, le 22 mars 2015

LE PLUS. Si l'on a beaucoup entendu parler des résultats de l’UMP, du PS et du FN lors du premier tour des élections départementales, les scores des mouvements citoyens et des candidatures autonomes ont fait moins de bruit. Pourtant, ces derniers sont encourageants. C'est en tout cas l'avis de Corinne Lepage, députée européenne et présidente de Cap21/Le Rassemblement Citoyen. Explications.

Édité par Anaïs Chabalier


 

http://a404.idata.over-blog.com/87x130/0/03/19/79/Corinne-Lepage/CL2.jpg

L’avantage des élections locales, c’est que l’on redécouvre des territoires qui, d’habitude, sont relégués au rang de "No mans land" dans les partis politiques et dans les médias.

 

Le 13h de Jean-Pierre Pernaud n’est pas représentatif des territoires abandonnées ou des territoires périphériques décrits par Christophe Guilluy ou par Florence Aubenas – et je passe sur le papier honteux de Sylvia Zappi sur Saint-Etienne.

 

Un phénomène d'occultation

 

Lors de ces départementales, les "grands" partis politiques et les médias se sont bien entendu focalisés sur les résultats de l’UMP, du PS et du FN.

 

La forte progression du FN dans certains départements a attiré les caméras comme dans l’Aisne, le Gard, le Nord ou le Var, qui sont régulièrement des oubliés médiatiques en dehors des coups d’éclat des extrêmes ou de grandes catastrophes sociales de fermeture de grands sites.

 

Les grandes villes et métropoles qui, d’habitude, sont au centre des débats, ont laissé la place à cette France périphérique.

 

Ce phénomène d’occultation qui m’est familier, comme à tous ceux qui appartiennent à un parti ou à un mouvement "périphérique", fier de son indépendance, est récurrent. Et il n’est pas étonnant d’avoir vu dimanche soir, les responsables politiques présenter les résultats en arrimant les "divers", classés dans les catégories droite ou gauche au parti chef de file de ladite catégorie.

 

Des résultats significatifs pour les formations citoyennes

 

C’est, comme d’habitude, traiter avec le plus grand mépris les résultats obtenus par les mouvements citoyens et les individus se présentant sans aucun rattachement politique. Or, si l’on additionne les divers droite et gauche et les 1% restants, cela représente 14% des votes exprimés.

 

Dans les divers il y a six élus dés le 1er tour, dont personne sur les plateaux télés n’a pu dire pour eux : "On a gagné !!!". Dans ces élus, la sociologie du maire rural pragmatique attaché à son territoire au-delà des couleurs politiques est majoritaire !

 

Pris individuellement, malgré le peu de candidats sur le territoire, les trois formations citoyennes que sont Nous Citoyens, Nouvelle Donne et CAP21/Le Rassemblement Citoyen, n’ont pas à rougir de leurs scores. Même si ces formations ne présentaient que peu de candidats, les résultats obtenus sont très significatifs, puisqu’ils vont jusqu’à 15% des voix en autonome pour ceux qui ne sont pas au deuxième tour.

 

Et même si certains candidats font des résultats plus modestes, ils font rarement moins de 5%. Mieux encore, certains candidats de ces formations sont en ballottage au deuxième tour : un candidat pour Nous Citoyens à Saint-Maur et six candidats pour CAP21/LRC dont quatre en autonome. Et ces résultats ne prennent pas en compte les scores faits par des candidats ne se réclamant d’aucune formation.

 

Nos concitoyens veulent sortir des partis conventionnels

 

Compte tenu de la jeunesse de ces mouvements et de leur très faible médiatisation au niveau national, ces résultats sont non seulement très encourageants, mais porteurs d’une véritable aspiration de nos concitoyens à sortir des partis politiques conventionnels, de leurs joutes oratoires et de leur posture.

 

De plus, compte tenu du fait qu'un de nos concitoyens sur deux n’est pas allé voter, nul ne peut douter que si l’offre politique venue de la société civile était mieux connue, elle serait en capacité de convaincre nombre des électeurs de retrouver le chemin des urnes.

 

Dès lors, le chemin est tracé. Il nous faut, à nous politiques issus de la société civile et à tous les acteurs de terrain qui refuse la fatalité et ont confiance dans notre capacité de mobilisation, de trouver les moyens et les voies de la coopération.

 

Le "Nouveau Monde", celui d’une économie de la transition économique, offre des perspectives tout à fait nouvelles non seulement de production et consommation, mais de méthodes et de comportements propres à notre siècle.

 

À nous d’inventer de nouvelles formes de coopération matière politique, d’offrir des solutions concrètes immédiates à nos concitoyens, mais des solutions qui s’intègrent dans une vision globale de ce que nous devenons dans cette deuxième décennie du XXIe siècle.

 

Par 
Ex-ministre

 

Source : L'Obs

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1344618-departementales-les-listes-citoyennes-meprisees-elles-n-ont-pas-a-rougir-de-leurs-scores.html

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Qualité de l'air: le bal des hypocrites

23 Mars 2015, 09:08am

Publié par Corinne Lepage

Générées par l'industrie, le chauffage et le transport (diesel), les particules fines peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Générées par l'industrie, le chauffage et le transport (diesel), les particules fines peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

http://a404.idata.over-blog.com/87x130/0/03/19/79/Corinne-Lepage/CL2.jpg

POLITIQUE - Les tergiversations autour de l'application la loi sur l'air (loi Lepage) en ce qui concerne la seule circulation alternée sont à la fois consternantes et très symptomatiques des dysfonctionnements de notre gouvernance.

La loi sur l'air votée avec bien des difficultés le 30 décembre 1996 n'a en réalité jamais été appliquée sauf dans son volet de surveillance. Les plans d'urgence permettant la circulation alternée mais également d'autres mesures touchant à la pollution industrielle ou agricole, qui devaient être connus à l'avance de tous afin que l'organisation individuelle soit possible, s'inséraient dans un ensemble plus vaste, celui des plans de protection de l'atmosphère.

Ces plans étaient eux-mêmes un des deux outils d'application des plans régionaux de la qualité de l'air, établis pour cinq ans, qui devaient permettre de fixer des objectifs régionaux par définition plus ambitieux que les minima des réglementations communautaires rendaient obligatoires. Le second outil d'application était les plans de déplacements urbains. La pastille verte prévue par la loi devait permettre de différencier les véhicules en fonction de leur degré de pollution pour jouer un rôle incitatif. Enfin la loi comportait de nombreuses dispositions techniques, dont certaines sont reprises dans le projet de loi sur la transition énergétique comme l'obligation de disposer de véhicules dit "propres" (GNV, GPL, électrique) pour une partie des flottes captives ou la mise en place de dispositifs permettant l'alimentation de ces véhicules "propres".

Enfin, un volet fiscal, certes très insuffisant, devait conduire à une fiscalité des carburants en rapport avec leur incidence sur la santé, notamment l'environnement. Le changement de majorité a tué la loi dans l'œuf puisque les décrets d'application des PPA et des PDU sont sortis très tardivement. Les documents locaux ont été préparés dans la première décennie de l'an 2000 sans aucune cohérence avec des PRQA très antérieurs; les objectifs de ces PRQA bien loin d'être ambitieux se sont révélés, au moins en ce qui concerne celui d'Île-de-France, inférieurs à nos obligations communautaires. La pastille verte définie en 1997 par Dominique Voynet n'avait plus aucun sens puisqu'elle a été donnée aux véhicules diesels et en réalité à l'immense majorité des véhicules.

Les seuils fixés par Roselyne Bachelot en 2002 pour l'information et l'alerte étaient très supérieurs aux obligations communautaires c'est la raison pour laquelle la France est aujourd'hui poursuivie devant la Cour de Justice de l'Union Européenne pour les émissions de particules fines. Enfin, les dispositions techniques sont restées lettre morte comme les dispositions fiscales.

Cela démontre la capacité de nos lobbys, aidés par une partie de notre administration, à vider une loi de sa substance et à préférer sacrifier des milliers de personnes chaque année tout en chargeant massivement les comptes de la sécurité sociale plutôt que de s'attaquer réellement à un problème de santé publique. Mais le plus grave est sans doute la légèreté avec lesquels les politiques traitent ces sujets et la réalité de leur ordre de priorité. Les promesses n'engagent certes que ceux qui y croient comme les lois n'engagent que ceux qui acceptent de les appliquer. Le plus tragique de l'histoire et que nous avons perdu sur les deux tableaux.

Non seulement rien à n'a vraiment été fait en 20 ans pour lutter contre la pollution atmosphérique en France (merci à l'Europe, aux normes euro 5 et 6 en particulier, et à la législation imposant des maximums pour les principaux polluants) mais encore et surtout cette préférence pour l'industrie et la rentabilité économique n'a été favorable ni à l'une ni à l'autre.

La diéselisation, proposition industrielle française, est devenue un obstacle majeur à l'exportation et nous affichons un retard catastrophique dans la proposition de véhicules hybrides qui sont aujourd'hui ceux qui répondent le mieux à l'enjeu. Sur le plan de l'image, du tourisme, de la qualité générale de produits, notre inertie est très coûteuse. Quant au coût sanitaire et humain, il est colossal: 10 fois plus que les morts sur les routes, un coût astronomique pour les finances publiques.

Combien d'année faudra-t-il encore attendre pour comprendre qu'il ne peut désormais y avoir politique économique sans intégration complète de la politique sanitaire et environnementale et vice versa?

Devenez fan

Députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement sous Chirac

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/qualite-de-lair-paris-duflot-royal_b_6921412.html

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Corinne Lepage et l'énergie solaire : "On marche sur la tête"

17 Mars 2015, 10:29am

Publié par Corinne Lepage

@Corinne  Lepage : "le FN, c'est en train de devenir un frein national, moins on en parle, mieux on se porte"

@Corinne Lepage : "le FN, c'est en train de devenir un frein national, moins on en parle, mieux on se porte"


Corinne Lepage sur l'énergie solaire : "On... par FranceInfo

 

 

L'interview politique par Jean-François Achilli mardi 17 mars 2015

 

Invitée de France Info, l'ancienne ministre de l'Environnement, qui préside le mouvement Cap 21, a estimé mardi matin que la loi sur la transition énergétique n'allait ni assez loin. Et que les Verts sont "aux abonnés absents".

"Alors que dans le monde entier, il y a une explosion autour du solaire, nous, on est absents de ce marché. Et on continue à interdire à nos territoires d’outre-mer et même à la Corse de faire plus de 30% d’énergies renouvelables", déclare Corinne Lepage, assurant "on marche sur la tête"

Les Verts sont "aux abonnés absents"

Pour la présidente de Cap 21, "l'écologie politique va très mal. Après avoir tué le projet de Daniel Cohn-Bendit", les Verts "sont en voie d'éclatement. Le problème c'est qu'on a plus que jamais besoin de marier l'économie à l'écologie et qu'ils sont aux abonnés absents". 

Corinne Lepage s'est aussi félicitée de la réussite de l'action civile lancée contre les tarifs des sociétés d'autoroutes et pour laquelle un appel aux Français avait été lancé. "Ça a vachement bien marché car aujourd'hui on est à pratiquement 50.000" inscriptions sur le site actioncivile.com. "On s'était donné six mois, on a fait ça en un mois."

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Élections départementales: jouer à qui perd gagne

10 Mars 2015, 08:20am

Publié par Corinne Lepage

 

http://a404.idata.over-blog.com/87x130/0/03/19/79/Corinne-Lepage/CL2.jpg

POLITIQUE - Manuel Valls a certainement raison lorsqu'il estime que le Front national pourrait accéder au pouvoir; mais, cette stigmatisation du FN -parfaitement justifiée sur le plan du fond- a deux conséquences. D'une part, elle continue à mettre le FN au cœur du débat politique et donc à lui faire de la publicité; d'autre part, elle porte implicitement un appel à la responsabilité de chaque citoyen ce qui signifie très clairement que ce n'est plus dans les partis politiques mais bien dans la société civile que se trouve la réponse adaptée à la question posée.

Tout d'abord, si le premier ministre croit pouvoir dire que nous sommes au bord de l'abîme, c'est en raison largement de l'incapacité des partis politiques à répondre aux attentes de nos concitoyens, de leur manque d'exemplarité et de l'instrumentalisation faite du Front national, qui aboutit à une banalisation, le dernier exemple en date étant le FNPS de Nicolas Sarkozy.

Ce n'est donc évidemment pas des partis politiques traditionnels qu'il faut attendre la mobilisation citoyenne indispensable mais bien de la société elle-même, décidée à reprendre en main sa destinée sans l'abandonner aux nomenklaturas des partis politiques. C'est précisément ce refus de continuer à voter "dans le vide" qui est à l'origine de l'abstention et de son corollaire, le vote en faveur du FN. FN, parti qui se présente comme hors système -alors qu'il en est devenu le plus parfait produit- et comme seule alternative alors qu'il reste une alternative incompatible avec ce qu'est la France, malgré le ripolinage de façade. La seule alternative ne peut être que la société civile elle-même. Une chose est certaine: on ne résout pas les problèmes avec ceux qui les ont créés.

En second lieu, il est impératif d'arrêter de faire du Front national l'alpha et l'oméga du débat politique français. Le débat doit se focaliser sur des sujets et ils sont nombreux: réforme fiscale, réforme sociale, nouvelle organisation de l'État, développement de la nouvelle économie, prévention sanitaire ou encore la place du nucléaire... et ensuite, les Français doivent pouvoir juger en fonction des propositions et des réalisations quand il y en a. Ce sera le meilleur moyen de parler du fond et par voie de conséquence de montrer l'inanité des décisions qui n'en sont pas. Il faut se rendre compte que le monde a changé et inventer un nouveau logiciel.

L'omniprésident qui serait capable de tout solutionner est absurde et ringarde. Cette prétention nous renvoie à l'époque de l'ORTF, de la guerre froide, de la Françafrique et non à un monde multipolaire où les menaces climatiques, sociales, économiques, terroristes,... sont bel et bien présentes et ne se résoudront pas avec une réponse tombée d'en haut. Involontarisme de pacotilles!

Enfin et surtout, il ne faut pas oublier que 25 voire même 30% ne font pas une majorité. Pour qu'il y ait une majorité, il faut une alliance. Combien de Charles Millon et combien d'Anne-Marie Comparini compterons-nous au soir du deuxième tour des départementales? Et au-delà, comment les 75 ou 70% de nos concitoyens qui ne veulent pas du Front national sont-ils prêts à s'organiser pour sortir de cette impasse? La réponse est dans la responsabilité de chacun pour s'impliquer non pas seulement au niveau de telle ou telle élection mais surtout au quotidien pour agir directement et concevoir de nouvelles formes de coopération politique permettant de passer le cap et de reprendre confiance en nous-mêmes, dans notre pays et dans l'avenir.

 

Devenez fan

Députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement sous Chirac

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/elections-departementales-fnps_b_6834392.html

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Pierre et le loup !

8 Mars 2015, 14:59pm

Publié par Richard Hasselmann

Richard Hasselmann

Richard Hasselmann

À 15 jours du premier tour des élections départementales, l'outrecuidance ou l'inconscience du personnel politique en place doit glacer le sang des citoyens lucides et observateurs navrés de ce qui reste de la belle démocratie française.

Qu'un premier ministre gesticule tous azimuts en brandissant le spectre d'un risque extrême droite en 2017 ou qu'un ancien Président de la République, sans crainte du ridicule, affirme, sans rire, qu'il faut rétablir le cumul des mandats, donne à sourire ou à pleurer, rappelle Pierre et le loup !

Les extrêmes n’auront pas voix au chapitre, ni la voie du pouvoir, le citoyen ne s’abstiendra pas si une bonne fois pour toutes et sans complaisance on pointe du doigt les raisons qui fondent la défiance du quidam. Dans l’instant, il ne s’agit pas de se poser la question de la pertinence de maintien de l’échelon départemental. Il est là, il faut faire avec, nous y reviendrons dans le cadre de nos réflexions sur la réforme territoriale. Les Conseils départementaux vont être constitués, il est à notre sens impératif de les régénérer avec des citoyens neufs, qui ne porteront que ce seul mandat.

Comme nous l’avons pointé dans nos travaux et notes, plus qu’ailleurs le cumul d’un mandat de Conseiller départemental avec tout autre, hormis celui de Conseiller municipal de base, nuit à la bonne représentativité citoyenne sur des compétences lourdes de sens pour la proximité du quotidien, les collèges, l’action sanitaire et sociale, l’aménagement de l’espace, et le tissu économique. Cette élection départementale doit être l’occasion pour un citoyen responsable d’ouvrir la fonction élective à des Français qui sortiront de la critique pour entrer dans le concret de l’action, de la responsabilité d’un seul mandat clairement identifié et dont l’exercice et les résultats seront mesurables.

Un Conseiller départemental porteur de ce seul mandat, issu de la mixité sociale et professionnelle, c’est la garantie de dossiers effectivement suivis et instruits par le porteur du mandat. La bride ne sera pas laissée sur le cou, de collaborateurs fonctionnaires publics de plus en plus nombreux, qui pèsent sur les budgets et orientent, alors qu’ils n’ont aucune légitimité. Mieux, ces technocrates de l’ombre sont souvent tentés de concevoir eux-mêmes des actions en y affectant des budgets conséquents, sans que l’élu n’y voie à redire !

 

Il n’étonnera personne dans ces conditions que la part de l’emploi public soit de 22 % en France, dans la population active, contre environ… 11 % en Allemagne. Observation obérée si l’on sait que la majeure partie de notre emploi public est un emploi dit de carrière avec les statuts et l’impact sur le grand livre de la dette publique que cela induit.

Des conseillers départementaux nouveaux et non cumulards, issus du terrain et libres des appareils partisans, c’est aussi l’assurance d’aucune allégeance vis-à-vis des appareils, et des décisions et actions prises dans le cadre du mandat confié, dans le seul intérêt général, c'est-à-dire ce que le plus grand nombre est prêt à partager. Cette liberté c’est aussi un gage de lucidité attentive, dans le contrôle de l’exécutif départemental, trop souvent enclin à singer les clivages nationaux, dans les choix et orientations budgétaires. Il n’est qu’assister à la préparation et au vote du budget d’un département pour s’en convaincre.

Persuadons-nous que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée, et que l’ingéniosité citoyenne est grande. Cela nous autorise à régénérer nos élus, sans risque, en commençant dans 15 jours, en identifiant, binôme par binôme, ceux qui sortent du terrain et proposent un sang et un air neufs. Cette démarche exclut d’emblée les votes extrêmes, vers des partis passéistes ou revanchards, qui ne regardent pas en face les réalités du monde nouveau qui nous entoure, et qui impacte jusque et y compris notre proximité départementale.

 

R. Hasselmann


Source : Les Echos

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-126574-pierre-et-le-loup-1099895.php

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Comment refonder notre vie politique? - Séminaire RDJ avec Corinne Lepage

8 Mars 2015, 09:54am

Publié par Corinne Lepage

La Règle du Jeu avec Corinne Lepage : Comment refonder notre vie politique ?

La Règle du Jeu avec Corinne Lepage : Comment refonder notre vie politique ?


Comment refonder notre vie politique... par laregledujeu

 

Comment refonder notre vie politique? - Séminaire du 1er mars 2015 Avec Corinne Lepage, présidente du CAP 21 et ancienne ministre, à l’occasion de la parution de "Les mains propres, plaidoyer pour la société civile au pouvoir" (éd. Autrement)

Les séminaires de La Règle du jeu

Tous les dimanches à 11h

Au cinéma Saint-Germain 22 rue Guillaume-Apollinaire Paris 6ème

Métro : Saint-Germain-des-Prés

ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE

Informations : redaction@laregledujeu.org – 01 45 44 98 74

laregledujeu.org

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Areva: le déni de réalité finit toujours par vous rattraper

6 Mars 2015, 07:17am

Publié par Corinne Lepage

« La vérité sur le nucléaire » aux éditions Albin Michel (2011)

« La vérité sur le nucléaire » aux éditions Albin Michel (2011)

 

En 2011, dans « La vérité sur le nucléaire » aux éditions Albin Michel, je concluais ainsi le chapitre consacré à Areva :

« Avant le 11 mars 2011, la situation était déjà très difficile à cause de l'aspect financier... provision finlandaise, décote par les agences de notation... insuffisance de l'augmentation de capital. La difficulté principale réside dans le cœur de la société elle-même son activité ne se poursuit en raison de l'obligation faite à EDF de faire retraiter ses déchets, et l'activité production d'uranium très fragilisé il est fort possible que les conséquences de la catastrophe japonaise soient tragiques pour Areva... mais à aucun moment le débat public autour de l'avenir de cette société n'est posé ».

 
 

Quatre ans plus tard, la situation s'est lourdement détériorée à tous points de vue, financier, commercial, technique, sociale. Mais on ne parle que de replâtrage, d'obligation faite à EDF de recapitaliser à terme Areva, de plan social aussi limité que possible.

Malheureusement, « on » c'est-à-dire l'État nucléaire se voile la face ou tout au moins nous voile sa face. C'est toute la stratégie nucléaire française qui s'effondre et au lieu de chercher à sauver ce qui peut l'être dans le cadre d'une transition énergétique bien pensée, le lobby nucléaire cherche à obtenir le maintien du système en bouchant les trous et en essayant de sauver les apparences. Mais, ce qui arrive aujourd'hui chez Areva, qui était écrit, risque d'arriver dans quelques années à EDF. Le modèle d'Areva était un modèle intégré de la production de combustible au traitement des déchets en passant par la fabrication des réacteurs et la maintenance. Chacun de ces postes a subi un tsunami : perte colossale d'Uramin, déroute du MOX à la suite de Fukushima, fin de la quasi-totalité des contrats de retraitement à la Hague, catastrophe technique commerciale de l'EPR, chute des contrats de maintenance en raison de la baisse de la part du nucléaire dans le monde. Nous savions tout cela dès 2011 et rien n'a été fait, car nous étions dans le déni. Depuis lors, l'entreprise s'est enfoncée davantage avec un choix d'une filière photovoltaïque aberrant, une perte manifeste de compétences dans le savoir-faire et une perte supplémentaire de marchés. Le sujet n'est pas conjoncturel mais bien structurel mais le refus de voir la réalité en face persiste. En effet, faire supporter par EDF une partie plus ou moins importante du déficit Areva conduit directement EDF à la catastrophe. En effet, la situation d'EDF n'est de loin pas brillante et ressemble étrangement à celle d'Areva en 2008. En effet, EDF est confrontée à des besoins d'investissements dont on voit mal comment ils peuvent être satisfaits compte tenu de l'endettement actuel. Les mises en garde de l'autorité de sûreté nucléaire et de l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire en particulier la note du 24 janvier qui met en cause la résistance des réacteurs en cas d'accident, sont autant de coûts supplémentaires si elles sont satisfaites. Elles doivent être rapprochées des mises en garde de l'autorité de sûreté nucléaire belge et des études récentes mettent en cause de manière systémique, la totalité des réacteurs PWR européens. S'ajoute à cela le coût déraisonnable des réacteurs britanniques, le coût du démantèlement des centrales en fin de vie et la réalisation de Cigéo.

Plutôt de que de continuer à investir massivement sur une filière nucléaire avec pour leitmotiv qu'il s'agit d'une filière d'avenir, il est plus que temps de se poser les bonnes questions sur l'opportunité du choix nucléaire et d'engager une transition énergétique pour laquelle l'urgence et la gravité de la situation ne laissent à la place à la tergiversation, au sur place, voire pire encore au recul.

 

Devenez fan

Députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement sous Chirac

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/nucleaire-areva_b_6806692.html

 

 

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Départementales : voter malgré tout

5 Mars 2015, 08:23am

Publié par Richard Hasselmann

Départementales : voter malgré tout

Même si la classe politique a rendu le scrutin des départementales illisible, cette élection est l'opportunité, pour le citoyen, de reprendre la main sur une institution de proximité.

À trois semaines du premier tour des élections départementales, il me paraît utile de souligner, en creux, le « Fait du jour » de Cécile Cornudet, frappé au coin du bon sens, intitulé La République, l'invitée-surprise de la campagne .

Le constat mis en lumière est une nouvelle fois accablant pour la classe politique en place et pour le pouvoir en particulier. C’est sans doute la première fois dans l’histoire d’une démocratie qu’un Président de la République convoque des électeurs, pour les inviter à élire des citoyens dont on ignore les compétences et les pouvoirs qui restent à définir.

C’est assez dire la considération dans laquelle est tenu le citoyen, et cela souligne l’hypocrisie des Cassandre qui viendront après coup stigmatiser l’abstention ou la montée des extrêmes . Il est vrai que Tout mandat impératif est nul, en l’espèce ce risque est écarté.

Depuis bientôt 10 ans avec nos amis, nous organisons des micros-trottoirs, ou de petites réunions, pour sentir le pouls de l’opinion et donner des clés de lecture au plus grand nombre. Un citoyen acteur de son destin, un citoyen qui utilise son bulletin de vote à bon escient, est un citoyen informé.

S’agissant des prochaines départementales, le résultat est accablant, plus de 85 % des quidams ne connaissent pas les compétences obligatoires des futurs Conseils départementaux ( dont voici la liste ), alors que dans l’état actuel de notre réglementation elles touchent au quotidien.

Une collectivité indispensable

Une nouvelle fois, comme pour les européennes, la classe politique organise une escroquerie intellectuelle en conduisant le citoyen à se tromper d’élection. Quand vous expliquez, qu’un Conseil départemental a un rôle direct sur la vie des collèges, la vie des personnes agrées, ou celle des précaires et qu’il est primordial que le citoyen qui y siégera se consacre exclusivement a cela, le regard change et l’attention se fixe.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, indépendamment des suites de la réforme territoriale, et de la persistance de l’échelon départemental, sans doute indispensable en certains points du territoire, dans l’instant, il nous faut des élus départementaux qui ont quelque chose à dire sur les points de leur compétence.

Le flou artistique entretenu est un nouvel exemple de l’effet pervers du cumul des mandats, qui nécrose notre démocratie. En effet, une très large majorité des conseillers généraux sortants, outre qu’ils sont désignés par les appareils de partis, cumulent ce mandat avec un autre et notamment celui de parlementaire national. Dès lors soucieux d’apparaître fiable pour les enjeux nationaux aux yeux de son électorat, le candidat élude la proximité, pour aborder des thèmes nationaux.

L’élection à venir est une vraie chance, pour que le citoyen reprenne la main, en proximité, dans son bassin de vie, en confiant le Conseil départemental à de nouvelles équipes mues par des principes simples de subsidiarité, d’éthique et de responsabilité. Il importe d’identifier les binômes qui seront porteurs de ce seul mandat, et qui proposent de vrais projets dans les domaines qui sont ceux des Conseils départementaux.

Mieux qu’une fessée sans doute trop douce et qui déplait à Bruxelles, s’agissant d’adultes en place, ils méritent probablement une autre sanction, mais pas l’abstention. Cette abstention dont nous disons avec force qu’elle rime avec abandon ou démission.

 

Richard Hasselmann / Président de l'association LIBR'ACTEURS 


Source :  Les Echos

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-126174-la-fessee-pour-qui-1099075.php

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