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Cap21/LRC Toulouse

Nous sommes tous "cap" !

20 Juillet 2015, 11:56am

Publié par Corinne Lepage

Nous sommes tous "cap" !

 

Chers amis,

 

Notre mouvement est une grande première dans la vie politique française. Nous avons su concevoir et réaliser une coopérative à but politique en assurant une égalité parfaite entre acteurs élus ou voulant l’être et acteurs de la société civile voulant rester à l’écart des joutes électorales.

Nous avons le devoir de réussir.

Nous avons le devoir de réussir pour nos convictions et les valeurs que nous incarnons depuis bientôt 20 ans ; ensuite parce que la voie que nous proposons est celle de la réconciliation entre société civile et politiques dans un pays dont la défiance devient la monnaie commune.

Le changement profond de notre société vient du terrain et non du sommet.

C’est donc en agissant concrètement – rôle de la société civile – et en sachant penser l’immédiat et le long terme pour décider – rôle du politique – qu’il devient possible de redonner du sens à la politique et surtout de l’efficacité. Et de l’efficacité à tous les niveaux.

La révolution à laquelle nous sommes conviés – que nous la souhaitions ou non – qui s‘appelle le Nouveau Monde concerne tous les domaines. C’est la gouvernance au premier chef.

A chacun d’entre nous, où qu’il soit, de convaincre un nombre croissant de nos concitoyens de rejoindre notre dynamique.

Oui, nous sommes tous « cap » !

 

 

 

Corinne Lepage
Présidente de CAP21LRC

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Corinne Lepage : « le changement, c’est une économie éthique et écologique »

12 Juillet 2015, 10:15am

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage, interrogée lors de la Global Conference qui s'est tenue du 6 au 8 juillet du domaine du Château de Chantilly (NTD Television)

Corinne Lepage, interrogée lors de la Global Conference qui s'est tenue du 6 au 8 juillet du domaine du Château de Chantilly (NTD Television)

Du 6 au 8 juillet, des intervenants de tous horizons professionnels, politiques ou géographiques se sont rencontrés dans le prestigieux domaine de Chantilly. Pourquoi ? Il s’agissait de débattre écologie et économie responsables. « Tous acteurs de la rupture », tel était le thème fondateur de la dixième édition de la Global Conference qui a réuni une centaine d’acteurs du développement durable. Placée sous le haut patronage du président de la République, la Global Conference a fait figure de pré-rentrée avant la grand-messe de la Conférence Climat en décembre à Paris.

Notre partenaire NTD Télévision a pu interroger quelques personnalités importantes pendant cet événement. Leurs messages, leurs volontés et leurs initiatives, voilà ce que vous pourrez suivre dans cette série d’interviews.

Corinne Lepage est ancienne ministre de l’Environnement, ancienne député européenne, et Présidente du Rassemblement Citoyen – Cap21. Elle vient de remettre un rapport à Ségolène Royal sur l’économie du nouveau monde.

 

De quel changement est-il question dans cette conférence ?
Le changement, c’est une économie éthique qui soit écologique, localisée et qui vise à assurer le bien être et la santé des humains. Elle se met déjà en place mais d’une manière modeste, par petites unités. L’objectif maintenant est d’en faire un modèle dominant.

Ce n’est pas un monde utopique. Ça se met en place dans beaucoup de pays du monde et certains sont plus ou moins avancés que les autres. Vous avez par exemple des initiatives de mise en cohérence des modèles agricoles, des modèles industriels, des modèles de consommation et tout cela marche ensemble.

Ce nouveau modèle est connecté en réseau, c’est-à-dire qu’il repose sur des énergies propres et sur l’économie circulaire pour assurer la santé et le bien être des humains. Ce n’est pas forcément de l’autonomie, c’est plus profond que ça. Par exemple, les circuits courts permettent d’économiser du transport et d’économiser du carbone, les conséquences ne sont donc plus qu’individuelles.

 

Pouvez-vous nous donner un exemple de nouveau modèle économique  ?
C’est très simple, cela peut se faire dans tous les pays du monde. Quand vous avez des agriculteurs qui se mettent ensemble pour créer une coopérative afin de produire mieux en utilisant peu ou pas de pesticides, qui ensuite se mettent ensemble pour produire leur propre énergie qui va servir pour le bétail, qu’ils vont pouvoir vendre pour pouvoir… voilà un exemple typique de ce que peut faire l’économie du nouveau monde.

Reportage réalisé par NTD Télévision

 

Source :

http://www.epochtimes.fr/corinne-lepage-le-changement-cest-une-economie-ethique-et-ecologique-6155.html

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L'erreur de la loi Macron : l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure

10 Juillet 2015, 13:47pm

Publié par Corinne Lepage

L'enfouissement des déchets à Bure présente dans la Loi Macron l'archétype d'un cavalier législatif anticonstitutionnel.

L'enfouissement des déchets à Bure présente dans la Loi Macron l'archétype d'un cavalier législatif anticonstitutionnel.

 

POLITIQUE - En votant en catimini et sans aucun débat, dans le cadre de la loi Macron qui n'a aucun rapport, une disposition pour valider l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, le Parlement a non seulement commis une erreur; il a commis une faute.

Elle est tout d'abord juridique, mais c'est la moindre. En effet, la jurisprudence du Conseil constitutionnel sanctionne les cavaliers législatifs comme les cavaliers budgétaires. Depuis une décision du 10 juillet 1985, le Conseil vérifie que les amendements ne sont pas dépourvus de tout lien avec les dispositions figurant dans le projet de loi initial. Dans le cas contraire, il s'agit de "cavaliers législatifs". Une note du service juridique du Conseil constitutionnel analyse très précisément une abondante jurisprudence qui sanctionne régulièrement de tels procédés. La décision n°2005-532 DC du 19 janvier 2006 fixe un cadre précis conduisant à l'inconstitutionnalité de dispositions votées autrement que dans les conditions prévues aux articles de la Constitution et contrairement "aux exigences de clarté et de sincérité du débat parlementaire et aux règles de recevabilité ainsi qu'à la nécessité pour un amendement de ne pas être dépourvu de tout lien avec l'objet du texte déposé sur le bureau de la première assemblée saisie". Pour un exemple plus récent, le Conseil Constitutionnel a sanctionné l'article 153 de la loi ALUR comme un cavalier législatif. Dans la mesure où le Conseil constitutionnel est saisi de la loi Macron, il faut espérer que la même jurisprudence sera appliquée.

C'est en second lieu une faute technique. Comment comprendre en effet alors que le scandale de l'EPR de Flamanville ne fait que commencer, avec la révélation d'un comportement irresponsable et incompréhensible d'Areva, que le Parlement se laisse berner par une industrie nucléaire aux abois. Rappelons pour l'anecdote que l'EPR a fait l'objet d'une loi en 2005. Beau précédent! Quoiqu'il en soit, ce vote intervient alors même que l'autorité de sûreté nucléaire a fait connaître en décembre 2014 les règles auxquelles ce projet devrait répondre et auxquelles en l'état actuel, il ne répond en aucune manière. Le dernier rapport de l'IRSN, daté du 24 avril, montre très clairement les risques considérables auxquels est exposé cette installation et qui en l'état actuel ne sont pas résolus. Si on ajoute à ces très grandes incertitudes techniques, le coût financier de l'ordre de de 30 milliard d'euros au départ, l'empressement du Parlement à répondre à l'amendement du sénateur Longuet, connu comme étant un des plus ardent avocat du lobby nucléaire, est déraisonnable et ce d'autant plus qu'il n'y a strictement aucune urgence. En effet, le premier colis ne devrait être livré à Bure que dans quatre ou cinq décennies; le Parlement s'est déjà couvert une fois de ridicule avec l'EPR; il n'était pas obligé de recommencer avec Bure.

Enfin, c'est une faute politique majeure. En effet, ce vote à l'arraché et à l'opposé de ce que l'on pourrait attendre d'un Parlement démocratique doit être comparé avec le rapport remarquable qu'avait remis la conférence de consensus, composée d'un panel de citoyens, à la suite d'un débat d'experts. Ce rapport qui n'était pas intrinsèquement hostile au projet en montrait néanmoins les contradictions indubitables, en particulier sur la prétendue réversibilité affichée par l'ANDRA mais purement virtuelle, les risques non maîtrisés et surtout la possibilité de disposer de temps pour choisir de réaliser ou non ce projet. Ce vote, non réfléchi, dans un réflexe pavlovien de soutien à toute demande du lobby nucléaire quel qu'elle soit ne grandit vraiment pas l'institution parlementaire. Et pour une fois, la croissance économique, qui, généralement a très bon dos n'exige en rien ce projet, voire conduirait plutôt un choix contraire compte tenu de son coût.

À un moment où il est tant question de transition énergétique et où les énergies renouvelables sont en train de conquérir le monde, le village gaulois croit sans doute être le seul à pouvoir faire autrement. C'est dommage, car ce faisant, une fois encore, le Parlement tourne le dos au Nouveau Monde.

 

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/la-loi-et-macron-et-lamendement-sur-les-dechets-radioactifs_b_7768274.html

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OGM: de faux témoins utilisés pour tester la toxicité de produits

10 Juillet 2015, 05:48am

Publié par Corinne Lepage

SANTÉ - La publication par l'équipe du Professeur Séralini dans la revue Plos One, après quelques tergiversations, d'un article remettant en cause la manière dont sont menées les études sur les rats pour évaluer la toxicité des produits, qu'il s'agisse de pesticides, de produits chimiques ou des médicaments, est un véritable coup de tonnerre dans le monde bien rodé des protocoles mis au point par l'industrie chimique et acceptés par les différents organes d'expertise dans le monde.

De quoi s'agit-il? De la preuve que les populations témoins utilisées pour tester la toxicité de produits sont en réalité de faux témoins. Pourquoi? Tout simplement parce que ces rats de laboratoires sont eux-mêmes nourris avec des croquettes contenant des cocktails de pesticides et de produits chimiques, tels qu'ils sont présents dans la nourriture de base depuis les débuts de l'agriculture intensive. Ainsi deux problèmes sont soulevés:

1) Dans les études toxicologiques, on compare un lot de rats témoins à un lot de rats testés qui mangent la même nourriture que les rats témoins mais dans laquelle on ajoute le produit à tester pour voir l'effet qu'il peut produire sur la santé. Le problème est que les rats témoins mangent une nourriture déjà fortement polluée et pathogène et ainsi, il est très difficile de voir apparaitre l'action du produit testé sur le groupe test.

2) Lorsque dans une étude, des pathologies sont mises en évidence, l'industrie et les agences réglementaires comparent les résultats aux "données historiques de l'espèce" qui sont d'après les archives des industriels, toutes les pathologies présentées par les rats témoins depuis plus de trente ans et qui sont considérées comme normales ou spontanées.

Ainsi la comparaison systématique aux données historiques fondées sur des animaux eux-mêmes contaminés en raison de leur nourriture conduit à ce que l'on considère comme normale des pathologies qui ne le sont pas. En conséquence, il devient de plus en plus difficile de montrer la toxicité d'un produit quel qu'il soit, dans la mesure où il faut qu'il soit très toxique pour que des différences apparaissent lorsque l'on compare les données historiques et les résultats trouvés.

C'est la raison pour laquelle il est normalement très difficile, en se limitant à des cohortes de dix rats, de montrer quelque effet que ce soit dans la consommation des OGM puisque la cohorte témoin est elle-même nourrie avec des croquettes contenant une part d'OGM! Il en irait autrement si la population témoin était nourrie avec des croquettes "bio".

Cette découverte est lourde de conséquences. La meilleure preuve en est que la revue Plos One, qui avait donné son accord à la publication et au communiqué de presse qui allait avec, s'est ravisée (pour quelles raisons ou sur quelle pression?) la veille de la conférence de presse et a publié finalement l'article 15 jours plus tard en exigeant une modification du seul abstract pour supprimer toute référence à la nécessaire modification des exigences réglementaires quant aux tests.

La phrase supprimée était celle-ci: "Ce travail invalide l'utilisation de témoins externes (les données historiques) dans les tests réglementaires. Ils consistaient à comparer les effets toxicologiques à des rats témoins d'autres expériences. Ces rats témoins en effet sont nourris de différents mélanges de polluants. Ceci remet aussi en question l'utilisation de 50 rats par groupe en cancérologie, ce qui permettait d'augmenter la puissance statistique perdue à cause du bruit de fond élevé des pathologies".

Car en effet, c'est tout le système d'autorisation validé par les différentes agences sanitaires dont tout un chacun a compris que pour certaines d'entre elles (en particulier l'EFSA) les conflits d'intérêts étaient loin d'être réglés, qui est mis en cause. En effet, à partir du moment où l'élément de comparaison est faux, puisque les animaux témoins sont eux-mêmes contaminés, les résultats sont faux.

Autrement dit, ce qui est jugé comme étant une absence de toxicité, en raison d'une trop faible différence avec la population témoin, est mal jugé puisque la comparaison ne se fait pas à partir d'une population saine mais d'une population contaminée. Ceci explique sans doute les raisons pour lesquelles tant de produits ont été autorisés pour ensuite être reconnus comme potentiellement ou totalement dangereux.

Le dernier en date ,et non des moindres, est le glyphosate considéré comme possiblement cancérigène par l'organisation mondiale de la santé, et parfaitement admis par l'EFSA que ce soit comme pesticides ou comme élément de modification génétique de maïs, de soja ou de colza.

La suite logique de cette mise en évidence est l'obligation de changer les méthodes d'analyse de manière à exiger que les populations témoins soient parfaitement saines, c'est-à-dire émanant de souches saines et nourries sans pesticides, ni OGM, ni autres produits chimiques.

Il va de soi que si les autorités sanitaires françaises comme européennes, agences d'expertise comme autorités gouvernementales et communautaires passaient par pertes et profits cette information dont ils ont évidemment connaissance, ils engageraient incontestablement leurs responsabilités...

Comme l'engagent évidemment les entreprises qui continuent à faire des tests dont elles savent pertinemment qu'ils sont faussés à la base.

 

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/rats-laboratoires-contamines-ogm_b_7761348.html

 

 

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