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Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #echos du reseau lercitoyen

La société civile en avance sur le politique

22 Septembre 2014, 08:23am

Publié par Corinne Lepage

La société civile en marche pour le climat 21 septembre 2014
La société civile en marche pour le climat 21 septembre 2014
La société civile en marche pour le climat 21 septembre 2014

La société civile en marche pour le climat 21 septembre 2014

 

 

 

Le formidable engouement de la marche pour le climat hier dans le monde prouve si il le faut que la société civile est nettement en avance sur les politiques. Et Yann Arthus Bertrand a tout à fait raison lorsqu'il déclare "je ne crois plus aux discussions politiques, le changement sera intérieur."

Déjà en 2009, avant le sommet de Copenhague, la société civile avait su mobiliser les opinions publiques mais les dirigeants du monde entier n'avaient pas su en tirer les conséquences.

Aujourd'hui, cette mobilisation prend une nouvelle forme, beaucoup moins politique qu'en 2009. Il y avait aujourd'hui les responsables élyséens sur ce sujet, Nicolas Hulot et Marie-Hélène Aubert, nous étions 3 anciens ministres de l'environnement -avec Philippe Martin et Delphine Batho- et Céline Duflot et Jean-Luc Mélenchon. On est très loin de revivre la même situation qu'en 2009 et pour cause. La légitime déception de la société civile sur l'inaction des politiques est en contraste avec la formidable action sur le terrain. Les énergies renouvelables s'imposent dans la plupart des zones du monde malgré le lobbying effreiné des énergéticiens de l'ancien monde et autres nucléocrates.

 

Cette mobilisation intervient avant un grand débat aux Nations Unies dans le cadre de l'assemblée générale annuelle sur le climat et en prévision de la COP21 qui se tiendra à Paris en décembre 2015. Pour éviter la déception de 2009, la méthodologie a évolué et maintenant au delà des Etats, ce sont aussi les régions et les villes qui se mobilisent pour arriver à une réelle transition énergétique.

Les territoires sous l'impulsion d'élus locaux ont déjà entamé leur transition énergétique et les citoyens n'ont pas attendu une impulsion de l'Etat pour réagir.

Mais au delà de ces discussions sur le climat, de véritables outils vont devoir se mettre en place. Avec l'association des anciens ministres de l'environnement -qui regroupe une soixantaine d'anciens ministres à travers 50 pays et les 5 continents- et au sein de la Charte de Bruxelles -qui regroupe de nombreuses associations- nous travaillons pour la reconnaissance effective de la catastrophe environnementale comme crime contre l'humanité, étape ultime de la reconnaissance d'une responsabilité stricte concernant les dommages à l'encontre de nos écosystèmes pour les générations futures.

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/la-societe-civile-en-avan_b_5859506.html?1411370611

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L'Opinion de Corinne Lepage du 19 septembre 2014

19 Septembre 2014, 09:03am

Publié par Corinne Lepage


Corinne Lepage : « François Hollande a montré... by Lopinionfr

 

Les faits - Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap21 était l'invitée de L'Opinion. Interrogée sur la conférence de presse du président de la République, elle a regretté que les changements politiques de François Hollande arrivent aussi tard. Ex-ministre de l'Environnement, Corinne Lepage s'est également exprimée sur la sortie du nucléaire et l'importance du mariage entre économie connectée et économie verte.

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Retour à la politique

15 Septembre 2014, 13:44pm

Publié par Corinne Lepage

 

Qu'est ce que la politique ? Dans son sens général n'est ce pas la gestion de nos affaires communes présentes!

Qu'est-elle devenue ? La seule perception qui en reste n'est autre que la gestion des affaires internes aux partis politiques!

La semaine qui commence en est une parfaite illustration. Entre le retour de Nicolas Sarkozy pour prendre à la tête de l'UMP dont l'annonce est un secret de Polichinelle et le vote de confiance pour Manuel Valls qui est de fait un débat interne au PS sur fond de rivalité Aubry-Hollande remake du match de la primaire pour 2012, le moins qu'on puisse dire est que nous sommes loin des préoccupations des Français.

En revanche, 3 évènements sont importants pour nos concitoyens pour diverses raisons.

 
 
  • Le premier est la guerre contre ce qui veut s'appeler l'Etat islamique et qui n'est qu'une bande de barbares qui rêve du retour au moyen Age. Les conséquences tant en terme extérieur qu'en terme intérieur peuvent être immenses et beaucoup d'explications devraient être données à nos concitoyens, ne serait-ce que pour ramener à leur faiblesse insigne les propos de ceux qui ne veulent rien faire au prétexte que la coalition est menée par les Etats Unis. Nous ne sommes plus en 2003 mais en 2014 et le monde a changé ! Toute la communauté nationale devrait se sentir concernée et elle pourrait malheureusement l'être si les jihadistes de retour perpétraient des attentats en Europe et en France.
  • Le second est en rapport avec les propositions choc du MEDEF. Elles sont volontairement provocatrices mais posent des questions incontournables sur les règles du travail en France. Ces règles sont des acquis sociaux indéniables mais des verrous à l'emploi. Comment établir un nouvel équilibre ? Cela devrait être le travail des partenaires sociaux de définir cet équilibre, en n'oubliant pas l'intérêt des chômeurs qui ne sont représentés par personne. Certes, l'Etat a son mot à dire mais la démocratie sociale devrait être la règle. Ces sujets sont clés pour nos concitoyens qu'ils travaillent ou soient à le recherche d'un emploi. Et ils sont éminemment politiques.
  • Le troisième est l'ouverture du procès Xynthia. En quoi est ce politique diront certains ? Certes, il s'agit d'un procès dans lequel sont renvoyés 5 personnes physiques et 2 personnes morales pour la mort de 29 personnes (3 enfants, 16 femmes et 10 hommes) et la mise en danger délibérée d'un grand nombre d'autres. Mais au-delà, les questions posées sont éminemment politiques et intéressent d'abord des millions de nos concitoyens qui vivent dans les zones inondables. Compte tenu des effets du changement climatique, les évènements extrêmes vont se multiplier. Qui est en danger ? Les élus locaux qui veulent légitimement le développement économique ont-ils suffisamment conscience de la réalité des risques ? L'Etat a-t-il encore réellement les moyens du contrôle ? Qui est responsable ? Et, au-delà, les risques dans les zones inondables ne sont pas les seuls en cause. La question des zones Sévéso insérées dans des quartiers d'habitation se pose aussi avec la menace permanente de fermeture et de délocalisation et l'absence de moyens financiers publics permettant d'appliquer la loi. Ces sujets sont éminemment politiques et concernent des millions de personnes.

Où et quand fait on réellement de la politique ? En s'occupant concrètement des problèmes et de la vie de nos concitoyens ou en passant son temps et son énergie en stratégie politicienne. Les politiques parlent aux politiques. Ils ne parlent pas aux Français. Il ne faut dés lors pas s'étonner que les vrais sujets collectifs échappent aux politiques traditionnels.

Le métier politique doit changer ; il a déjà changé. Seuls les partis politiques ne l'ont pas compris... peut être parce qu'ils sont déjà morts mais ne le savent pas encore !

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/retour-a-la-politique_b_5821660.html

 

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Un nouvel élan pour la Commission européenne

12 Septembre 2014, 07:23am

Publié par Corinne Lepage

Tout d'abord, je voudrais rendre hommage à Michel Barnier, Connie Hedegaard, Viviane Reding, Maria Damanaki, Janez Potocnik et Dacian Ciolos pour le formidable travail qu'ils ont fourni en tant que Commissaire lors de la précédente mandature. Avec Gunter Oettinger, ils ont eu un sens de l'intérêt général dans une Commission qui ne pourra vraiment pas se targuer de rester dans l'Histoire.

La proposition de nouvelle Commission européenne traduit une fermeté de son Président et une reprise en main politique de l'Union européenne. Les défenseurs de l'Europe ne peuvent que s'en réjouir. Si la France obtient pour Pierre Moscovici le portefeuille important des affaires économiques, il aura à répondre devant le vice-président letton conservateur et le moins que l'on puisse dire est que la situation calamiteuse des finances publiques françaises n'est pas un atout pour lui.

Ce faisant, chacun pourra observer que notre pays n'obtient pas de poste de vice-président et la France perd incontestablement en influence après l'exercice très apprécié des fonctions de Michel Barnier. Mais, cette perte d'influence n'est pas seulement liée à notre situation économique, elle traduit la perte d'autorité et de poids de la France au sein du Parlement européen.

En effet, avec 50 députés au lieu de 74 puisque 24 ne servent strictement à rien, la France ne pèse pas plus qu'un Etat moyen de l'Union européenne, c'est-à-dire moins que l'Espagne (54 députés) ou la Pologne (51 députés). Ainsi, au nom de la souveraineté française, le FN aura réalisé ce tour de force d'affaiblir considérablement notre pays. Cela s'est traduit dans la répartition des postes au sein du Parlement européen.

La France ne préside plus que deux commissions contre quatre auparavant. Les commissions "marché intérieur et protection des consommateurs" d'une part, "sécurité défense" d'autre part, sont passées sous le nez de la délégation française du PPE puisqu'elles sont allées à l'ECR groupe néoconservateur et europhobe qui est désormais le troisième groupe du Parlement européen.

Et, si une vice présidence a été confiée à la socialiste Sylvie Guillaume, l'Italie et la Roumanie comme l'Allemagne obtiennent deux sièges sans compter la présidence allemande. Cette faiblesse va du reste peser durant toute la mandature et la distribution des postes de commissaires, telle qu'elle est proposée, risque de percuter de plein fouet des sujets majeurs pour la France comme le budget, l'agriculture ou le climat.

La structure de la nouvelle Commission est incontestablement intéressante avec, pour la première fois, un premier vice-président socialiste chargé de veiller à la qualité de la réglementation et aux droits et libertés, une vice-présidente, qui est la haute représentante aux affaires étrangères et 5 vice-présidents chargés d'assurer la cohérence, en principe sans hiérarchie, entre les différents commissaires.

Les secteurs de ces vice-présidents sont clés: la croissance et l'emploi, l'économie numérique, l'énergie et le climat, l'approfondissement de l'Union économique et monétaire et le budget. Rappelons qu'il ne s'agit que d'une proposition puisque c'est au Parlement que revient la charge d'adouber ou non les commissaires. Sans doute, le Conseil a-t-il un pouvoir mais dans la mesure où les commissaires ont été nommés par les différents gouvernements, on voit mal une opposition s'y manifester.

Ceci étant, si par rapport à la commission Barroso on ne peut que se satisfaire de voir l'important portefeuille du commerce revenir à Cecilia Malmström, qui n'a heureusement rien à voir avec son prédécesseur Karel de Gucht et de voir le portefeuille de la santé élargi à un socialiste lithuanien, après les déboires rencontrés avec les maltais Borg et Dali, plusieurs observations peuvent être formulées de manière générale et de manière particulière sur cette proposition de Commission.

Tout d'abord, en ce qui concerne l'équilibre politique général de la commission, on compte 8 socialistes pour 14 PPE, 6 ALDE et un ECR. Or, la représentation parlementaire est beaucoup plus équilibrée entre socialistes et conservateurs. De plus, tous les postes économiques à une exception près et sociaux vont au PPE ou à ALDE.

La seconde observation concerne la faible représentation des femmes malgré les efforts incontestables du président Juncker pour féminiser sa Commission. Huit femmes seulement ont été désignées par les Etats et trois d'entre elles occupent des postes de vice-présidents. C'est bien peu et les députées européennes ont été nombreuses à envoyer leur curriculum vitae à la Commission en guise de protestation.

Ceci étant, cette violation évidente de la parité ne suffira probablement pas à remettre en cause globalement la commission. Rappelons pour mémoire que la précédente mandature avait voté contre la nomination à la BCE d'un membre masculin au motif qu'il n'y avait plus aucune femme dans l'exécutif de la banque. On aurait pu suggérer que le président Juncker ne nomme que des femmes vice-présidentes. Ceci aurait peut-être conduit un certain nombre d'Etats membres à désigner des femmes plutôt que des hommes comme commissaire!

Le Parlement aura à se préoccuper d'un certain nombre de situations individuelles, à commencer par celle du commissaire anglais, Jonathan Hill membre de l'ECR (pressenti pour prendre le climat et l'énergie alors que son parti est majoritairement climato-sceptique) à la supervision financière. Cet ancien lobbyiste anglais devra contrôler la City. Il y a fort à parier que cela pose quelques problèmes à la représentation européenne.

Une autre préoccupation vient du commissaire espagnol, commissaire à l'énergie et au climat, lié aux milieux pétroliers, ancien ministre de l'environnement conservateur qui a coupé toutes les subventions aux énergies renouvelables en Espagne. De surcroit, ils semblerait qu'il ait tenu des propos misogynes. Rapprochant cela des problèmes de parité évoquée ci-dessus, il y a fort à parier que cela devrait achopper entre la Commission et le Parlement.

En tous cas, il sera très intéressant de suivre les auditions -sur internet puisqu'aucune chaîne française ne parait prête à rediffuser les débats- ne serait-ce que pour mesurer aussi le degré d'implication des députés français dans cet exercice.

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/un-nouvel-elan-pour-la-commission-europeenne_b_5808712.html?utm_hp_ref=tw

 

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Les temps ont changé.

10 Septembre 2014, 07:54am

Publié par Corinne Lepage

Les temps ont changé.

Mes chers amis

 

Les temps ont changé. La gravité de la situation tant intérieure qu’extérieure nous met en face de nos responsabilités. Aujourd’hui, notre pays a besoin de chacun d’entre nous où que nous soyons et quoique nous faisions. Nous ne pouvons nous satisfaire d’une situation qui se désagrège un peu plus chaque jour et d’un risque de voir un deuxième tour de la présidentielle opposant Nicolas Sarkozy à Marine Le Pen avec une Assemblée Nationale où le Front National aurait une très forte représentation, le mécanisme majoritaire jouant en sa faveur.

La solution n’est plus dans des arrangements politiciens dans lesquels les Français n’ont plus aucune confiance. Le temps est venu de faire autrement, d’être courageux et d’oser proposer des solutions innovantes et apportant de réelles solutions à nos concitoyens. C’est largement le désespoir qui les conduit vers l’extrême droite et le désir d’essayer autre chose que la droite et la gauche.

Mais la solution est ailleurs. Elle est dans la société civile dans nos concitoyens qui travaillent, créent et contribuent au nouveau monde qui émerge pourtant. ; Mais beaucoup restent trop passifs et attentistes. Cela s’explique par des échecs que nous avons connus et dont je prends ma part de responsabilité, par les difficultés des temps qui pèsent sur les moyens de chacun et sur la lassitude de tous ceux qui défendent l’écologie depuis bien longtemps. Et puis notre mouvement qui dispose d’idées et de projet bien souvent allégrement «utilisés » par d’autres, n’est pas très axé sur le militantisme. Tout cela se comprend mais nous n’avons plus le choix.


Il est grand temps de se mobiliser et de montrer par l’exemple et pas seulement par les mots que la solution n’est pas dans l’extrême droite mais dans la prise de pouvoir par les citoyens eux-mêmes avec un programme pragmatique et ouvert sur l’avenir. Nous avons vu juste depuis longtemps. Plus que jamais l’écolonomie que nous défendons depuis longtemps, la VIe République qui était à notre programme de 2006, la défense de la laïcité que nous avons engagée dès 2002, la lutte contre la corruption et les conflits d’intérêt qui est au cœur de notre projet, sont des sujets centraux. Nous avons besoin de mieux faire connaître nos solutions et mettre en valeur vos réalisations et toutes celles qui changent le monde.

Mais tout ceci n’est possible que si nous changeons de braquet et si nous décidons réellement de nous impliquer collectivement dans la construction de notre mouvement et la participation à un immense rassemblement qui doit permettre à tous les hommes et femmes de bonne volonté de travailler au relèvement de notre pays.

C’est la raison pour laquelle je vous demande un effort sans précédent de mobilisation. Il faut que nous nous donnions les moyens financiers, les moyens humains, les moyens intellectuels pour apporter notre pierre à l’édifice collectif.

Durant l’été, certains d’entre nous ont travaillé sur un projet qui sera présenté aux Universités (qui auront lieu les 18 et 19 octobre prochain à Angers, vous recevrez cette semaine le programme). Celles-ci seront l’occasion de recevoir de personnalités très variées sur des sujets majeurs ; mais elles seront aussi le moyen de nous retrouver et de fixer notre stratégie.

Il faut que vous puissiez venir nombreux et pour ceux qui ne le pourront pas, je leur demande de s’impliquer en convainquant autour d’eux et participant financièrement dans la mesure de leurs moyens à la vie du mouvement.

Nous ne pouvons plus tergiverser, il nous faut agir. Quelles que puissent être les critiques ou les regrets que nous pouvons avoir au regard du passé, le temps est à la mobilisation générale.

 

Amitiés

Corinne Lepage

Présidente du Rassemblement Citoyen

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