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Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #echos du reseau lercitoyen

Un nouvel élan pour la Commission européenne

12 Septembre 2014, 07:23am

Publié par Corinne Lepage

Tout d'abord, je voudrais rendre hommage à Michel Barnier, Connie Hedegaard, Viviane Reding, Maria Damanaki, Janez Potocnik et Dacian Ciolos pour le formidable travail qu'ils ont fourni en tant que Commissaire lors de la précédente mandature. Avec Gunter Oettinger, ils ont eu un sens de l'intérêt général dans une Commission qui ne pourra vraiment pas se targuer de rester dans l'Histoire.

La proposition de nouvelle Commission européenne traduit une fermeté de son Président et une reprise en main politique de l'Union européenne. Les défenseurs de l'Europe ne peuvent que s'en réjouir. Si la France obtient pour Pierre Moscovici le portefeuille important des affaires économiques, il aura à répondre devant le vice-président letton conservateur et le moins que l'on puisse dire est que la situation calamiteuse des finances publiques françaises n'est pas un atout pour lui.

Ce faisant, chacun pourra observer que notre pays n'obtient pas de poste de vice-président et la France perd incontestablement en influence après l'exercice très apprécié des fonctions de Michel Barnier. Mais, cette perte d'influence n'est pas seulement liée à notre situation économique, elle traduit la perte d'autorité et de poids de la France au sein du Parlement européen.

En effet, avec 50 députés au lieu de 74 puisque 24 ne servent strictement à rien, la France ne pèse pas plus qu'un Etat moyen de l'Union européenne, c'est-à-dire moins que l'Espagne (54 députés) ou la Pologne (51 députés). Ainsi, au nom de la souveraineté française, le FN aura réalisé ce tour de force d'affaiblir considérablement notre pays. Cela s'est traduit dans la répartition des postes au sein du Parlement européen.

La France ne préside plus que deux commissions contre quatre auparavant. Les commissions "marché intérieur et protection des consommateurs" d'une part, "sécurité défense" d'autre part, sont passées sous le nez de la délégation française du PPE puisqu'elles sont allées à l'ECR groupe néoconservateur et europhobe qui est désormais le troisième groupe du Parlement européen.

Et, si une vice présidence a été confiée à la socialiste Sylvie Guillaume, l'Italie et la Roumanie comme l'Allemagne obtiennent deux sièges sans compter la présidence allemande. Cette faiblesse va du reste peser durant toute la mandature et la distribution des postes de commissaires, telle qu'elle est proposée, risque de percuter de plein fouet des sujets majeurs pour la France comme le budget, l'agriculture ou le climat.

La structure de la nouvelle Commission est incontestablement intéressante avec, pour la première fois, un premier vice-président socialiste chargé de veiller à la qualité de la réglementation et aux droits et libertés, une vice-présidente, qui est la haute représentante aux affaires étrangères et 5 vice-présidents chargés d'assurer la cohérence, en principe sans hiérarchie, entre les différents commissaires.

Les secteurs de ces vice-présidents sont clés: la croissance et l'emploi, l'économie numérique, l'énergie et le climat, l'approfondissement de l'Union économique et monétaire et le budget. Rappelons qu'il ne s'agit que d'une proposition puisque c'est au Parlement que revient la charge d'adouber ou non les commissaires. Sans doute, le Conseil a-t-il un pouvoir mais dans la mesure où les commissaires ont été nommés par les différents gouvernements, on voit mal une opposition s'y manifester.

Ceci étant, si par rapport à la commission Barroso on ne peut que se satisfaire de voir l'important portefeuille du commerce revenir à Cecilia Malmström, qui n'a heureusement rien à voir avec son prédécesseur Karel de Gucht et de voir le portefeuille de la santé élargi à un socialiste lithuanien, après les déboires rencontrés avec les maltais Borg et Dali, plusieurs observations peuvent être formulées de manière générale et de manière particulière sur cette proposition de Commission.

Tout d'abord, en ce qui concerne l'équilibre politique général de la commission, on compte 8 socialistes pour 14 PPE, 6 ALDE et un ECR. Or, la représentation parlementaire est beaucoup plus équilibrée entre socialistes et conservateurs. De plus, tous les postes économiques à une exception près et sociaux vont au PPE ou à ALDE.

La seconde observation concerne la faible représentation des femmes malgré les efforts incontestables du président Juncker pour féminiser sa Commission. Huit femmes seulement ont été désignées par les Etats et trois d'entre elles occupent des postes de vice-présidents. C'est bien peu et les députées européennes ont été nombreuses à envoyer leur curriculum vitae à la Commission en guise de protestation.

Ceci étant, cette violation évidente de la parité ne suffira probablement pas à remettre en cause globalement la commission. Rappelons pour mémoire que la précédente mandature avait voté contre la nomination à la BCE d'un membre masculin au motif qu'il n'y avait plus aucune femme dans l'exécutif de la banque. On aurait pu suggérer que le président Juncker ne nomme que des femmes vice-présidentes. Ceci aurait peut-être conduit un certain nombre d'Etats membres à désigner des femmes plutôt que des hommes comme commissaire!

Le Parlement aura à se préoccuper d'un certain nombre de situations individuelles, à commencer par celle du commissaire anglais, Jonathan Hill membre de l'ECR (pressenti pour prendre le climat et l'énergie alors que son parti est majoritairement climato-sceptique) à la supervision financière. Cet ancien lobbyiste anglais devra contrôler la City. Il y a fort à parier que cela pose quelques problèmes à la représentation européenne.

Une autre préoccupation vient du commissaire espagnol, commissaire à l'énergie et au climat, lié aux milieux pétroliers, ancien ministre de l'environnement conservateur qui a coupé toutes les subventions aux énergies renouvelables en Espagne. De surcroit, ils semblerait qu'il ait tenu des propos misogynes. Rapprochant cela des problèmes de parité évoquée ci-dessus, il y a fort à parier que cela devrait achopper entre la Commission et le Parlement.

En tous cas, il sera très intéressant de suivre les auditions -sur internet puisqu'aucune chaîne française ne parait prête à rediffuser les débats- ne serait-ce que pour mesurer aussi le degré d'implication des députés français dans cet exercice.

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/un-nouvel-elan-pour-la-commission-europeenne_b_5808712.html?utm_hp_ref=tw

 

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Les temps ont changé.

10 Septembre 2014, 07:54am

Publié par Corinne Lepage

Les temps ont changé.

Mes chers amis

 

Les temps ont changé. La gravité de la situation tant intérieure qu’extérieure nous met en face de nos responsabilités. Aujourd’hui, notre pays a besoin de chacun d’entre nous où que nous soyons et quoique nous faisions. Nous ne pouvons nous satisfaire d’une situation qui se désagrège un peu plus chaque jour et d’un risque de voir un deuxième tour de la présidentielle opposant Nicolas Sarkozy à Marine Le Pen avec une Assemblée Nationale où le Front National aurait une très forte représentation, le mécanisme majoritaire jouant en sa faveur.

La solution n’est plus dans des arrangements politiciens dans lesquels les Français n’ont plus aucune confiance. Le temps est venu de faire autrement, d’être courageux et d’oser proposer des solutions innovantes et apportant de réelles solutions à nos concitoyens. C’est largement le désespoir qui les conduit vers l’extrême droite et le désir d’essayer autre chose que la droite et la gauche.

Mais la solution est ailleurs. Elle est dans la société civile dans nos concitoyens qui travaillent, créent et contribuent au nouveau monde qui émerge pourtant. ; Mais beaucoup restent trop passifs et attentistes. Cela s’explique par des échecs que nous avons connus et dont je prends ma part de responsabilité, par les difficultés des temps qui pèsent sur les moyens de chacun et sur la lassitude de tous ceux qui défendent l’écologie depuis bien longtemps. Et puis notre mouvement qui dispose d’idées et de projet bien souvent allégrement «utilisés » par d’autres, n’est pas très axé sur le militantisme. Tout cela se comprend mais nous n’avons plus le choix.


Il est grand temps de se mobiliser et de montrer par l’exemple et pas seulement par les mots que la solution n’est pas dans l’extrême droite mais dans la prise de pouvoir par les citoyens eux-mêmes avec un programme pragmatique et ouvert sur l’avenir. Nous avons vu juste depuis longtemps. Plus que jamais l’écolonomie que nous défendons depuis longtemps, la VIe République qui était à notre programme de 2006, la défense de la laïcité que nous avons engagée dès 2002, la lutte contre la corruption et les conflits d’intérêt qui est au cœur de notre projet, sont des sujets centraux. Nous avons besoin de mieux faire connaître nos solutions et mettre en valeur vos réalisations et toutes celles qui changent le monde.

Mais tout ceci n’est possible que si nous changeons de braquet et si nous décidons réellement de nous impliquer collectivement dans la construction de notre mouvement et la participation à un immense rassemblement qui doit permettre à tous les hommes et femmes de bonne volonté de travailler au relèvement de notre pays.

C’est la raison pour laquelle je vous demande un effort sans précédent de mobilisation. Il faut que nous nous donnions les moyens financiers, les moyens humains, les moyens intellectuels pour apporter notre pierre à l’édifice collectif.

Durant l’été, certains d’entre nous ont travaillé sur un projet qui sera présenté aux Universités (qui auront lieu les 18 et 19 octobre prochain à Angers, vous recevrez cette semaine le programme). Celles-ci seront l’occasion de recevoir de personnalités très variées sur des sujets majeurs ; mais elles seront aussi le moyen de nous retrouver et de fixer notre stratégie.

Il faut que vous puissiez venir nombreux et pour ceux qui ne le pourront pas, je leur demande de s’impliquer en convainquant autour d’eux et participant financièrement dans la mesure de leurs moyens à la vie du mouvement.

Nous ne pouvons plus tergiverser, il nous faut agir. Quelles que puissent être les critiques ou les regrets que nous pouvons avoir au regard du passé, le temps est à la mobilisation générale.

 

Amitiés

Corinne Lepage

Présidente du Rassemblement Citoyen

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Constitution pour une nouvelle République par Corinne Lepage

6 Septembre 2014, 11:28am

Publié par Corinne Lepage

« Je ne veux pas changer la règle du jeu, je veux changer de jeu. » écrivait André Breton. Ce pourrait être en résumé ce qui m’a amenée à rédiger une nouvelle Constitution qui soit le socle pour une nouvelle impulsion démocratique.

Nos institutions ont vieilli et sont aujourd’hui inadaptées au 21ème siècle. La Ve République, bâtie sur mesure pour le général De Gaulle, a été corrompue par ceux-là mêmes qui devaient la servir. Elle porte les marques d’une histoire qui nous semble bien ancienne. C’était l’époque de la reconstruction nationale, un temps sans mondialisation, et avec un pouvoir médiatique et une puissance financière tout juste émergents. Elle fut rédigée dans une Europe coupée en deux où la CEE tenait tout autant du voeu que de la réalité. Tant de choses ont changé depuis. Nous nous sommes réveillés avec un climat déréglé, des politiciens professionnels coupés du réel, une corruption endémique, des banlieues abandonnées. Nous devons donner une plus grande place aux forces vives de la France et c’est pour cela que nous avons besoin d’un nouveau pacte.

Nous ne devons plus laisser notre pays aux mains des mille marquis qui nous dirigent sans se soucier que notre futur ait un avenir. Voilà pourquoi nous devons changer de jeu.




Télécharger l'ouvrage

par Corinne Lepage dans projet

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Corinne Lepage : l’ex-première dame se comporte « en héroïne de vaudeville »

5 Septembre 2014, 16:06pm

Publié par Paul TEMOIN

Corinne Lepage

L’ancien Ministre Corinne Lepage s’insurge, dans cet entretien avec la Revue Civique, contre le livre de Valérie Trierweiler : « Je pense que la France est suffisamment dans la souffrance, et les institutions publiques suffisamment mises à mal, pour que celle qui a bataillé pour être reconnue comme la première dame de France ne se comporte pas comme une héroïne de vaudeville à la recherche de la phrase qui tue. Ceci étant, j’ai tout à fait confiance dans le bon sens de nos concitoyens, qui font la part des choses entre la vie privée et la vie publique et ne sont pas obligés de prendre pour argent comptant les citations que fait Madame Trierweiler de son ex-compagnon. L’idéal serait que ce livre, après un lancement en fanfare, termine sa course dans l’indifférence générale ».

Et de s’inquiéter d’une dérive médiatique : « C’est évidemment participer de la course à l’audimat en cherchant toujours à flatter le public dans ce qui est le plus croustillant : le sexe et l’argent. Et transformer les téléspectateurs en voyeurs, en leur permettant de regarder par le trou de serrure de la chambre présidentielle, n’est pas à la gloire des médias ».

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La REVUE CIVIQUE: La sortie du livre de Valérie Trierweiler, « Merci pour ce moment », nouvel épisode surréaliste et sur-dimensionné de « pipolisation » de la vie politique, ne risque-t-il pas de renforcer encore le discrédit de la vie politique et des institutions ?
Corinne LEPAGE : Je peux comprendre qu’une femme soit blessée par une rupture brutale. En revanche, je trouve indigne de sortir un ouvrage qui constitue un assassinat moral d’un Président de la République en exercice relatant une vie conjugale à l’Élysée.

Je pense que la France est suffisamment dans la souffrance aujourd’hui et les institutions publiques suffisamment mises à mal pour que celle qui a bataillé pour être reconnue comme la première dame de France ne se comporte pas comme une héroïne de vaudeville à la recherche de la phrase qui tue. Ceci étant, j’ai tout à fait confiance dans le bon sens de nos concitoyens, qui font la part des choses entre la vie privée et la vie publique et ne sont pas obligés de prendre pour argent comptant les citations que fait Madame Trierweiler de son ex compagnon. L’idéal serait que ce livre, après un lancement en fanfare, termine sa course dans l’indifférence générale.

« Le sexe et l’argent… »

Ce mécanisme vie privée/médiatisation/vie politique, qui semble inéluctable, peut-il néanmoins être limité, et si oui comment ? Les médias, même dits sérieux, peuvent-ils rester en réserve de sujets relatifs à la vie privée, en l’occurrence amoureuse, des responsables politiques ?
Il est clair que ce sont les médias, à commencer par « Paris-Match » dont l’auteure est salariée, qui créent l’événement. Sans doute, pour beaucoup de supports, parler du livre a consisté à inviter des commentateurs et des responsables politiques d’une part pour en dire du mal, d’autre part pour en tirer les conséquences sur la personnalité et la popularité du Président de la République, ce qui revient indirectement à valoriser le livre quant à son contenu. C’est évidemment participer de la course à l’audimat en cherchant toujours à flatter le public dans ce qui est le plus croustillant : le sexe et l’argent. Et transformer les téléspectateurs en voyeurs, en leur permettant de regarder par le trou de serrure de la chambre présidentielle n’est pas à la gloire des médias.

Les médias dont la tâche est d’informer sont-ils pour autant tenu de considérer comme une information a fortiori faisant l’entrée des journaux télévisés, la publication d’un livre sur la vie privée du Président de la République ? Rien n’est moins sûr. Mais le sensationnel et la course à l’audimat l’emportent. De plus, à partir du moment où l’essentiel est de faire parler de soi, que ce soit en bien ou en mal, et que beaucoup sont prêts à passer sur le divan de tel ou tel journaliste pour conquérir le public, tout est possible. Le plus symbolique de toute cette affaire est sans doute que Madame Trierweiler est une journaliste politique et que publiant ce livre, elle a parfaitement conscience de la dégradation volontaire de la chose politique à laquelle elle se livre.

« L’émergence de la société civile en politique »

Cela peut faire l’objet de multiples questions, mais quel serait, aujourd’hui, la première mesure à prendre pour redonner confiance en la politique ?
La détestation de la classe politique, considérée comme arrogante, incompétente et malhonnête, la défiance de quatre Français sur cinq à l’égard des partis politiques, la fragilisation des institutions publiques avec une défiance généralisée sont malheureusement très bien établis. La confiance se mérite, elle ne se décrète pas. En conséquence, elle passe par une transformation profonde des partis politiques, par un bouleversement des institutions et surtout par l’émergence de la société civile en politique.

Il est aujourd’hui indispensable que les hommes et femmes de bonne volonté, qui ont à leur actif une compétence et une volonté de servir l’intérêt général puissent participer à l’exercice du pouvoir. Cette émergence d’hommes et de femmes d’expériences diverses, issus de l’entreprise, des associations, du monde scientifique, est de nature à montrer un vrai changement et donc une nouvelle dynamique qui pourra susciter la confiance. Parallèlement, l’échelon local, celui que nos concitoyens connaissent, doit être le lieu de réappropriation de la confiance, seul lieu à partir duquel une nouvelle construction peut se mettre en place.

Propos recueillis par Paul TEMOIN
(05 septembre 2014)

 

Source :  La Revue Civique

http://revuecivique.eu/articles-et-entretiens/corinne-lepage-livre-trierweiler/

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Pollution aux nitrates: «Il faut sanctionner financièrement», estime Corinne Lepage

4 Septembre 2014, 17:05pm

Publié par 20 minutes

http://img.20mn.fr/997cBkSjQVG_9V40XuPvYw/760x487_deputee-europeenne-corinne-lepage-15-janvier-2013-parlement-europeen-a-strasbourg

La députée européenne Corinne Lepage, le 15 janvier 2013, au Parlement européen, à Strasbourg.

 

La Cour de justice de l’Union européenne a condamné la France ce jeudi pour ne pas avoir correctement transposé la directive «nitrates» de 1991 de manière à empêcher tout risque de pollution des eaux. Mais sans sanction financière. Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement et présidente du Rassemblement citoyen a répondu aux questions de 20 Minutes.

Quelle est votre réaction à cette condamnation?

Cette condamnation est tout à fait normale. La directive européenne date de 1991 et la France n’a jamais réellement réagi. Quand j’étais ministre de l’Environnement sous le gouvernement d’Alain Juppé, j’ai tout de même fait voter un décret en 1996 pour mettre en œuvre des programmes d’action en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole. Et j’ai notamment obtenu la fin des constructions de porcheries en Bretagne. Car le problème des nitrates en France est surtout un problème breton. Mais près de vingt ans plus tard, la question n’est toujours pas réglée.

Faut-il sanctionner financièrement la France pour que la directive soit respectée?

Oui. Je pense qu’il faut sanctionner financièrement pour qu’il se passe quelque chose. Ou du moins, il aurait fallu par exemple cette année, un délai de six mois pour respecter certaines exigences et si les objectifs n’étaient pas atteints, infliger une amende. Sans cette mesure, le dossier des nitrates n’évoluera pas et nous serons condamnés une nouvelle fois.

Concrètement, que préconisez-vous?

La France doit arrêter de déposer du lisier et le traiter. Par exemple, les Pays-Bas ont plus de porcs que nous et traitent le lisier pour en faire des engrais. Mais la France reste dans le déni en pensant que le nitrate n’a pas d’importance. Pourtant les eaux sont polluées et les gens payent. Nous sommes dans une situation de pollué-payeur alors qu’il faudrait appliquer le système de pollueur-payeur. Mais pour ça il faut du courage politique.

 

Source : 20 Minutes

http://www.20minutes.fr/planete/environnement/1437451-20140904-pollution-nitrates-faut-sanctionner-financierement-estime-corinne-lepage

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