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Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #echos du reseau lercitoyen

Modem, ex-PS, société civile... Pourquoi ils soutiennent Emmanuel Macron en Haute-Garonne

3 Mars 2017, 20:15pm

Publié par Anthony Assemat

Les soutiens d'Emmanuel Macron sont divers en Haute-Garonne et sont de plus en plus nombreux à rejoindre le comité local coordonné par Mickaël Nogal (au centre)

Les soutiens d'Emmanuel Macron sont divers en Haute-Garonne et sont de plus en plus nombreux à rejoindre le comité local coordonné par Mickaël Nogal (au centre)

Vendredi 3 mars, les soutiens de tous horizons d'Emmanuel Macron en Haute-Garonne ont détaillé les raisons de leur ralliement à l'ancien ministre de l'Économie.

La photo de famille est inédite. Impensable il y a plusieurs mois, la complicité entre une députée exclue du PS (Monique Iborra), le patron du MoDem de Haute-Garonne (Jean-Luc Lagleize), un écologiste de l’écurie Corinne Lepage (Pierre Cabaré) et un proche des idées de Robert Hue (Sébastien Nadot) est aujourd’hui une réalité en Haute-Garonne.

Lancé en avril 2016, le mouvement En Marche ! d’Emmanuel Macron ratisse large. Fort de plus de 5 000 adhérents en Haute-Garonne selon les récents chiffres de la direction locale, il agrège une diversité de partis déjà installés. « Ce n’est plus une bulle médiatique, mais un mouvement armé sur le territoire », explique Mickaël Nogal, référent d’En Marche Haute-Garonne.

Mickaël Nogal revendique plus de 5000 adhérents à En Marche en Haute-Garonne (Photo : Côté Toulouse/A. A.)
Mickaël Nogal revendique plus de 5000 adhérents à En Marche en Haute-Garonne (Photo : Côté Toulouse/A.A.)

 

Un « programme efficace » pour Iborra (ex-PS)

Vendredi 3 mars, les soutiens politiques à Emmanuel Macron étaient réunis pour expliquer cette démarche. Engagée depuis plusieurs mois suite à sa rupture de ban avec le Parti socialiste, Monique Iborra, députée de la 6e circonscription de la Haute-Garonne, parle d’un programme « efficace, cohérent et propre à changer la vie des gens. Nous avons le diagnostic, des propositions et le financement pour chaque mesure. Je mets au défi n’importe quel candidat de présenter quelque chose d’aussi complet ! ».

> LIRE AUSSI : Monique Iborra : « Malgré mon exclusion du PS, je serai candidate aux législatives 2017 »

Deuxième jeunesse pour le MoDem

 

Du côté du MoDem, le rassemblement voulu sur le plan national par François Bayrou s’est fait sans peine à Toulouse si l’on en croit le responsable en Haute-Garonne, Jean-Luc Lagleize, également adjoint au maire de Toulouse en charge des Coeurs de quartier.

Sur les 890 adhérents du MoDem dans le département, seuls quatre ont voté contre et ont quitté le parti. Avec ma sensibilité de centre-droit, je me retrouve dans le programme d’Emmanuel Macron.

Selon l’élu, les propositions macroniennes respectent les totems érigés par François Bayrou. « Macron a repris nos quatre piliers que sont le vote d’une loi sur la moralisation de la vie publique, avec la fin des activités de conseils pratiquées pendant un mandat parlementaire et la limitation du cumul des mandats, la mise en place d’une dose de proportionnelle, la revalorisation de la valeur travail et le changement des pratiques ».

Le ralliement à Macron offre une deuxième jeunesse au MoDem. Il y a dix ans, François Bayrou réalisait 18,57% à l’élection présidentielle et annonçait la renaissance du centre en France. En 2017, la perspective d’une victoire de Macron offrirait des chances de victoire dans certaines circonscriptions pour les candidats MoDem qui bénéficieraient de l’étiquette En Marche !

Et les législatives ?

Derrière le ralliement à un programme ou à une dynamique Macron, les soutiens en Haute-Garonne pensent aussi aux élections législatives des 11 et 18 juin 2017.
Monique Iborra devrait sans surprise hériter de l’investiture sur la 6ecirconscription. 
Au MoDem, Jean-Luc Lagleize se dit « disponible » mais devrait trouver sa place dans le paysage. Sébastien Nadot (MDP) et Pierre Cabaré (Cap 21) ont indiqué qu’ils étaient candidats à la candidature sur l’une des dix circonscriptions en jeu. 
Quant à Mickaël Nogal, le référent toulousain de Macron, il n’a pas encore pris de décision. Lors de son expérience au PS, il avait inscrit son terreau politique à Colomiers…

La sénatrice PRG Françoise Laborde avait rejoint Macron fin janvier 2017. Une décision vivement critiquée à l’époque par Pierre-Nicolas Bapt, président du PRG 31.

> LIRE AUSSI : PN Bapt (PRG) : « Je ne comprends pas l’engouement de certains radicaux de gauche pour Macron »

« J’ai le sentiment profond que la feuille de route présentée par notre candidat est la seule capable de redonner de la confiance dans notre société. Le programme En Marche ! n’oublie rien ni personne. Le message est clair et en parfaite cohérence avec les attentes des Français ».

 

Sébastien Nadot, la voix de Robert Hue

Le prof de sport toulousain Sébastien Nadotqui s’était déclaré candidat à l’Elysée en mai 2016, mais qui n’avait pu concourir à la primaire de la gauche, s’est aussi rallié à la cause de l’ancien ministre de l’Économie.

Représentant du Mouvement des progressistes (MDP) dans la grande région toulousaine, il symbolise la caution « très à gauche ». En effet, le MDP a été fondé par l’ancien dirigeant du Parti communiste français Robert Hue. « Je veux améliorer le fonctionnement de l’Éducation nationale et la proposition de limiter à 12 élèves par enseignant les classes de CP et CE1 dans les zones prioritaires me séduit. Je salue également sa démarche positive et constructive sur l’Europe. Il faut refonder l’Europe sans bras de fer avec l’Allemagne ».

> LIRE AUSSI : Présidentielle 2017. Les « petits » candidats toulousains veulent faire entendre leur voix

Enfin, Cap 21, le mouvement de Corinne Lepage (une ancienne ministre d’Alain Juppé…), représenté par Pierre Cabaré en Haute-Garonne, apprécie « l’écoute des citoyens d’Emmanuel Macron. C’est la première fois qu’un candidat réunit autant de personnes dans les comités. Il a renversé les codes de la politique ! ».

Et ensuite, à qui le tour ? « Des militants des Républicains, de l’UDI et d’autres nous ont déjà rejoints. Tout le monde est le bienvenue ! », précise Mickaël Nogal.

Vendredi 3 mars, des soutiens à Macron venus du Capitole, les adjoints au maire Franck Biasotto (logement) et Elisabeth Toutut-Picard (développement durable) n’étaient toutefois pas présents dans la photo de famille…

Désormais, ce sont près de dix tonnes de papier qui vont être distribués dans les boîtes aux lettres des Haut-Garonnais. « Nous figurons dans les cinq départements de France les plus dotés », conclut Mickaël Nogal.

 

Le programme d’Emmanuel Macron

 

 

 

Photo de Anthony Assemat

Anthony Assemat

Journaliste, chef d'édition à Côté Toulouse

Source : Actu Côté Toulouse

http://actu.cotetoulouse.fr/modem-ex-ps-societe-civile-pourquoi-soutiennent-emmanuel-macron-haute-garonne_59636/

 

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Moraliser la vie politique, c'est mieux contrôler la gestion des fonds publics (et sanctionner si nécessaire)

3 Mars 2017, 07:00am

Publié par Corinne Lepage

Les deniers publics sont tenus dans une forme de mépris par certains politiques.

Les deniers publics sont tenus dans une forme de mépris par certains politiques.

Cette tribune est le deuxième volet d'une proposition de plan de moralisation de notre vie publique.

La deuxième grande condition de la confiance est celle de l'utilisation qui est faite des fonds publics, en particulier autour des grands et petits projets. Les deniers publics sont tenus dans une forme de mépris par certains politiques. Entre les parlementaires qui considèrent que les deniers publics leur appartiennent et qui en font usage comme ils veulent et des élus locaux ou nationaux qui n'assument jamais la responsabilité de choix délirants qui ont coûté des centaines de millions voire des milliards aux contribuables, la situation n'est plus supportable dans un pays hyper fiscalisé, dans lequel la part des prélèvements obligatoires est très largement supérieure à la moyenne européenne.

 

Tout d'abord, les deniers publics n'appartiennent qu'à l'Etat et à aucun individu et ceux qui sont chargés de les gérer sont ceux-là même qui sont chargés de justifier de l'usage qu'ils en ont faits. On rappellera qu'il s'agit là d'une des dispositions fondamentales de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen dont l'article 15 rappelle que la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration et que l'article 14 reconnaît le droit de tout citoyen de suivre l'emploi qui est fait de la contribution publique. Cela signifie à l'évidence que non seulement toute dépense publique doit pouvoir être connue et contrôlée; à l'instar de la situation en Angleterre, en Allemagne dans les pays du Nord de l'Europe, tout citoyen doit pouvoir avoir accès par Internet à la justification de toute dépense publique y compris faite par un parlementaire, un ministre ou un élu quelconque dans l'exercice de sa mission. Cela signifie que des pratiques d'un autre temps, injustifiables, ne peuvent que cesser à partir du moment où elles seront rendues totalement transparentes.

 
L'article 15 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen rappelle que la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Le second point est celui de la gabegie. Chaque année, les rapports de la Cour des Comptes pullulent de choix absurdes, de décisions qui ont coûté des millions voire parfois un ou 2 milliards aux contribuables sans que ceux qui sont à l'origine de ces choix ne soient jamais inquiétés. Il est désormais impératif que les rapports de la Cour des Comptes fassent l'objet de sanctions réelles. C'est évidemment le cas lorsque des soupçons d'infraction se font jour; en particulier, dans le domaine immobilier, de nombreux rapports de la Cour des Comptes ont dénoncé les conditions dans lesquelles avait été géré le patrimoine de l'État; ils ont également dénoncé des pertes en ligne considérables de mobilier de l'État. Ces constats devraient faire l'objet d'une dénonciation obligatoire en application de l'article 40 du code de procédure pénale auprès du parquet.

 
Il est désormais impératif que les rapports de la Cour des Comptes fassent l'objet de sanctions réelles.

Restent enfin les choix catastrophiques sur le plan financier qui n'ont jamais d'incidence sur leurs auteurs. En droit de la comptabilité publique, seul le comptable est responsable. L'ordonnateur, c'est-à-dire le décideur public, ne l'est que dans la mesure où il est gestionnaire de fait c'est-à-dire où il s'est substitué au comptable. C'est rarissime. Nous devrions engager une réflexion sur la responsabilité des auteurs d'erreurs qui ont coûté des milliards à la République et qui peuvent continuer en toute tranquillité. Sans aller jusqu'à une responsabilité personnelle sur le plan financier, d'autres types de sanctions notamment de nature politique pourraient être envisagées.

 
Il faut faire en sorte que le coût des erreurs pour un décideur public puisse devenir pour lui un épouvantail au même titre que sa responsabilité pénale.

L'objectif n'est pas tant de sanctionner mais de faire en sorte que le coût des erreurs pour un décideur public puisse devenir pour lui un épouvantail au même titre que sa responsabilité pénale. Peut-être les choix seraient-ils plus rationnels et l'avis des citoyens aurait-il un poids suffisant pour contrecarrer celui de technocrates pour lesquels le coût est secondaire au regard de projets qui restent parfois totalement pharaoniques, et qui de toute façon sont sous-évalués, généralement entre deux fois et trois fois leur prix réel. Un vrai respect des deniers publics changera la donne entre politiques et société.

 

 

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/moraliser-la-vie-politique-cest-mieux-controler-la-gestion-des/

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Le prochain Président devra engager un grand plan de moralisation de notre vie publique

1 Mars 2017, 07:00am

Publié par Corinne Lepage

Le Canard Enchaîné du 1er février 2017 révélant les suites du "Penelope Gate".

Le Canard Enchaîné du 1er février 2017 révélant les suites du "Penelope Gate".

Le conflit d'intérêt est le poison de la démocratie parce qu'il détourne le pouvoir de décision qui appartient au peuple et à ses représentants au profit d'une minorité, au service d'intérêts exclusivement financiers et pour qui la recherche de la satisfaction du bien commun ne représente strictement rien. Il est l'antichambre de la corruption. Il doit être éradiqué parce qu'il constitue le principal obstacle à l'émergence d'une démocratie fraternelle, la seule forme de démocratie qui soit de nature à réconcilier le citoyen avec ses représentants.

 

Une bonne politique suppose des responsables capables de confronter des valeurs fortes, intimement ressenties et engagées, avec les exigences rudes et déstabilisantes de la réalité. Nous ne voulons ni d'idéalistes qui congédient le réel, ni de praticiens esclaves du réel. C'est pourquoi nous voulons renouveler la classe politique pour faire émerger une nouvelle génération capable de cultiver ces qualités.

 
La reconquête démocratique a trois volets: la moralisation de la vie publique, la sanction en cas de gabegie financière et une réelle démocratie participative.

Ce qui supposera que le futur Président engage un grand volet de moralisation de la vie publique et une réflexion sur le mode de formation et de recrutement des futurs dirigeants. La question de la moralisation de la vie politique est évidemment majeure mais elle s'inscrit dans une question beaucoup plus large qui est celle de la reconquête démocratique. Celle-ci a trois volets: la moralisation de la vie publique, la sanction en cas de gabegie financière et une réelle démocratie participative qui implique d'autres rapports entre les décideurs et les citoyens.

 

Le premier volet est celui de la moralisation: bien qu'une étape importante ait été engagée au cours du présent quinquennat avec la création de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), beaucoup reste à faire pour ouvrir la politique à la société civile, assurer le respect de la moralité, de la probité et en même temps donner aux élus tous les moyens pour exercer au mieux leur mission.

 
La recevabilité d'une candidature à un mandat électif public doit être conditionnée par la délivrance d'un extrait vierge du bulletin n°2 du casier judiciaire.

Sur le premier point, il convient tout d'abord de revoir la question des mandats politiques en les limitant dans le temps (deux mandats successifs) et dans l'espace afin que chaque élu puisse se consacrer pleinement au mandat qui est le sien. Le nombre de députés et de sénateurs doit être réduit ce qui est parfaitement cohérent avec le non-cumul des mandats puisque chaque député et chaque sénateur ne pourra cumuler avec une fonction exécutive locale.

L'intransigeance vis-à-vis des infractions économiques et financières, y compris la fraude fiscale et la corruption, doit être effective. La recevabilité d'une candidature à un mandat électif public doit être conditionnée par la délivrance d'un extrait vierge du bulletin n°2 du casier judiciaire à l'instar de ce qui est exigé des candidats à un emploi public. Dans le même ordre d'idées, la situation fiscale de tous les hauts fonctionnaires et des personnalités nommées en conseil des ministres doit être vérifiée préalablement à leur nomination, comme cela se fait aujourd'hui pour les ministres.

Pour mettre un terme aux dérives auxquelles nous venons d'assister, un statut de l'élu devra être élaboré, fixant les règles de fonctionnement: pas d'embauche de membres de la famille (comme au parlement européen), remboursement des frais sur justificatifs, rémunération équivalente à celle d'un conseiller d'État et entièrement fiscalisée sans aucun à-côté. Les élus devront être soumis au droit commun en matière sociale et civile et ne bénéficieront d'une immunité que pour l'expression politique et en aucune manière des infractions de droit commun. Ce statut de l'élu devra également, à l'issue du mandat, reconnaître un droit au chômage et des droits à la formation professionnelle. La démission de la fonction publique sera automatique pour tout fonctionnaire accédant aux mandats de parlementaire ou à la fonction de ministre. Le système de la réserve parlementaire sera supprimé.

Pour mettre un terme aux dérives auxquelles nous venons d'assister, un statut de l'élu devra être élaboré, fixant les règles de fonctionnement.

S'il faut noter un progrès considérable lié à l'institution de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, en particulier pour lutter contre les cas d'enrichissement personnel, il faut en revanche souligner tout le travail qui reste à faire sur la gestion des conflits d'intérêts au sein du Parlement. Le caractère totalement diaphane de l'intervention du déontologue de l'Assemblée Nationale témoigne de l'inanité de l'institution.

Tout d'abord, la question des incompatibilités doit être revue. Il n'est pas acceptable qu'un parlementaire puisse intervenir dans des domaines pour lesquels de près ou de loin il est amené à conseiller une entreprise. C'est la raison pour laquelle la fonction de consultant devrait être totalement prohibée; celle d'avocat n'est acceptable qu'à la condition que le Conseil de l'ordre soit destinataire de la totalité des clients de l'avocat parlementaire et de la structure à laquelle il appartient et qu'il puisse veiller à ce qu'il ne puisse intervenir en aucune manière dans des dossiers dans lesquels ses clients auraient des intérêts. Si cette condition ne peut pas être satisfaite, alors la profession d'avocat devrait être incompatible avec celle de parlementaire durant la durée du mandat. Il en va naturellement de même de celle de salarié dans des multinationales et/ou passant des marchés publics avec l'État. Des règles extrêmement strictes devraient également être mises en place dans le cadre des conférences, déplacements et autres voyages auxquels participent les parlementaires. La seule transparence (qui n'est parfois pas très explicite) ne suffit pas. Les stratégies de contournement usant du biais d'appartenance au même groupe politique pour contourner les règles doivent faire l'objet de la même vigilance.

Cette moralisation devra s'accompagner d'une moralisation financière en ce qui concerne le fonctionnement des partis politiques, lequel est à l'origine de la plupart des dérives constatées. Les micros partis devraient être supprimés et le travail effectif en termes de participation à la vie politique des différentes formations recevant des fonds publics devra être contrôlé; la mesure qui vient d'être votée sur la transparence des prêts pour financer les campagnes électorales est excellente. Mais, l'affaire Bygmalion a montré la nécessité absolue de revoir les moyens et les pouvoirs de la commission nationale des comptes de campagne et du financement des partis et en particulier la possibilité de saisir directement le parquet en cas d'infraction.

Enfin, ce premier volet impose un toilettage des règles concernant la responsabilité pénale des élus et les moyens de la justice. Cette question sera examinée dans le troisième volet dece document.

Ce premier volet est absolument indispensable pour nous sortir de l'ornière, tant nationale qu'internationale, dans laquelle nous sommes entrés. L'image détestable que notre pays donne au travers de la presse internationale laissant supposer que nous sommes un pays totalement corrompu, dans lequel les pratiques les plus pourries restent impunies, n'est pas supportable. Il est donc plus qu'urgent de rompre de manière ferme avec ce système.

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/le-prochain-president-devra-engager-un-plan-de-moralisation-vie-publique/

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Stéphane Gemmani se penche sur le projet Macron

28 Février 2017, 09:06am

Publié par Stéphane Gemmani

Le conseiller régional grenoblois est très actif dans le parti de Corinne Lepage qui a récemment apporté son soutien à Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle.

Le conseiller régional grenoblois est très actif dans le parti de Corinne Lepage qui a récemment apporté son soutien à Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle.

D’emblée, le conseiller régional grenoblois veut couper court aux éventuelles rumeurs qui pourraient naître d’une telle annonce. « Je ne suis et ne serai pas candidat aux législatives. J’ai déjà un mandat qui me prend du temps, même si je siège dans l’opposition », dit Stéphane Gemmani.

La grande exclusion

Et d’ailleurs, c’est en tant que cadre national de Cap21 (parti de Corinne Lepage) qu’il a été approché par l’équipe du mouvement d’Emmanuel Macron pour travailler sur les thématiques de la grande exclusion et du handicap. Il faut dire que l’élu, qui fut longtemps président du Samu social de Grenoble Vinci Codex, est en capacité de livrer sa propre expertise de terrain. « Je ne suis pas partie prenante de “En Marche”, je garde mon identité Cap21, mais j’ai trouvé intéressant de travailler sur le sujet avec un candidat qui a su créer une dynamique transpartisane et non-clanique. Emmanuel Macron a pour lui de n’être pas passé par la machine des partis, celle qui broie les idéaux. En revanche, moi je ne crois pas à l’homme providentiel, donc j’attends de voir avant de m’impliquer davantage. »

Et sur le sujet de la grande exclusion, Stéphane Gemmani a déjà des pistes à lui proposer : « Il faut un renouveau du tissu social. L’actuel, qui date de l’après-guerre, n’est plus adapté aux évolutions d’aujourd’hui. Je propose de travailler sur la création de centres d’hébergement diffus et pérennes, avec la collaboration des communes et des citoyens voulant s’impliquer. Il faudrait créer des centres plus petits, et dispersés sur tout le territoire. Ils accueilleraient cinq à dix personnes et là, on serait dans la stabilisation, plus que dans l’urgence. Mais pour cela, il faut de la volonté politique. On verra si ce projet est repris par Emmanuel Macron dans son programme. »

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#ParlonsVrai : Halte au feu démocratique

27 Février 2017, 16:35pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : Halte au feu démocratique

La classe politique française n’aime pas la justice et la France a bien du mal à s’inscrire dans un État de droit.

Dans le pays de Montesquieu, le pouvoir judiciaire n’est pas reconnu puisqu’il ne s’agit dans la Constitution que d’une Institution judiciaire. Les gouvernements successifs n’ont cessé de réduire les moyens de la justice d’où des lenteurs procédurales inacceptables dans un pays démocratique, des conditions de travail moyenâgeuses et un manque criant de magistrats en particulier dans les affaires qui retiennent l’attention médiatique : affaires politiques ou financières, affaires sanitaires et environnementales.

Cette situation a permis d’instaurer une forme d’impunité pour les dirigeants politiques comme du reste pour les grands dirigeants économiques, en raison de la lenteur de procédures particulièrement alambiquées, qui conduisent, dans les meilleurs cas, à des décisions 10 ans, 15 ans, 20 ans après les faits sauf quelques exceptions comme l’affaire Cahuzac.

Lors de cette élection présidentielle très particulière, nous assistons à la collision entre des pratiques indignes d’un pays démocratique et les difficultés habituelles de l’institution judiciaire. Lorsque, aux États-Unis, il a été question que Hillary Clinton soit poursuivie pendant la campagne présidentielle pour ses mails, personne n’a remis en cause le droit pour la justice de s’intéresser à une infraction potentielle y compris pendant la période électorale. En France, il faudrait que la justice s’arrête pour permettre à l’impunité temporaire de l’emporter au motif que nous sommes en période électorale. Ainsi, serait-il préférable d’élire une personnalité susceptible d’être ultérieurement condamnée et sur la tête de laquelle pèserait durant tout son mandat ce risque plutôt que de laisser la justice faire son travail et permettre aux électeurs de voter en connaissance de cause.

La courte échelle que François Fillon et Marine Le Pen sont en train de se faire pour contester la justice, et en ce qui concerne la candidate frontiste pour la menacer (ce qui pose évidemment un problème pour une personne prétendant être la garante des institutions), est un danger majeur pour la démocratie. Les menaces à l’égard des magistrats qui feraient leur travail, le refus de Marine Le Pen de répondre à une convocation, alors même que la Cour de Justice de l’Union européenne a eu l’occasion de se prononcer sur le bien-fondé de la réclamation faite à l’encontre des dirigeants frontistes par le Parlement européen pour le remboursement des salaires, constituent des actes extrêmement graves qui s’éloignent dangereusement du système démocratique.

Bref, la situation présente conduit à deux conclusions : d’une part, le renforcement de l’indépendance de la justice est un impératif de telle sorte que des invectives navrantes comme celle que nous entendons aujourd’hui ne puissent plus se produire. Cela passe par la reconnaissance d’un pouvoir judiciaire dans la Constitution, l’indépendance du parquet, le renforcement de l’indépendance du Conseil Supérieur de la Magistrature et des moyens convenables pour travailler. D’autre part, le comportement d’un certain nombre d’hommes et de femmes politiques, qui prennent leurs concitoyens pour des imbéciles et considèrent que la fonction politique les met au-dessus de la justice alors qu’elle ne fait qu’exiger plus de leur part, est indigne de notre pays. Pour s’en convaincre, il suffit du reste de lire la presse étrangère pour laquelle nous sommes devenus un exemple de république bananière.

Corinne Lepage

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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