Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #echos du reseau lercitoyen

Une mission pour la transition économique

21 Janvier 2015, 10:58am

Publié par CAP21/LRC

Une mission pour la transition économique

La ministre Ségolène Royal confie une mission sur la transition économique à Corinne Lepage

La ministre de l’Environnement du Développement Durable et de l’Energie Ségolène Royal a confié à Corinne Lepage une mission sur la transition économique pour les acteurs du Nouveau Monde.

La mission a pour objectifs de faire des propositions dans trois directions :
• répertorier dans tous les secteurs concernés, c’est-à-dire ceux de la transition économique, les entreprises innovantes et dynamiques afin de permettre la création d’un réseau, de répertorier et mettre en cohérence les réseaux qui existent ;
• déterminer les blocages spécifiques auxquels ces secteurs sont confrontés pour pouvoir davantage les développer, créer de l’activité et des emplois et exporter ;
• déterminer l’utilité et les conditions d’une mise en synergie globale afin de, le cas échéant, jeter les bases d’une force commune.

Après la constitution du groupe en décembre, le groupe de travail s’est réuni pour une première réunion de travail le 20 janvier au Ministère de l’environnement

La lettre de mission

 

Source : le site national

Lire la suite

Corinne Lepage chargée d'une mission sur «l'économie verte»

20 Janvier 2015, 20:30pm

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage, présidente du part Cap21, à l'Elysée le 27 novembre 2014

Corinne Lepage, présidente du part Cap21, à l'Elysée le 27 novembre 2014

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a chargé l'avocate Corinne Lepage, ex-ministre de l'Environnement de Jacques Chirac, d'une mission sur la «transition économique» afin de soutenir les acteurs de «l'économie verte».

Le groupe de travail, constitué autour de l'ancienne ministre, s'est réuni pour la première fois au ministère mardi, indique un communiqué.

«Le succès de la loi sur la transition énergétique dépend pour une large part de la mobilisation des acteurs de l'économie verte (...) Une nouvelle économie se développe, notamment dans des start-up, des coopératives et de jeunes entreprises de pointe», expliquait Mme Royal dans se lettre de mission à Mme Lepage, datée de novembre 2014 et rendue publique mardi.

«Ce +nouveau monde+ irrigue la société française mais reste très éparpillé, peu structuré et finalement assez à l'écart des débats et bégociations menées à l'échelle nationale, a fortioti internationale. Ces entreprises pourraient beaucoup gagner à céer entre elles des synergies», poursuivait-elle.

Un groupe de travail a ainsi été formé en décembre, et un rapport est attendu au cours de ce premier trimestre 2015, devant formuler des propositions.

Pour Mme Royal, il s'agira de «répertorier les entreprises innovantes afin de permettre la création d'un réseau», «déterminer les blocages auxquels ces secteurs sont confrontés», et enfin «déterminer l'utilité et les conditions d'une mise en synergie globale» de ces acteurs.

 

Source : 20Minutes

http://www.20minutes.fr/planete/1521894-20150120-corinne-lepage-chargee-mission-l-economie-verte

Lire la suite

Corinne Lepage : "L'échec du barrage de Sivens nous a appris que l'expertise technique doit cesser d'ignorer l'expertise locale"

18 Janvier 2015, 12:57pm

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage : "L'échec du barrage de Sivens nous a appris que l'expertise technique doit cesser d'ignorer l'expertise locale"
 

Pour le députée européenne Corinne Lepage, il ne faut pas reproduire les erreurs du passé. Qu'il s'agisse du laxisme à l’œuvre au sein de l'école, du manque de clairvoyance et d'unité des politiques face à la montée de l'islamisme radical ou encore de la non-concertation entre acteurs de terrain et aménageurs sur les projets tel que le barrage de Sivens.

Atlantico : Dans une tribune parue dans Le Nouvel Observateur, vous évoquez les valeurs républicaines pour solutionner les problèmes de l'islam fondamental. Lors de la minute de silence qui a suivi les attentats de Charlie Hebdo, une centaine de classes ont perturbé ce moment de recueillement. Comment ces valeurs pourraient-elles s'adresser aujourd'hui à ceux qui les rejettent, qui estiment qu'elles ne leur conviennent pas ?

Corinne Lepage : Aucun citoyen français n'a à dire si ces valeurs lui conviennent ou non. Ce sont les valeurs de la République qui ne sont pas négociables et que chaque citoyen français a le devoir de défendre.

Nous sommes dans un pays de liberté de pensée mais, dans l'expression publique, les valeurs de la République doivent être affirmées comme telles.

Imposer ces valeurs nécessite de revenir sur un laxisme dans les écoles qui a été trop important ces dernières années. Cela ne concerne pas seulement les valeurs de la République mais la manière dont les enseignants sont considérés. Il faut aujourd'hui revaloriser l'enseignant et ce qu'est l'enseignement, en prenant en compte que l'on est au XXIème siècle bien sûr. Les nouvelles méthodes d'enseignement qui vont nous envahir sont une occasion de reconquête de la part de l'enseignant.

Au-delà du rôle fondamental de l’école républicaine que vous évoquez, n'y a-t-il pas également une dimension familiale à intégrer à votre diagnostic ?

Cette dimension est bien sûr essentielle. Il n'est absolument pas possible dans un pays comme le nôtre que certains enfants en bas-âge soient dans la violence et le rejet de l'autre, dans une culture de la haine. Cela veut dire qu'il y a un travail à faire avec les parents. La manière dont un certain nombre de parents se sont comportés vis-à-vis du corps enseignant au cours des années passées est absolument intolérable, quil s'agisse de parents violents ou revendicatifs car leur enfant n'aurait pas les notes qu'il devrait avoir.  L'école de la République fait intégralement partie du système et on ne peut pas accepter ce qui la remet en cause, donc l'enseignement. Il est important de revenir à un socle extrêmement ferme de ce qui fait la nation française et de ce qui a été réaffirmée par plusieurs millions de concitoyens de manière très claire la semaine dernière.

 

Quels sont les principaux défis qui se présentent au gouvernement et, plus largement, à la sphère politique depuis les attentats ? Par quoi devrait-on commencer pour les solutionner ?

Les politiques doivent être à la hauteur de ce que le peuple français a exprimé. Nous avons en France de très gros problèmes avec nos partis politiques. Il y a une certaine unanimité sur le fait que le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur ont bien géré ce qu'il s'est passé après les attentats. C'est suffisamment rare pour que l'on puisse le noter. La question aujourd'hui est de savoir comment on maintient cette unité nationale sur tout ce qui concerne les questions de sécurité, de terrorisme et de lutte contre l'intégrisme. Et, deuxièmement, est-ce que cette nouvelle manière de faire est susceptible d'être étendue à d'autres domaines. Peut-on concevoir une forme d'unité nationale dans la lutte contre le chômage, dans la transformation de l'économie française, etc. ? Je pense que le partis politiques auront beaucoup de mal à la réaliser car, intrinsèquement, ils ne sont pas faits pour cela. Certaines personnalités sont arrivées à transcender le système des partis politiques tel qu'il existe, est-ce qu'ils vont être capables de transformer le système politique dans son ensemble ? Cela veut dire également remettre sur la table des sujets qui fâchent mais qui pour nos concitoyens sont extrêmement importants : ceux de l'exemplarité.

Les derniers attentats ont éclipsés la voix de l'opposition. Comment la droite doit-elle s'adapter concrètement ?

Je n'appartiens ni à un parti de droite, ni de gauche d'ailleurs, donc ce n'est pas à moi de dire comment la droite doit s'adapter. Mais je pense profondément que tout le monde doit s'adapter et que les nouvelles solutions ne peuvent être que des solutions de synthèse et neuves par rapport à ce que l'on a pu connaître. C’est-à-dire que l'on a aucun exemple dans le passé qui ne va nous aider à résoudre les problèmes que l'on a sur la table, comme celui de l'intégrisme, je l'appelle pour ma part l'islamo-fascisme, qu'il s'agisse de Boko Haram à l'extérieur ou de Coulibaly à l'intérieur.

 
 

Il s'agit de s'attaquer au problème de l'égalité républicaine, de la reconquête de nos quartiers et de l'éducation de nos enfants. Nous n'avons collectivement pas voulu voir ce qui était en train de nous arriver. Et à un moment, la poussière sous le tapis a été telle que c'est le tapis lui-même qui est soulevé. A force de grande lâcheté et d'hypocrisie, il faut qu'à un moment donné du temps, le système explose et c'est ce qui est en train de nous arriver.

Sommes-nous en capacité de nous attaquer à ces problèmes en essayant de gommer ce qui est partisan au mauvais sens du terme ? Le débat d'idées est absolument nécessaire car personne n'a la vérité universelle. En revanche, les calculs partisans ne sont pas acceptables dans la situation actuelle. Il faut trouver le juste équilibre entre l'un et l'autre.  

Plusieurs rapports ont indiqué que le projet du barrage Sivens n'était pas pertinent. Que proposez-vous pour détricoter la technocratisation parfois absurde de l'administration ?

Nous avons aujourd'hui beaucoup débattu de la simplification du droit l'environnement ou des procédures mais je pense que c'est très mal poser le problème. Le problème n'est pas celui de la simplification des normes mais de l'efficacité du système. Il y a 20 ans, lorsque j'étais ministre, j'avais demandé aux acteurs de terrain de se mettre d'accord sur ce que devait être une concertation. Ils ont abouti sur un petit texte très simple : la Charte de la concertation qui exprimait jusqu'où les aménageurs étaient prêts à aller et le minimum acceptable par les acteurs et défenseurs de l'environnement.

Nous avons multiplié les procédures mais l'état d'esprit dans lesquelles elles sont menées est borné. C'est-à-dire que les aménageurs arrivent avec un projet tout fixé dont on veut faire croire au public qu'il ne l'est pas, pour lequel on demande aux gens leur avis et à qui on fait comprendre que leur avis, finalement, on d'en fiche éperdument. Tout cela au sein de procédures extrêmement encadrées avec des tas de règles dans tous les sens. Il est tout a fait normal que ça ne marche pas. L'échec du barrage de Sivens nous a appris que l'expertise technique doit cesser d'ignorer l'expertise locale. C'est en croisant ces deux expertises que l'on arrive à faire de bons projets qui vont répondre à l'objectif qui est visé et être supportés par les gens qui vivent sur le terrain. Pour moi, ce n'est pas une question de texte, c'est une question d'état d'esprit dans lequel on les applique et de raison d'être de ces textes.

Ségolène Royal vous aurait consultée à plusieurs reprises en vue de la préparation de la Conférence climat en fin d'année. Quels sont les points qui demeurent discordants ?

J'ai rencontré Ségolène Royal à plusieurs reprises et nous avons parlé de cela et d'un certain nombres d'autres sujets. Je suis convaincue comme elle de la direction dans laquelle il faut aller et des discussions auxquelles nous allons nous heurter. Le message que j'essaie de faire passer c'est la nécessité de travailler à un niveau européen.

Pour avoir participé à 5 conférences climat, je me suis bien rendue compte de ce qu'était le rôle du pays hôte : il doit être un facilitateur, c'est-à-dire trouver le meilleur compromis possible, et jouer un jeu intelligent avec l'Europe dont le rôle est de pousser le plus loin possible.

Propos reccueills par Claire Tomasella et Alexis Franco

 

Source : Atlantico

http://www.atlantico.fr/decryptage/corinne-lepage-echec-barrage-sivens-appris-que-expertise-technique-doit-cesser-ignorer-expertise-locale-1960280.html

Lire la suite

#CharlieHebdo notre société est malade de son égoïsme. Nous avons une chance d'évoluer

15 Janvier 2015, 11:54am

Publié par C. L. & J. K.

Plus de 3,7 millions de personnes se sont rassemblées dans toute la France ce dimanche 11 janvier

Plus de 3,7 millions de personnes se sont rassemblées dans toute la France ce dimanche 11 janvier

LE PLUS. La Marche républicaine en hommage aux victimes des attaques terroristes a prouvé l'unité de la nation, ce dimanche 11 janvier. Seulement, est-ce suffisant ? N'y a-t-il que dans la lutte contre le terrorisme que la France doit s'unir ? Une tribune de Corinne Lepage, présidente du Rassemblement citoyen et de Jacques Krabal, député de l'Aisne et vice-président du Rassemblement citoyen.

Édité par Rémy Demichelis 


 

Personne n’a organisé le sursaut républicain de dimanche 11 janvier et ceux qui s’aviseraient de revendiquer cette mobilisation historique commettent une lourde erreur ; de la même manière, ceux qui ont cru pouvoir condamner la manifestation et inviter à ne pas y participer en sont pour leurs frais.

 

L’unité nationale qui s’est exprimée est avant tout celle du peuple français, qui a renoué avec son passé universaliste, son amour de la liberté sous la forme de la liberté d’expression, de l’égalité sous la forme de la lutte contre l’antisémitisme et le racisme, de la fraternité retrouvée sous la forme de la solidarité et du regard vers l’autre. La journée du 11 janvier 2015 restera dans l’histoire comme celle du 14 juillet 1790, celle de la communion du peuple français autour de l’unité de la nation. Et la fierté des Français se mesure à la mobilisation internationale sans précédent, preuve s’il en fallait que nous pouvons rester porteurs de valeurs universelles dans lesquelles de nombreux citoyens du monde se reconnaissent.

 

L'unité nationale partout

 

Ce sursaut du peuple français a conduit, voire contraint, à une union politique pour répondre à la barbarie et à la lutte contre le terrorisme. Et, il faut rendre hommage au président de la République d’avoir parfaitement su organiser cette union.

 

C’est un premier pas mais il ne suffit pas.

 

L’unité nationale ne doit pas se limiter à la question certes prioritaire de la lutte contre le terrorisme et de la sécurité. Elle doit s’étendre tout d’abord à la reconquête des territoires et des quartiers. Comment en effet peut-on admettre que nous ayons pu manifester avec le slogan "même pas peur" et que nombre de nos concitoyens vivent avec la peur au ventre soit en raison de leur origine, soit en raison de leur lieu d’habitation, les deux pouvant du reste se cumuler ?

 

Comment peut-on admettre qu’un certain nombre de nos concitoyens se considèrent comme totalement méprisés parce que la loi de la République ne s’applique pas chez eux, que des délinquants qu’ils connaissent pertinemment les menacent impunément et qu’ils n’ont d’autre choix que de se taire et de supporter ?

 

Assurer à terme la sécurité de tous

 

Elle doit s’étendre évidemment à la question économique et à l’impératif de l’activité et la création d’emplois. Cet impératif doit effacer les clivages politiciens, même si évidemment le débat démocratique est nécessaire.

 

Des mesures doivent être prises sur le plan fiscal, économique, financier qui permettent la transition en même temps le redémarrage industriel. C’est le moment et nos concitoyens y sont évidemment prêts.

 

La question de l’éducation est également essentielle. De même que nous avons laissé largement les journalistes de "Charlie Hebdo" assumer le risque lié à la bataille des caricatures de Mahomet, nous laissons les professeurs des écoles et les enseignants assumer seuls les conséquences de la misère sociale, de l’endoctrinement et de la déliquescence du lien social. C’est un sursaut national qui est nécessaire pour assurer réellement l’égalité des chances, imposer l’école de la république, et assurer à terme la sécurité de tous.

 

Rénover le pacte républicain

 

Ce sursaut national nous a redonné confiance en nous ; mais c’est une confiance fragile si elle ne se transforme pas en sursaut national dans la réalité de la vie de chacun de nos concitoyens.

 

Partout, les français réclament cette union nationale, et ce, de façon permanente. Les citoyens ne peuvent plus accepter les positions partisanes, les débats stériles qui ne reposent que sur des clivages sectaires et les privent de ce qu’ils sont en droit d’attendre de leurs élus. Ils en ont plus qu’assez des discours électoralistes de politiques qui ne s’intéressent qu’à leur voix, non à leur vie. Ce qu’ils souhaitent, c’est ce que le monde politique se préoccupe de leur quotidien, mette tout en place pour leur apporter de vraies réponses, des issues à leurs problématiques.

 

La responsabilité du politique, aujourd’hui, c’est de rénover le pacte républicain pour le renforcer en tenant compte des réalités actuelles de notre société.

 

Reconstruire la République

 

Loin des beaux discours, nos dirigeants, mais aussi l’ensemble des élus, quel que soit leur mandat, doivent travailler ensemble pour seul objectif l’intérêt général. Notre société est malade de son individualisme, de son égoïsme, elle ne porte plus les valeurs qui la fondent et laisse le champ libre au repli sur soi, au rejet et à la haine de l’autre, comme l’ont si terriblement démontré les événements qui ont secoué notre pays la semaine passée.

 

Face à ces drames humains, face à la menace de déliquescence du vivre ensemble, la mobilisation très forte et fraternelle qui a marqué le week-end dernier doit nous éveiller et nous appeler, impérativement, à consolider cette union nationale. La réponse aux attentats, à la violence la plus extrême qui a ébranlé la France sur ses fondements, ne peut être que politique. Il est de notre devoir d’élus, mais aussi de citoyens, de nous réapproprier les fondamentaux tout comme les symboles de notre République. Ils ne doivent plus être accaparés, séquestrés et dévoyés par des extrémistes de tous bords qui ne prônent que la désunion quand le rassemblement doit être fort et durable.

 

Alors, oui, comme le demandent les français, dans nos territoires, dans nos villes, nos villages, travaillons ensemble à reconstruire la République.

 

Travaillons ensemble à implanter définitivement les vraies valeurs du vivre ensemble, sans exclusion et sans sectarisme.

 

Replacer l'humain au cœur de l'action républicaine

 

C’est maintenant ou jamais que nous avons une chance exceptionnelle de repartir sur de bonnes bases, de nous unir pour progresser dans une République plus forte car plus unie et ouverte à tous. Nous y parviendrons si nous savons repenser notre rapport à l’autre, notre rôle individuel et collectif au sein de la société. Celle-ci ne doit plus être régie par la finance mais replacer, véritablement, l’humain et le lien social au cœur de son action.

 

Pour la France, pour les Français, nous devons réussir l’engagement d’union nationale auquel a appelé le président de la République.

 

 

Cette tribune est cosignée par Corinne Lepage, présidente du Rassemblement citoyen, et Jacques Krabal, député de l'Aisne et vice-président du Rassemblement citoyen.

 

Source  L'Obs

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1306072-charlie-hebdo-notre-societe-est-malade-de-son-egoisme-nous-avons-une-chance-d-evoluer.html

 

Lire la suite

Dimanche, nous serons tous Charlie

10 Janvier 2015, 01:13am

Publié par Corinne Lepage

#LaFranceEstCharlie

#LaFranceEstCharlie

 

Nos concitoyens n'ont attendu l'invitation de personne pour descendre par dizaines de milliers dans la rue pour soutenir Charlie et crier haut et fort qu'ils n'avaient pas peur. Il doit en être de même dimanche. Nous n'avons besoin de l'invitation d'aucun parti politique pour nous rassembler, sans autre pancarte que " Je suis Charlie".

Si on peut se réjouir de la volonté du président de la République de rassembler la Nation tout entière, on ne peut que regretter l'instrumentalisation politique qui semble en résulter. Chacun est de nouveau dans son rôle, utilisant le système médiatique, le Front national pour se victimiser, les autres partis politiques pour prétendre représenter la Nation.

Ce petit jeu est misérable et affligeant car tous les adhérents des partis politiques confondus ne représentent jamais que moins de 1% de nos concitoyens. Et une fois encore, les Français ne les ont pas attendus pour décider de battre le pavé. La manifestation de dimanche doit rassembler tous nos concitoyens qui sont prêts à arborer la pancarte: "je suis Charlie".

Ceux qui ne peuvent pas ou ne le veulent pas n'ont effectivement pas leur place dans les rues de Paris dimanche. Il s'agit en effet non seulement de marquer sa solidarité qui est une évidence devant une telle tragédie mais de marquer son engagement en faveur de la liberté d'expression telle que la conçoit Charlie hebdo. Et si les électeurs du Front national le souhaitent, qui pourraient leur interdire de le faire?

Mais la cohérence commande alors d'abandonner des thèses contradictoires avec les valeurs de la République qui se fondent sur l'égalité de tous et le refus de la communautarisation et donc de la discrimination. Les vindictes, les idées rances appellent à la peur et à la haine ; elles ne sont pas compatibles avec les valeurs défendues par Charlie hebdo et de la République. La Présence sur le pavé parisien est donc un choix individuel, un mouvement qui va du bas vers le haut et non l'inverse.

Et nous ne pouvons et ne devons avoir aucun doute sur le fait que nos concitoyens de confession musulmane seront très nombreux eux aussi avec la même pancarte, pour qu'il n'y ait que des citoyens unis et faisant front contre la barbarie. Arborer une pancarte différente reviendrait à se différencier des autres citoyens français alors que l'objectif de cette manifestation est exactement l'inverse.

De plus, à la solidarité humaine s'ajoute le soutien sans faille à la liberté d'expression à laquelle la république est totalement attachée. Refuser ce soutien revient à refuser cette liberté d'expression ce qui ne peut que conforter tous ceux qui voudraient dénier à certaines catégories de nos concitoyens la capacité et le droit d'être des citoyens à part entière.

Nous sommes tous Charlie signifie nous sommes tous des citoyens français heureux et fiers de défendre les valeurs de la République et de présenter un front commun contre les barbares fascistes qui ont décidé de nous attaquer.

 

Devenez fan

Ex Députée européenne Cap21,

ancienne ministre de l'Environnement sous Chirac

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/dimanche-nous-serons-tous-charlie_b_6443052.html

 

Lire la suite