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Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #echos du reseau lercitoyen

La Grèce n'est pas la France, mais...

26 Janvier 2015, 09:41am

Publié par Corinne Lepage

POLITIQUE - Le succès de Syriza en Grèce souhaité à la fois par l'extrême gauche française et le Front national sera très certainement instrumentalisé par l'une et par l'autre. L'axe Mélenchon-Duflot semble rêver d'une candidature commune à la présidentielle, faisant au passage couler de manière irréversible une écologie qui refuse d'être réduite à un altermondialisme décroissant ou productiviste selon les cas; quant à Marine Le Pen, elle peaufine ainsi une image sociale comme si l'on pouvait oublier que nombre de fascistes français issus notamment du PPF venaient de la gauche voire de l'extrême gauche.

Mais la France n'est pas la Grèce. Ce succès électoral témoigne de la gestion calamiteuse de la crise grecque par l'Europe et la troïka. Si comme l'avait proposé dès l'origine de la crise, le directeur du FMI, une large partie de la dette grecque, alors encore modeste au regard de ce qu'elle est aujourd'hui, avait été annulée, bien des souffrances et des drames auraient été évités. Il faut reconnaître que les fonds alloués à la Grèce ont été largement utilisés pour renflouer les banques européennes, notamment françaises et allemandes et que les taux d'intérêt réclamés à la Grèce étaient et sont encore indécents.

Il faut reconnaître aussi que les gouvernements grecs successifs ont refusé d'imposer tous ceux qui en Grèce ne l'étaient pas, pour faire peser sur les plus modestes des charges insupportables. Il faut reconnaître que les exigences de la Commission ont conduit les Grecs à vendre « leurs bijoux de famille » sans pour autant rembourser la dette et ont plongé ce pays dans une crise sans précédent. Il faut reconnaître que les fraudes et manipulations multiples qui sont à l'origine de ce trou sans fond n'ont jamais fait l'objet de recherche de responsabilité y compris à l'égard des banques qui les ont conseillés. Alors oui, on peut tout à fait comprendre la réaction des Grecs. La situation française est sans rapport à commencer par le fait qu'il n'y a pas de politique d'austérité en France mais une simple rigueur budgétaire indispensable.

Pour autant, il serait naïf de penser que ce succès grec est sans incidence sur la politique française et européenne.

Le succès de Syriza témoigne de la reconquête du politique et de la volonté des citoyens de sortir des partis politiques traditionnels. À cet égard, les nombreux mouvements citoyens qui se développent en Europe témoignent de ce même besoin de la société civile de reconquérir les moyens de son destin. Mais, il serait hasardeux de considérer que par définition, voire par essence, mouvements citoyens signifient mouvement d'extrême gauche ou d'extrême droite. En France comme en Europe, la société civile est en train de changer la donne; cela ne signifie pas que les mouvements d'extrême gauche vont l'emporter en France; les derniers scrutins sont plutôt en sens contraire. La mobilisation de la société civile peut et doit se faire sur un projet beaucoup plus pragmatique et consensuel.

Le soutien à Syriza vient aussi de tous les ennemis de l'Europe, de l'extrême droite comme de l'extrême gauche. Il est vrai que la politique européenne à l'égard de la Grèce a été particulièrement ratée. Pour autant, la crainte exprimée par nombre de nos concitoyens que la Grèce quitte l'euro et même l'union européenne, témoigne a contrario du désir des défenseurs de Syriza d'une volonté de voir évoluer l'Europe et non de la voir disparaître. De la même manière, les déclarations les plus récentes de Tsipras démontrent sa volonté de trouver des solutions de compromis.

Avec les décisions prises jeudi par la BCE, une nouvelle politique se dessine. Enfin, la croissance et la transition économique de l'Europe deviennent la priorité plutôt que la lutte contre l'inflation. L'arrivée de Syriza peut être une formidable occasion de trouver de nouvelles synthèses en Europe plus proches de ce que souhaitent les citoyens et moins conformes aux désirs des lobbys qu'ils soient financiers ou industriels. Le vote historique en Grèce ce soir pourrait paradoxalement constituer un nouveau départ pour l'Europe.

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/impact-elections-grece-france_b_6542376.html

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Election grecque

26 Janvier 2015, 09:12am

Publié par Corinne Lepage

Election grecque

 

Communiqué de Presse Corinne Lepage élection grecque

 

Berceau de la démocratie, la Grèce ouvre une nouvelle voie en Europe en faisant accéder démocratiquement un jeune leader charismatique à la tête du pays. Ce pays membre de l'Union Européenne depuis 1981 est confronté à une oligarchie qui l'a emmené droit dans le mur. Les solutions imposées par l'Union Européenne et la troïka n'ont fait qu'empirer les choses. Les mesures d'austérité imposées par l'Union Européenne ont permis hors frais financiers un retour à l'équilibre du budget grec, mais un prix absolument insupportable pour les grecs.

Néanmoins, Alexis Tsipras a déjà dit qu'il ferait preuve de pragmatisme. Une sortie de la zone euro ou un défaut de paiement sont exclus. Ainsi, ceux qui, en France, ont vu un salut antieuropéen se sont fortement trompés. L'axe Mélenchon-Duflot dans son discours est très loin du pragmatisme nécessaire et la tentative de triangulation de Marine le Pen relève de la supercherie.

Il faut tirer les leçons du scrutin grec, d'abord sur le plan démocratique et les dérives oligarchiques de nos diverses instances nationales et supranationales et surtout associer la société civile dans le combat commun qu'est la sortie de crise.

 

François Damerval

Chef de cabinet de Corinne Lepage

f.damerval@cap21.net

0663885844

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Des Charlie plutôt nimby*

24 Janvier 2015, 09:57am

Publié par B. D. & J. L.

"Nous irons tous au paradis" un film d'Yves Robert datant de 1977 qui présente les plaisirs d'être propriétaire aux abords d'un aéroport.

"Nous irons tous au paradis" un film d'Yves Robert datant de 1977 qui présente les plaisirs d'être propriétaire aux abords d'un aéroport.

L'une des premières réunions post traumatiques de l'après 7 janvier 2015 eut lieu le 19 courant au cinéma Utopia de Tournefeuille (en proche banlieue de Toulouse) au sujet de la privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

La salle était remplie de plus d'une centaine de personnes, en principe tous Charlie depuis le dimanche précédent.

Après la projection du film "In the air" avec Georges Clooney, il y eut une petite heure de débat. Les questions fusèrent (Normal dans la capitale de l'aéronautique et du spatial).

A signaler, l'une des toutes premières questions demandant des chiffres sur les possibilités d'extension du trafic de Blagnac ; avec le vécu de l'augmentation des vols en 2010, lors des perturbations de l'espace aérien par un vulgaire volcan Islandais. Blagnac pourrait dès demain augmenter le nombre de rotations de 25%, mais les infrastructures au sol sont inadaptées pour absorber un tel trafic en permanence. La présidente du CCNAAT** a indiqué que certains gestionnaires de l'aéroport voudraient « enfiler les avions » comme des perles en continu.

Ensuite, il y a eu d'autres questions/interventions comme dans tout débat où chacun « prêche pour sa paroisse ». Des politiques, des anti-politiques, des investisseurs dans Wiseed, un responsable du SPPPI*** qui a voulu signaler le risque de l'ex poudrerie (Safran/Héraklès)...

D'aucun pouvait trouver charmante cette atmosphère, bien que trop partisane, voire trop nimby*.

A noter, l'intervention très contreversée d'une militante à laquelle la présidente du CNNAAT qui menait les débats avait donné la parole. Suite à l'intervention non convaincante de cette personne, des gens dans la salle ont réagit sans attendre le micro...

L'assemblée s'est finalement quittée dans le calme après la dernière prise de parole d'un quidam ayant insisté à la fin pour passer son message. Une malheureuse expérience vécue en région parisienne qui illustra à point nommé le thème de la privatisation et de l'argent pour les riverains. Dans les années 80, il avait acheté lors d'un week-end prolongé une maison sous le couloir aérien d'Orly. Il l'a revendue 10 ans après avec une perte de 25% du seul fait de l'augmentation du trafic aérien. Les nombreux cinéphiles présents, la tête dans les nuages, ont certainement pensé alors au film de Yves Robert intitulé  "Nous irons tous au Paradis" datant de 1977.

Cette anecdote a clos les débats, vers 23H, et rendez-vous était pris pour les prochaines manifestations (voir le planning initial).

 

* nimby : Never In My Back Yard (jamais dans mon pré carré)

** CCNAAT Collectif contre les nuisances aériennes de l'agglomeration toulousaine

*** SPPPI  Secrétariat permanent pour la prévention des problèmes industriels

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Une mission pour la transition économique

21 Janvier 2015, 10:58am

Publié par CAP21/LRC

Une mission pour la transition économique

La ministre Ségolène Royal confie une mission sur la transition économique à Corinne Lepage

La ministre de l’Environnement du Développement Durable et de l’Energie Ségolène Royal a confié à Corinne Lepage une mission sur la transition économique pour les acteurs du Nouveau Monde.

La mission a pour objectifs de faire des propositions dans trois directions :
• répertorier dans tous les secteurs concernés, c’est-à-dire ceux de la transition économique, les entreprises innovantes et dynamiques afin de permettre la création d’un réseau, de répertorier et mettre en cohérence les réseaux qui existent ;
• déterminer les blocages spécifiques auxquels ces secteurs sont confrontés pour pouvoir davantage les développer, créer de l’activité et des emplois et exporter ;
• déterminer l’utilité et les conditions d’une mise en synergie globale afin de, le cas échéant, jeter les bases d’une force commune.

Après la constitution du groupe en décembre, le groupe de travail s’est réuni pour une première réunion de travail le 20 janvier au Ministère de l’environnement

La lettre de mission

 

Source : le site national

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Corinne Lepage chargée d'une mission sur «l'économie verte»

20 Janvier 2015, 20:30pm

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage, présidente du part Cap21, à l'Elysée le 27 novembre 2014

Corinne Lepage, présidente du part Cap21, à l'Elysée le 27 novembre 2014

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a chargé l'avocate Corinne Lepage, ex-ministre de l'Environnement de Jacques Chirac, d'une mission sur la «transition économique» afin de soutenir les acteurs de «l'économie verte».

Le groupe de travail, constitué autour de l'ancienne ministre, s'est réuni pour la première fois au ministère mardi, indique un communiqué.

«Le succès de la loi sur la transition énergétique dépend pour une large part de la mobilisation des acteurs de l'économie verte (...) Une nouvelle économie se développe, notamment dans des start-up, des coopératives et de jeunes entreprises de pointe», expliquait Mme Royal dans se lettre de mission à Mme Lepage, datée de novembre 2014 et rendue publique mardi.

«Ce +nouveau monde+ irrigue la société française mais reste très éparpillé, peu structuré et finalement assez à l'écart des débats et bégociations menées à l'échelle nationale, a fortioti internationale. Ces entreprises pourraient beaucoup gagner à céer entre elles des synergies», poursuivait-elle.

Un groupe de travail a ainsi été formé en décembre, et un rapport est attendu au cours de ce premier trimestre 2015, devant formuler des propositions.

Pour Mme Royal, il s'agira de «répertorier les entreprises innovantes afin de permettre la création d'un réseau», «déterminer les blocages auxquels ces secteurs sont confrontés», et enfin «déterminer l'utilité et les conditions d'une mise en synergie globale» de ces acteurs.

 

Source : 20Minutes

http://www.20minutes.fr/planete/1521894-20150120-corinne-lepage-chargee-mission-l-economie-verte

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