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Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #echos du reseau lercitoyen

#ParlonsVrai : Et si nous devions remercier Donald (Trump) ?

17 Janvier 2017, 15:41pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : Et si nous devions remercier Donald (Trump) ?

Les propos peu amènes tenus par Donald Trump à l’égard de l’Europe ne devraient pas nous affliger mais au contraire nous faire réagir.

Oui nous nous sommes laissés aller, oui, nous avons beaucoup trop accepté des États-Unis avec des responsable communautaires ultra atlantistes une Grande-Bretagne qui a toujours eu un pied aux États-Unis et un pied en Europe. Mais, Donald Trump nous rappelle utilement à notre tâche commune : construire une Europe indépendante et forte.

Nous sommes le premier bassin de consommation solvable du monde et si Monsieur Trump veut jouer les forts à bras avec nos entreprises, nous devons être capables d’en faire de même avec les siennes.

Si Monsieur Trump veut se mettre au ban de l’humanité en jouant à celui qui en fait le plus pour émettre du CO2 et précipiter le monde, USA compris, dans la catastrophe, il en portera la responsabilité-ce dont probablement il se moque éperdument- mais surtout il n’y parviendra pas. En effet, la fronde déjà engagée des grandes entreprises américaines pour le respect des accords de Paris et les intérêts financiers et économiques de tous ceux qui n’appartiennent pas au lobby pétrolier va s’y opposer.

Alors, trouvons des accords avec tous ceux, qui aux États-Unis entrent en résistance à commencer par la Californie. Monsieur Trump veut mettre la zizanie entre les Européens ; rien n’empêche les Européens d’en faire de même, pour la bonne cause, entre les Américains. Réunissons tous ceux qui, aux États-Unis notamment, veulent le succès des accords de Paris.

Monsieur Trump considère que l’OTAN est obsolète. Parfait. Créons une défense européenne en dirigeant les crédits que nous octroyons actuellement à l’OTAN à un organe de défense européen doté d’une armée, des moyens militaires et techniques nécessaires à la défense contemporaine. Cette défense européenne devra bien évidemment intégrer ou coopérer très étroitement avec une véritable structure de renseignements commune capable d’échanger rapidement dans le cadre en particulier de la lutte contre le terrorisme.

Monsieur Trump veut se rapprocher de Monsieur Poutine. Il faudrait déjà que le FBI et la CIA acceptent de jeter par-dessus bord 60 ans de guerre froide… mais, même si c’était le cas il n’y a pas que les États-Unis et la Russie (dont le PIB est inférieur à celui de l’Italie) dans le monde. La Chine, même si nous avons des conflits d’ordres commerciaux avec elle, est désormais un des grands acteurs du monde multipolaire. Nous pouvons avoir des intérêts communs.

Bref, Monsieur Trump nous oblige à bouger, à nous ressaisir, à reprendre la construction communautaire en urgence pour nous adapter à la nouvelle donne du monde. Mais, c’est peut-être une grande chance pour l’Europe et pour les peuples européens que les rodomontades de Donald T.

Comprendre la nécessité de la construction européenne pour reprendre une place centrale dans le jeu mondial, place que nous avons par faiblesse, désintérêt et inorganisation, perdue.

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

 

 

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Comment expliquer qu'en 2017, EDF ne soit toujours pas capable de justifier les coupures d'électricité ?

16 Janvier 2017, 17:31pm

Publié par Corinne Lepage

Depuis quelques heures, EDF a communiqué abondamment sur les risques de pénurie d'électricité en raison du froid et des pointes de consommation que celui-ci risquait de générer.

Depuis quelques heures, EDF a communiqué abondamment sur les risques de pénurie d'électricité en raison du froid et des pointes de consommation que celui-ci risquait de générer.

Depuis quelques heures, EDF a communiqué abondamment sur les risques de pénurie d'électricité en raison du froid et des pointes de consommation que celui-ci risquait de générer. Comment expliquer que dans un pays théoriquement en surcapacité -puisque nous disposons environ de huit réacteurs de plus que ce dont nous avons besoin- nous en soyons arrivés à une telle situation?

 

Elle résulte d'une double conjonction. D'une part, une addiction au chauffage électrique, en particulier dans les logements sociaux, conduite à la demande de l'État et surtout d'EDF pour écouler l'électricité produite par les centrales nucléaires, et ce de manière constante. Rappelons que lorsqu'il y a une pointe de consommation électrique en Europe l'hiver, la moitié de la pointe est due à la France qui est une exception en Europe au très mauvais sens du terme. Cette addiction au chauffage électrique, constamment encouragée par le législateur, pour les mêmes raisons, a des conséquences sociales extrêmement lourdes puisqu'elle renforce la précarité énergétique et les charges des locataires. S'ajoute à cela un retard massif de la France en matière d'efficacité énergétique, sans même parler de sobriété énergétique. En effet, jusqu'à ces toutes récentes années, la France a refusé énergiquement de mettre en place une politique de maîtrise de l'énergie ce qui explique qu'un ménage français consomme aujourd'hui 35 % de plus d'électricité qu'un ménage allemand équivalent. Cette politique est bien entendue tout à fait volontaire c'est-à-dire destinée à permettre la consommation d'une électricité permanente qu'il était impossible de stocker. La mise en place au demeurant très discutable, car faite dans l'intérêt unique d'EDF et non des consommateurs, des compteurs Linky et les premières campagnes en faveur de la sobriété énergétique arrivent très tard.

 

Le second facteur explicatif est l'indisponibilité d'un nombre relativement important de réacteurs nucléaires à la suite de leur mise à l'arrêt à la demande de l'autorité de sûreté nucléaire. Les contrôles qui ont été exigés à juste titre trouvent leur source dans les malversations constatées au sein de l'entreprise Areva au Creusot à la suite des anomalies découvertes sur la cuve et le couvercle de l'EPR de Flamanville. En effet, les anomalies détectées ont conduit à craindre que des générateurs de vapeur voire des cuves de 21 réacteurs puissent comporter des défauts. On doit donc être reconnaissant à l'ASN d'avoir exercé ses pouvoirs et exiger de l'exploitant, particulièrement réticent, une mise à l'arrêt pour contrôle. Si les autorisations de redémarrage, avec des conditions dont il n'est pas certain qu'elles aient été respectées par l'exploitant, ont été données par l'ASN pour certains réacteurs -avec au passage un certain nombre d'adaptation concernant les règles– il n'en demeure pas moins que nombre de réacteurs restent encore aujourd'hui à l'arrêt.

 

Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que nous manquions d'électricité, d'autant plus que le manque de rentabilité des centrales au gaz a conduit à en fermer certaines réduisant d'autant les capacités de production électrique autre que nucléaire. En effet, notre extrême faiblesse dans le développement des énergies renouvelables (la biomasse et même le solaire qui peuvent être utilisés en période de froid) et l'absence de rentabilité d'un certain nombre de centrales à gaz rendent notre approche monomaniaque de l'énergie catastrophique. Reste bien évidemment l'approvisionnement sur le marché européen qui lui-même est très sollicité et bien évidemment coûteux, ce qui gêne EDF en des périodes de vaches très maigres.

 

Ainsi, la situation actuelle est totalement imputable à notre champion national qui, dans sa croisade permanente en faveur du nucléaire, qui a engendré une dépendance volontaire du chauffage à l'électricité, a cherché à détruire toutes les sources alternatives de production électrique depuis 20 ans, ce qui a été évidemment encouragé par des politiques dotés d'une clairvoyance redoutable.

Au-delà, la communication faite sur les risques de pénurie, voire de black-out, n'a pas seulement l'objectif de prévenir les Français d'une menace de manque d'électricité. Elle vise également à faire pression sur l'autorité de sûreté nucléaire pour que les autorisations de redémarrage soient données le plus rapidement possible et, de manière plus insidieuse, à essayer de faire porter sur l'autorité de contrôle la responsabilité d'une insuffisance des moyens de production. Or, s'il est un responsable de cette insuffisance c'est évidemment l'exploitant qui, malgré des procédés de contrôle interne, n'a jamais été capable lors des décennies passées de déceler les malfaçons dont ses réacteurs pouvaient être affectés. Autrement dit, derrière la communication sur la situation de tension sur le réseau se cache la partie de bras de fer qu'EDF a engagé contre l'autorité de sûreté nucléaire pour forcer cette dernière à donner des autorisations qui ne doivent pas l'être, dès lors que la sûreté et la sécurité ne sont pas complètement assurées.

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/comment-expliquer-quen-2017-edf-ne-soit-toujours-pas-capable-d/

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#ParlonsVrai: risque de Black out : le monde à l’envers

16 Janvier 2017, 10:09am

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai: risque de Black out : le monde à l’envers

Le deuxième débat de la primaire de la gauche a permis de discuter de la question énergétique et la place du nucléaire dans le mix énergétique ce qui constitue un progrès indéniable par rapport à une situation antérieure dans laquelle le sujet n’était même pas soulevé.

Il a permis de constater que quatre candidats sur 7 manifestaient une parfaite incompétence quant au coût des différentes énergies en présence, marquant ainsi l’addiction habituelle de la classe politique française au bourrage de crâne de l’industrie nucléaire. Mais, il a été également très caractéristique de la manière dont les journalistes, qui sont également très impressionnés par l’industrie nucléaire, posent le problème du mix énergétique. Une seule question : qu’allez-vous faire des 220 000 personnes qui sont employées par l’industrie nucléaire ? Tout d’abord le chiffre est faux. Il s’agit de 125 000 personnes en emplois directs soit la moitié; en second lieu, ce n’est pas parce que certains réacteurs seraient arrêtés que les emplois seraient supprimés. En effet, la maintenance, puis les procédures de mise à l’arrêt, puis de démantèlement des centrales nucléaires exigent du personnel. Enfin, la qualification de ce personnel permet d’envisager une requalification professionnelle dans le secteur des énergies renouvelables dont un rapport récent de l’OCDE rappelle qu’il emploie six fois plus de personnes que les énergies conventionnelles pour la même production énergétique. Cette manière de poser le problème a évidemment pour but de rendre impossible par définition toute réduction du parc nucléaire puisqu’il entraînerait des suppressions de postes. C’est une vision de très court terme largement inexacte de surcroît qui s’apparente davantage à de la propagande qu’à un véritable argument.

Il en va exactement de même de l’argument sous-jacent au risque de black out : que ferions-nous sans nucléaire ? Autrement dit, le froid et le besoin d’électricité justifient le maintien de 75% de nucléaire dans le mix énergétique.

C’est faux et de surcroît particulièrement tendancieux.

En effet, si nous sommes aussi fragilisés au regard des pointes de consommation, c’est précisément à cause du nucléaire. C’est en effet le besoin de vendre à tout prix de manière constante de l’électricité qui a conduit à sur favoriser le chauffage électrique et par voie de conséquence la fragilisation en cas de pointe. La meilleure preuve en est qu’au niveau européen, en cas de pointe due au froid, c’est la France qui représente 50% de la surconsommation européenne.

De plus, s’il y a aujourd’hui des difficultés d’approvisionnement, c’est en raison du mauvais état des centrales et du fait qu’un certain nombre d’entre elles sont arrêtées pour des raisons de sûreté. Or, pression est faite pour sur l’autorité de sûreté nucléaire pour alléger les contrôles, repousser des mises à l’arrêt pour maintenance et autoriser le redémarrage de centrales qui devraient être maintenues à l’arrêt (lire l’article au sujet de l’ASN). Cette prise de risque volontaire est un très mauvais signal quant au sérieux du contrôle et à l’indépendance de l’autorité de sûreté nucléaire. Devoir choisir entre sécurité ou approvisionnement est un choix cornélien que seul un changement d’orientation peut éviter. Or, c’est tout le contraire qui se passe puisque le lobby nucléaire arrive à faire croire que c’est avec plus de nucléaire et un nucléaire moins sécurisé que l’on pourra le mieux répondre aux besoins des Français. C’est le monde à l’envers.

Bien au contraire, c’est avec un mix énergétique fondé sur une pluralité d’énergies renouvelables, avec lesquels il est possible de jouer en fonction des lieux et de la météorologie, que nous pourrions au mieux à la fois répondre aux besoins et assurer notre indépendance énergétique.

Car, et c’est probablement la cerise sur le gâteau, le nucléaire est le choix de notre dépendance énergétique alors que le renouvelable est celui de notre indépendance. Quand parviendrons-nous à remettre le monde à l’endroit dans le domaine énergétique ?

 

Corinne Lepage

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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Leur «coup de foudre politique» pour Emmanuel Macron

15 Janvier 2017, 07:18am

Publié par Sylvie Roux

Vendredi 13 janvier 2017 au soir à Colomiers, une réunion des pilotes locaux du mouvement «En Marche !»

Vendredi 13 janvier 2017 au soir à Colomiers, une réunion des pilotes locaux du mouvement «En Marche !»

Créé il y a neuf mois, le mouvement En Marche ! rassemble 3500 adhérents en Haute-Garonne. Certains, pour la plupart novices en politique s'investissent en créant des comités locaux. Ils se sont réunis vendredi à Colomiers.

Pour se retrouver vendredi soir, les responsables des comités locaux du mouvement «En Marche !» avaient choisi une brasserie de Colomiers, «L'Airbus». Un nom qui évoque le décollage du candidat Macron dans les sondages et l'envol rapide de son mouvement, lancé en avril en s'appuyant sur internet et les réseaux sociaux. «En Marche !» rassemble 138 000 adhérents en France et plus de 3 500 en Haute-Garonne, a rappelé Mickaël Nogal, référent du mouvement dans le département. Vendredi soir ils étaient une petite cinquantaine, dont beaucoup de jeunes hommes. Parmi eux, Léo Lesne, 18 ans, «bébé Macron» comme il dit, adhérent de la première heure. Alors en Terminale, Léo a participé le 28 mai dernier à la campagne de porte-à-porte lancée par Emmanuel Macron, qui n'avait pas encore démissionné du gouvernement. Aujourd'hui étudiant en Droit, Léo est responsable départemental des Jeunes avec Macron 31, qui sont environ 200 actuellement. Il anime le comité Toulouse Centre-Ville, un des plus importants en Haute-Garonne avec sa centaine d'adhérents. «C'est un mouvement qui donne beaucoup de confiance, peu importe l'âge» dit Léo. Construit sur la participation, la transversalité, la citoyenneté, le projet Macron a séduit des Français qui ne s'étaient jamais engagés en politique, comme Didier Malautiaux, qui évoque avoir ressenti un «coup de foudre politique» pour Emmanuel Macron.

«Jamais un parti!»

«C'est ce lifting cérébral, ce bol d'air qui m'a plu», dit ce Belge toulousain d'adoption, qui organise des réunions de bienvenue dans un salon de thé du quartier Borderouge le samedi et distribue des tracts sur les marchés. «Ces réunions autour de thèmes comme l'éducation, la santé, la solidarité, l'Europe, sont gratuites et intergénérationnelles. Il y a des gens de tous milieux qui viennent, attirés par cet esprit novateur. Macron a réussi à insuffler de l'espoir». Le mouvement, encore très citadin, essaie de s'implanter dans les territoires. «Depuis novembre nous organisons des réunions dans différentes communes. Les maires sont très accueillants, ils mettent des locaux à notre disposition. On traite de thèmes nationaux qu'on enrichit par des propositions, mais aussi de sujets locaux comme les problématiques de mobilité», témoigne Frédéric Morizot, conseiller municipal à Saiguède, un village du canton de Saint-Lys.

 

Épaulée par un autre routard de la politique locale, Pierre Cabaré, délégué régional du mouvement vert Cap 21 de Corinne Lepage, Monique Iborra (lire ci-contre) observe ce bel élan et se projette déjà dans les législatives qui suivront l'élection présidentielle. «En Marche ! ne sera jamais un parti. Pour autant Emmanuel Macron souhaite proposer un candidat dans toutes les circonscriptions. Des critères seront définis. Il n'y aura aucun accord avec les partis politiques». La députée, en rupture avec son parti d'origine le PS confie recevoir déjà des candidatures de personnes prêtes à se lancer.


M. Iborra : «aller sur le terrain»

La députée de la 6e circonscription de Haute-Garonne est l'unique tête d'affiche politique du département engagée très officiellement derrière l'ancien ministre de l'économie, comme elle l'a rappelée vendredi soir. «J'ai soutenu ardemment Ségolène Royal, j'étais la seule, comme je suis la seule députée sur le plan local à soutenir Emmanuel Macron», dit Monique Iborra, députée exclue du PS depuis juillet pour avoir apporté son soutien au maire dissident de Montpellier, Philippe Saurel, lors des dernières élections régionales. «Le mouvement En Marche représente très largement la société civile. C'est la raison pour laquelle je l'ai rallié très vite, fin août, après la démission d'Emmanuel du gouvernement. Je le connaissais, je l'avais vu à l'œuvre sur la loi Macron, j'ai souhaité être avec lui dans le mouvement «En Marche !». En s'adressant aux militants, pour la plupart jeunes et novices en politique, Monique Iborra a prodigué quelques conseils de routarde de la politique. «Il faut recruter plus de femmes et il faut être très présents sur le terrain. Ce département n'est pas simple à gagner mais on fera tout pour y arriver».

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#ParlonsVrai : Soutenir Emmanuel Macron est cohérent

13 Janvier 2017, 13:00pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : Soutenir Emmanuel Macron est cohérent

Depuis le mois d’octobre 2016, avec d’autres formations qui constituent l’alliance de la société civile, nous avons rencontré Emmanuel Macron.

Pour le rassemblement citoyen et moi-même, qui militons depuis des années pour construire au-delà du clivage droite gauche, déprofessionnaliser la politique, changer radicalement les méthodes des partis politiques, sa démarche ne pouvait que nous intéresser.

Les propositions d’ordre économique et social fondées sur la Flex sécurité étaient également en concordance avec nos propres positions visant d’une part à libéraliser le système qui est devenu un éteignoir en particulier pour les PME, et d’autre part, à assurer la solidarité et la sécurité individuelle. Le virage vers la nouvelle économie ou économie du Nouveau Monde était également en parfaite cohérence avec le rapport que j’avais remis en juin 2015 à Ségolène Royal. Reste bien entendu la question plus proprement écologique. Comme ministre, il est indéniable qu’Emmanuel Macron n’a pas montré d’ intérêt particulier pour la cause environnementale qu’il s’agisse l’avenir du nucléaire ou du diesel. En effet, faire du nucléaire la grande énergie d’avenir ou défendre le diesel en oubliant complètement les milliers de morts qu’il génère chaque année via les particules fines est incompatible avec nos positions.

Mais, il est non moins évident qu’en l’état, rien n’indique que ces déclarations se retrouvent dans la profession de foi du candidat. Au contraire, le livre Révolution fait de la transition écologique un point majeur du programme. Et, il serait inimaginable que le candidat de la modernité ne fasse pas des défis écologiques qui modèlent autant que la révolution numérique le XXIe siècle un point central de son programme. Nous y travaillons avec un candidat qui est un homme ouvert, qui cherche à comprendre et qui n’est pas pétri de certitudes inébranlables.

JE SUIS CONVAINCUE QU’AVEC LES GROUPES DE TRAVAIL QUI SONT EN PLACE ET AUXQUELS NOS ÉQUIPES PARTICIPENT, NOUS TROUVERONS LES SOLUTIONS LES MIEUX ADAPTÉES AUX BESOINS ET AUX URGENCES DE NOTRE PAYS.

C’est indispensable pour convaincre le maximum de nos concitoyens et en particulier les plus jeunes d’entre eux. Car Emmanuel Macron est en réalité le seul candidat qui peut nous sortir d’un second tour Fillon /Le Pen que nous sommes très nombreux à refuser et redouter.

 

Corinne Lepage

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

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RMC – Pourquoi Corinne Lepage rejoint Emmanuel Macron

13 Janvier 2017, 12:39pm

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage le vendredi 13 janvier 2017 dans Bourdin direct sur RMC

Corinne Lepage le vendredi 13 janvier 2017 dans Bourdin direct sur RMC

 

 

 

La présidente de Cap 21 est venue dans Bourdin Direct justifier son ralliement à Emmanuel Macron, alors que l’ancien ministre de l’Economie n’est pas réputé être un fervent écologiste. Bourdin Direct est une émission d’information dans laquelle interviennent en direct les acteurs de l’actualité.

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Pourquoi il est impératif de renforcer l'Autorité de Sûreté Nucléaire

13 Janvier 2017, 10:08am

Publié par Corinne Lepage

Remise du rapport annuel de l'ASN à l'Opecst le 25 mai 2016 au Sénat par Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN - source asn.fr
Remise du rapport annuel de l'ASN à l'Opecst le 25 mai 2016 au Sénat par Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN - source asn.fr

Remise du rapport annuel de l'ASN à l'Opecst le 25 mai 2016 au Sénat par Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN - source asn.fr

Il est plus que temps que les moyens juridiques et financiers de l'autorité de sûreté nucléaire soient renforcés, son indépendance réellement assurée et que tous les Français comprennent l'impérieuse nécessité qu'il y a à soutenir cette indépendance.

 

 

On ne peut être que très inquiet des pressions croissantes auxquelles l'ASN risque d'être soumise. En effet, la quasi survie de la filière nucléaire française, EDF et Areva, dépend de la décision qui devra être prise sur les cuves de Flamanville. Ainsi, la décision que la Commission européenne vient de rendre présentée par la filière comme un grand succès n'est qu'une position d'attente. Elle autorise un prêt de 3,3 milliards à Areva par l'État en attendant que puissent aboutir les opérations de concentration d'EDF. Or, ces opérations sont subordonnées au rachat d'Areva NP par EDF, lequel est subordonné au feu vert donné par l'ASN à la cuve de Flamanville. De même, le contrat d'Hinkley Point serait subordonné (le conditionnel est de mise puisque le contrat est secret même pour les administrateurs d'EDF...) à la mise en service de Flamanville.

 

On peut dès lors s'attendre à des pressions sans commune mesure à celles que l'ASN a déjà dû supporter pour autoriser très récemment le redémarrage de réacteurs mis en cause après la découverte des dysfonctionnements graves du Creusot pour qu'un feu vert soit donné. Il en va d'autant plus ainsi que un refus de poursuite en l'état du réacteur de Flamanville exposerait EDF à des dépenses supplémentaires considérables et à un renvoi d'une hypothétique mise en service de Flamanville bien au-delà de 2020.

 

On peut mesurer du reste l'état d'esprit d'EDF qui n'hésite pas à communiquer sur d'excellents résultats qu'elle aurait obtenus quant aux fuites de carbone de la cuve et du couvercle de Flamanville et qui n'a pas hésité non plus, malgré les mises en garde de l'autorité de sûreté nucléaire, à monter le couvercle du réacteur. En effet, le fait que l'autorité de sûreté nucléaire ait rappelé à plusieurs reprises qu'une telle opération se faisait aux risques et périls de l'entreprise et que rien ne permettait d'anticiper un feu vert s'est heurté au mépris le plus total de l'entreprise publique.

 

La situation financière de cette dernière ne lui laisse aucune marge de manœuvre; la vente de 50 % de RTE à la caisse des dépôts, la recapitalisation par l'État, l'abandon par l'État des dividendes pour l'année 2016 sont autant d'expédients –au demeurant fort coûteux pour le contribuable et sans doute très éloigné de l'intérêt général énergétique des Français- pour éviter de rejoindre Areva dans une compétition au fiasco financier le plus lourd.

 

Tout ceci contribue bien entendu à mettre l'autorité de sûreté nucléaire dans un corner. Certains se sont interrogés sur le bien-fondé technique du feu vert donné au redémarrage d'un certain nombre de réacteurs après qu'aient été modifiées de manière substantielle leurs règles de fonctionnement pour permettre précisément ce redémarrage. Ce qui semble être des arrangements avec les règles de sûreté n'anticipe-t-il pas un choix qui serait imposé à l'ASN au début de l'année 2017?

La création de l'autorité de sûreté nucléaire a été incontestablement un progrès par rapport au contrôle interne qui était celui de la direction des installations nucléaires et l'arrivée de Franck Chevet un progrès par rapport à la gestion d'André-Claude Lacoste. Il n'en demeure pas moins qu'en l'état, l'autorité de sûreté nucléaire ne répond pas aux obligations de la directive communautaire relative à la sûreté des installations nucléaires. Celle-ci exige en effet que l'autorité chargée de la sûreté nucléaire jouisse d'une totale indépendance et de la totalité des moyens nécessaires à la satisfaction de sa mission. Ce n'est pas le cas en France.

Si, les membres de l'autorité de sûreté nucléaire ne peuvent être démis de leurs fonctions, ce qui donne une certaine indépendance, personne, l'autorité elle-même, classée pourtant dans les autorités administratives indépendantes, n'est pas indépendante puisqu'elle ne dispose pas de la personnalité morale. Cela signifie que sur un plan juridique l'autorité de sûreté nucléaire n'est pas distincte de l'État. Or, l'indépendance passe évidemment par la personnalité morale qui a été refusée à l'autorité de sûreté nucléaire. Malgré le rapport Berson présenté en 2014 qui proposait que soit reconnue la personnalité morale de l'ASN et que celle-ci soit dotée d'un financement pérenne indépendant d'un vote budgétaire annuel, rien n'a été fait. Non seulement l'ASN n'a toujours pas de personnalité morale mais, ses ressources sont aux dires de son président insuffisantes pour couvrir sa mission. Ainsi, la France n'est-elle pas dans les clous communautaires en ce qui concerne son autorité de sûreté nucléaire ce qui est fâcheux sur un plan juridique mais l'est encore beaucoup plus sur un plan technico-politique.

À plusieurs reprises, le président l'autorité de sûreté nucléaire a souligné l'inquiétude qui était la sienne au regard de la sécurité et de la sûreté nos centrales. Il ne peut pas être seul contre l'appareil d'État dans son ensemble et les des intérêts économiques gigantesques et tentaculaires que sont ceux du lobby nucléaire.

Il est plus que temps que les moyens juridiques et financiers de l'autorité de sûreté nucléaire soient renforcés, son indépendance réellement assurée et que tous les Français comprennent l'impérieuse nécessité qu'il y a à soutenir cette indépendance.

Personne n'ose penser ce que serait un feu vert donné à un réacteur qui subirait ultérieurement une avarie grave alors même que l'exploitant, l'auteur du feu vert comme tous ceux qui auraient œuvré à ce qu'il soit donné, auraient été tout parfaitement conscients du risque qu'ils faisaient courir à la population française.

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/renforcer-lautorite-de-surete-nucleaire/

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#ParlonsVrai : Trump vs CNN: nouveau combat démocratique

12 Janvier 2017, 15:35pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : Trump vs CNN: nouveau combat démocratique

La guerre ouverte entre Donald Trump et CNN est une bataille démocratique d’un nouveau genre. Certes, tout le monde connaît le poids du quatrième pouvoir aux États-Unis depuis le Watergate même si les présidents successifs n’ont guère agi pour renforcer le pouvoir médiatique.

Mais, cette guerre ouverte intervient dans un contexte radicalement nouveau pour deux raisons :

  • D’une part, dans un monde dominé par les lobbys et leur pouvoir, la question de la transparence, des conflits d’intérêts, de la corruption n’a jamais été aussi importante. Si des progrès ont pu être accomplis dans la lutte contre la fraude fiscale, les paradis fiscaux, la corruption, c’est largement grâce à l’information fournie par des lanceurs d’alerte et relayée par des journalistes dont un certain nombre se sont aujourd’hui organisés au niveau international précisément pour échanger leurs informations et être plus efficients dans l’investigation et la communication des informations ainsi relevées. Mais d’un autre côté, les journaux d’information continue et les difficultés existentielles de la presse écrite comme le développement des réseaux sociaux et les nouveaux modes d’information et de désinformation qu’ils génèrent, font que communication, information, désinformation et « peoplelisation » se concurrencent pour fournir des éléments factuels souvent invérifiables et qui permettent tout sauf la réflexion. Le nombre de journalistes expérimentés se restreint comme une peau de chagrin cependant que la parole est donnée à de jeunes relégués à des fonctions de présentation de faits divers très éloignée d’une information digne de ce nom. La récente affaire de I télé témoigne de la crise que traverse l’essentiel du monde journalistique. Entre les deux, les journalistes politiques accusés aujourd’hui de confondre souvent leurs souhaits avec la réalité et auxquels les personnalités politiques hésitent de moins en moins à s’affronter, après, avoir durant des années ,par souci de notoriété, montré une soumission parfois coupable.
  • D’autre part, la montée du populisme qui fait de la mise en cause des médias un cheval de bataille permanent alors même que ces populistes auraient été dans l’incapacité de faire les progrès qui ont été les leurs sans les médias. Ainsi, en France, les représentants du Front National ont été en 2015 les premiers invités de toutes les matinales politiques.

La nouveauté du combat engagé entre Donald Trump et CNN s’inscrit dans ce contexte qui oppose un président démocratiquement élu (même s’il a obtenu 3 millions de voix de moins que sa concurrente) à une presse qui défend les valeurs de transparence, de probité et de démocratie. Ces deux approches de la démocratie qui aujourd’hui s’affrontent, présagent peut-être de combats futurs entre des populistes démocratiquement élus et une presse devenant le rempart des valeurs démocratiques qui seraient bafouées. Ce type d’opposition connaît des précédents historiques qui se sont très mal terminés pour les journalistes.

La nouveauté contemporaine est la présence des réseaux sociaux, les relais internationaux entre journalistes et un fort attrait de l’opinion publique pour ces sujets. Gageons que cette bataille au sommet est peut-être la première du genre ; elle n’est certainement pas la dernière et redonne au quatrième pouvoir un rôle que certains semblaient avoir oublié.

 

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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#ParlonsVrai : Liberté religieuse versus démocratie

11 Janvier 2017, 14:15pm

Publié par Corinne Lepage

La Création d'Adam est l'une des neuf fresques inspirées du livre de la Genèse, peintes par Michel-Ange sur la partie centrale de la voûte de la chapelle Sixtine, dans la cité du Vatican.

La Création d'Adam est l'une des neuf fresques inspirées du livre de la Genèse, peintes par Michel-Ange sur la partie centrale de la voûte de la chapelle Sixtine, dans la cité du Vatican.

La question de la liberté pour les ennemis de la liberté est, si ce n’est vieille comme le monde, tout au moins multiséculaire.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme vient une nouvelle fois de rappeler les limites de la liberté de ceux qui agissent contre la liberté. On sait en effet que la progression de l’islamisme radical passe très souvent par l’invocation de la liberté de ceux qui s’en revendiquent. Et, le sujet central est évidemment celui de la liberté des femmes d’obéir à des règles qui sont celles de leur asservissement. La Cour Européenne des Droits de l’Homme vient d’apporter un certain nombre de précisions qui sont les bienvenues.

Deux requérants d’origine turque avaient saisi la Cour européenne de recours contre le caractère obligatoire de cours de natation mixte dans le cadre de la scolarité de leur fille et du refus de l’administration de leur accorder une dispense. La Cour Européenne a rejeté ce recours en précisant que si effectivement, la décision des autorités constituait bien une ingérence dans la liberté religieuse, celle-ci était prévue par la loi, de manière à protéger les élèves étrangers contre l’exclusion sociale. La Cour a rappelé la liberté considérable dont les États jouissent dans leur marge d’appréciation des questions relatives aux rapports entre les États et la religion et ce en particulier dans le domaine de l’éducation. La Cour a rappelé que « en s’abstenant de poursuivre tout but d’endoctrinement, les États sont libres d’aménager leur programme selon leurs besoins et leurs traditions ». Appliquant un rapport coût /avantage entre les intérêts en jeu, la Cour a souligné que « eu égard à l’importance de l’enseignement obligatoire pour le développement des enfants, l’octroi de dispense pour certains ne se justifie que de manière très exceptionnelle dans des conditions bien définies et dans le respect de l’égalité de traitement de tous les groupes religieux …. L’intérêt des enfants à une scolarisation complète, permettant une intégration sociale réussie selon les mœurs et coutumes locales priment sur le souhait des parents de voir leur fille exemptée de cours de natation mixte » (source BQ 11/1/2017).

Cette décision renforce la position des Etats qui refusent de voir les prescriptions de la charia en particulier en ce qui concerne les femmes, pouvoir se développer librement au motif que la liberté individuelle l’emporterait sur les autres droits et en particulier l’égalité et le respect de la démocratie. La primauté donnée à l’intégration réussie sur la base des mœurs et coutumes locales, sur une liberté religieuse qui serait en contradiction, est une affirmation forte de la hiérarchie des normes et de leur sens.

Cet arrêt rejoint du reste une décision déjà ancienne, rendue au début du siècle à propos du PKK qui à l’époque était réprimé par les autorités turques ; cette décision rappelait que le premier devoir d’une démocratie était de se défendre contre ceux qui voulaient sa destruction.

Il n’est pas inutile de le rappeler à un moment où la confusion semble régner dans beaucoup d’esprits et où la démocratie paraît à bien des égards fragilisée.

 

Corinne Lepage

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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