Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #echos du reseau lercitoyen

Corinne Lepage - Primaire citoyenne : « Une vraie dynamique est en marche »

26 Avril 2016, 12:08pm

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage a répondu aux questions de Béatrice Houchard

 


Corinne Lepage - Primaire citoyenne : « C’est... par Lopinionfr

 

Corinne Lepage, présidente de CAP 21 - Le Rassemblement Citoyen, était l’invitée de Béatrice Houchard sur le plateau de l’Opinion. L’ancienne ministre de l’Environnement « ne voit pas la stratégie de François Hollande sur le nucléaire ». Impossible, à ses yeux, d’avoir « un marché composé de 40% d’énergies renouvelables sans fermer un certain nombre de centrales nucléaires ». Pour 2017, Corinne Lepage est à l’origine, avec d’autres, de la « Primaire citoyenne » qui s’appuie sur un socle commun rendu public aujourd’hui. Cette iniative vise à présenter un candidat, issu de la société civile, à la prochaine élection présidentielle.

 

 

 

Signez et/ou faites signer la pétition pour :

 

 

Alors signez et/ou faites signer la pétition pour :

 

Lire la suite

La conférence environnementale le jour "anniversaire" de Tchernobyl: plus qu'un symbole

25 Avril 2016, 08:15am

Publié par Corinne Lepage

Le dôme de Tchernobyl

Le dôme de Tchernobyl

Choisir le 30ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl pour tenir la dernière conférence environnementale du quinquennat est tout un symbole.

Celui de la manière dont le nucléaire et toute la conception du progrès technologique qu'elle génère a gangréné au point d'en faire une équation impossible, toute politique environnementale en France. Les livres d'histoire s'interrogeront sans doute sur les raisons pour lesquelles notre pays doté d'une nature des plus riches de la planète, surtout si l'on intègre nos outre-mer, doté d'ingénieurs innovants et probablement parmi les mieux formés du monde a été incapable -au moins jusqu'à aujourd'hui-d'être un des champions planétaires de l'environnement.

Car, au-delà des opérations de communication, et du succès indéniable -sur le plan diplomatique grâce à Laurent Fabius- de la COP21, les performances françaises sont médiocres, voire mauvaises: pollution de l'air record à cause au diesel, podium européen pour l'usage des pesticides, état moyen à mauvais de nos eaux (même si la suppression de l'IFEN grâce à Madame Bachelot a conduit progressivement à ne plus disposer, en violation nos engagements communautaires, de mesures fiables et régulières de la pollution de nos rivières et de nos nappes)... mais l'échec le plus patent est évidemment celui de la transition énergétique puisque, malgré la loi votée grâce aux efforts de Ségolène Royal, nos scores sont de plus en plus décevants et nous passons à côté de la révolution énergétique du renouvelable pour ne pas dire que nous lui tournons le dos.

Et, ce qui se passe actuellement dans le domaine nucléaire est à proprement parler tragique. Sans doute, le "délire" de Hinkley Point est tel que même le gouvernement a décidé d'attendre... mais quoi? Peut-être tout simplement de remettre entre "la patate chaude" au prochain gouvernement issu des élections de 2017. Rien ne dit que le gouvernement anglais acceptera d'attendre et ce d'autant plus que ce contrat est subordonné à la mise en service de Flamanville qui n'est pas prête d'intervenir. Il faut en effet espérer pour notre sécurité commune que les pressions qui s'exercent et ne manqueront pas de s'exercer davantage sur l'autorité de sûreté nucléaire pour que soit validés sur le plan technique, la cuve et le couvercle du réacteur nous conduiront pas à une mise en service dangereuse.

Or, les dernières analyses donnent des résultats beaucoup plus catastrophiques que ceux qui étaient sortis en 2015 sur l'importance de la pénétration de la ségrégation du carbone. Mais, abandonner Hinkley Point fera paraître d'une part la folie financière de l'acquisition de British énergies en 2006 pour une somme de 15,7 milliards d'euros (très supérieure à la valeur boursière de l'entreprise) et le coût du traitement des déchets de cette entreprise, coût désormais la charge d'EDF.

En réalité, cette acquisition n'est qu'un exemple supplémentaire de la gouvernance hallucinante du nucléaire en France, qu'il s'agisse d'Areva ou d'EDF, de la gabegie avec laquelle des sommes qui en définitive appartiennent à des entreprises publiques et donc à tous les Français sont gérées, des pratiques qu'on ne tolérerait pas dans une entreprise privée et qui devrait l'être d'autant moins dans une entreprise publique qui se devrait être exemplaire. Le résultat des courses en tout cas est catastrophique à tous points de vue.

Tout d'abord, ce sont 8 milliards d'euros, une bagatelle, qui devront être sortis du trésor public en 2016 au début de l'année 2017 pour renflouer Areva et EDF. Dans le contexte budgétaire actuel, où les activités régaliennes de la puissance publique sont freinées par manque de moyens, que ce soit la police ou la gendarmerie qui manque d'essence, la justice qui ne paie plus ses experts ou l'hôpital qui ne sait plus faire face, c'est inadmissible. Il faut être l'État pour accepter de recapitaliser dans une entreprise qui vient de perdre plus de 85% de sa valeur (l'action étant passée de 80 à 10 euros en l'espace de quelques années).

Il est vrai que s'il s'agissait des fonds personnels de ceux qui décident, leur choix d'actionnaires serait sans doute différent.

Et surtout, est-ce utile? Renflouer EDF et Areva pour permettre leur adaptation à l'énergie du XXIe siècle a un sens. Les renflouer pour qu'elles puissent continuer dans une voie sans issue n'en a aucun. Or, c'est malheureusement bien ce qui se passe puisqu'à aucun moment des changements de stratégie n'ont été évoqués. C'est d'autant plus scandaleux que EDF énergies nouvelle est une des très grandes entreprises mondiales en matière d'énergies renouvelables et qu'elle pourrait parfaitement faire en France qu'elle fait à l'étranger. Sauf que les grands "penseurs" que sont le corps des mines appuyé par l'inspection des finances ne peuvent avoir tort et, la stratégie selon laquelle en France il ne peut y avoir que du nucléaire doit donc être poursuivie, quel que soit le risque économique, financier et le risque tout court auquel cette folie nous expose.

Partant de là tout est permis. Pipoter la comptabilité pour intégrer une durée de vie de 50 ans des centrales, afin d'améliorer les bilans, alors que l'autorité de sûreté nucléaire n'a donné aucun accord de cet ordre. Vendre des actifs essentiels comme RTE (réseau de transport d'électricité) alors que s'il est bien un domaine qui doit rester dans la sphère publique, c'est le réseau, essentiel au service public et clé de voûte du système énergétique contemporain. Vendre des actifs essentiels de l'État comme les aéroports, pour compenser la recapitalisation d'EDF, et, cerise sur le gâteau, réduit les investissements de de 2 milliards par alors qu'EDF est censée améliorer la sûreté des centrales et procéder au grand carénage. L'incohérence de l'action publique est arrivée à un niveau tel qu'il paraît logique dans le même temps d'intégrer dans la comptabilité la prolongation de la durée de vie des centrales et de réduire les investissements destinés à la permettre !!! Ubu roi!

Dans ces conditions, nous sommes condamnés à supporter évidemment une descente aux enfers de nos entreprises nucléaires et le chômage qui va avec, puisque le prix de l'électricité nucléaire ne cesse de monter alors que celui du renouvelable ne cesse de baisser, à devoir continuer à investir à perte, et surtout à risquer de manière croissante un accident nucléaire qui constituerait-et sur ce point personne ne peut en douter-un coup fatal porté à notre pays tout entier.

 

Corinne Lepage Devenez fan

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

 

Source : HuffingtonPost

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/la-conference-environnementale-le-jour-anniversaire-de-tchernobyl_b_9768324.html

 

Lire la suite

CONSTRUCTION D'EPR À HINKLEY POINT : "C'EST SUICIDAIRE !", DÉNONCE LEPAGE (RASSEMBLEMENT CITOYEN)

21 Avril 2016, 11:13am

Publié par Corinne Lepage

 

 

L'ancienne ministre de l'environnement appelle à renoncer au projet d'EDF de construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point (Royaume-Uni), et dénonce le coût de plus en plus élevé de l'énergie nucléaire.

Invitée jeudi dans Politique matin, Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement d'Alain Juppé, s'inquiète des investissements d'EDF dans la construction de nouveaux réacteurs nucléaires en France et dans le monde. Principale menace selon elle, le projet d'EDF de construction de deux réacteurs nucléaires de troisième génération (EPR) à Hinkley Point au Royaume-Uni.

"C'est suicidaire ! C'est financièrement suicidaire !", tranche Corinne Lepage, rappelant la démission du directeur financier de l'électricien, en désaccord avec ce projet au coût estimé de 24,5 milliards d'euros. "Je pense qu'à terme il faut que nous sortions de l'énergie qui va devenir la plus chère du monde, c'est non seulement la plus dangereuse mais cela devient la plus chère du monde."

La présidente du Rassemblement citoyen-Cap 21 juge que désormais, le champion français de la production d'électricité doit désormais se réorienter : "La crédibilité d'EDF, elle peut la retrouver en mettant la gomme sur la sécurité et l'investissement dans le démantèlement des centrales nucléaires, pour devenir des champions du monde du démantèlement. Il y a 550 réacteurs nucléaires à démanteler dans le monde."

 

Source : LCP

http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/construction-depr-hinkley-point-cest-suicidaire-denonce-lepage-rassemblement

Lire la suite

Corinne Lepage: "En France, c'est le nucléaire qui décide"

19 Avril 2016, 22:14pm

Publié par Alexandre LE MER

Corinne Lepage mardi matin sur BFMTV et RMC.

Corinne Lepage mardi matin sur BFMTV et RMC.

Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement et présidente du mouvement Cap21, est ce mardi matin l'invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC. Elle fera partie de la délégation qui accompagnera François Hollande vendredi à New York pour la signature du Pacte de Paris sur le climat.

 

Chef d'édition

 

source : BFMTV

http://www.bfmtv.com/politique/corinne-lepage-en-france-c-est-le-nucleaire-qui-decide-967891.html

Lire la suite

Corinne Lepage : "8 Français sur 10 souhaitent voter pour quelqu'un qui n'appartient pas aux partis

12 Avril 2016, 09:21am

Publié par LCI

 

 

 

 

Invitée sur le plateau de LCI ce mardi, la présidente du rassemblement citoyen Cap 21 Corinne Lepage présente le projet d'une primaire citoyenne, en collaboration avec cinq autres mouvements dont Génération Citoyenne ou encore le Pacte Civique, pour proposer une alternative politique. "8 Français sur 10 souhaitent voter pour quelqu'un qui n'appartient pas aux partis politiques traditionnels" a-t-elle expliqué.

 

Lire la suite

Corinne Lepage, présidente de CAP 21, est l'invitée politique du Grand Soir 3 ce dimanche 10 avril.

11 Avril 2016, 08:42am

Publié par Grand Soir 3


Lepage

 

Corinne Lepage, présidente du Rassemblement citoyen - CAP 21, lance lundi 11 avril une primaire citoyenne parce que "sondage après sondage, la grande majorité des Français dit vouloir voter pour quelqu'un qui n'appartient pas aux partis politiques traditionnels". Notre réponse est de "se rassembler pour offrir aux Français ce qu'ils souhaitent". Avec Jean-Marie Cavada (Générations Citoyens ou Alexandre Jardin (Bleu Blanc Zèbre), "nous nous rassemblons et nous organisons la possibilité pour la société civile d'entrer en politique".

Juppé "a ses chances"

En 2012, Corinne Lepage avait appelé à voter François Hollande. Elle estime faire "probablement" partie des déçus : "Je ne peux pas vous dire que je sois emballé par ce qui se passe et que ce soit un grand succès. Mais le choix à l'époque était entre Hollande et Sarkozy". Corinne Lepage estime qu'Alain Juppé est "un homme d'État qui a changé et qui a des chances" d'être élu en 2017. Elle se dit "opposée" à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et pense de toute façon qu'il ne se fera pas. "Le projet est très largement planté", selon elle.

 

Lire la suite

Des primaires de la société civile ? Essayons. C'est le renouveau de la démocratie

29 Février 2016, 14:25pm

Publié par Corinne Lepage

Des primaires de la société civile ? Essayons. C'est le renouveau de la démocratie

LE PLUS. Partis politiques fragilisés, nombre de militants encartés en baisse, défiance envers le monde politique... Face à un système politique qu'elle estime à bout de souffle, la députée européenne Corinne Lepage se félicite que des initiatives visant à organiser des primaires de la société civile, en dehors de tout parti politique, se mettent en place dans la perspective de 2017.

Édité par Sébastien Billard

 


 

Jusqu’à présent, le débat politique s’orientait, dans le cadre de la préparation des élections présidentielles, autour de primaires à droite – qui ne semble intéresser que les ténors des républicains à ce jour – et d’éventuelles primaires à gauche réclamées par certains écologistes et des personnalités de la "gauche de la gauche".

 

Et puis, ce qui était sous-jacent depuis plusieurs mois arrive à maturité. Malgré la fermeture à double tour du système politique pour en exclure la société civile, celle-ci s’organise et mieux encore les citoyens la réclame.

 

Les initiatives qui visent à organiser des primaires de la société civile, en dehors de tout parti politique et avec une orientation bien différente, sont en voie de structuration.

 

Bloc de droite et bloc de gauche ne signifient plus rien 

 

Elles partent du principe que la situation du pays exige de passer au-delà des critères droite/gauche qui sont de plus en plus dépassés – et les débats actuels autour de la déchéance de nationalité ou du droit du travail le démontrent.

 

Ces primaires de la société civile sont donc ouvertes à tous, sur la base d’un socle commun extrêmement large permettant à des sensibilités dites de droite ou dites de gauche de se retrouver. La situation d’extrême difficulté de notre pays n’exige-t-elle pas, comme l’avait fait le Conseil national de la Résistance en 1945 – dans une situation bien différente –, de déterminer une base commune permettant ensuite à des sensibilités de s’exprimer ?

 

En réalité, bloc de droite et bloc de gauche ne signifient plus rien lorsque l’on voit des convergences beaucoup plus grandes entre des "courants" venus de chacun de ces blocs qu’à l’intérieur de chacun d’entre eux. De plus, le glissement incontestable vers la droite du curseur de la vie politique française rend irréaliste les propositions de l’extrême gauche ; quant au FN, non seulement il reste marqué par ses origines idéologiques mais les solutions proposées n’en sont pas.

 

D’où la nécessité de marquer un socle commun qui puisse rassembler les bonnes volontés sans se laisser enfermer par des logiques partitocratiques qui excluent cet objectif majeur. Il s’agit de partager une direction commune et surtout une manière de gouverner.

 

La société civile peut permettre à la France de s'en sortir

 

La classe politique s’est forgée les règles qui lui convenaient qu’il s'agisse du financement des partis politiques, des règles de cumul de mandats, des règles pénales ou des régimes sociaux. Il est temps de faire la révolution au sens étymologique du terme.

 

Seule la société civile peut permettre à la France d’en sortir, en exigeant l’application du droit commun à tous, le renouvellement des responsables politiques, la réduction drastique du nombre des élus tant au niveau national qu’au niveau du mille-feuille administratif, un changement radical dans l’élaboration des règles afin non seulement de réduire massivement le nombre mais surtout de se focaliser sur les objectifs et non sur les outils pour y parvenir.

 

Elle peut aussi revenir à un bon sens minimum qu’il s’agisse de l’éducation, de la préservation de notre patrimoine commun (qu’il soit gastronomique, paysager, historique, culturel) et bien sûr de la laïcité définie simplement comme l’application dans la sphère publique des lois de la République à l’exclusion de toute autre référence.

 

Enfin, la société civile est en capacité d’imposer les réformes auxquelles certains corps intermédiaires sont opposés non pas au nom de l’intérêt général mais de leur propre stratégie de pouvoir.

 

La présidentielle 2017 est une vraie opportunité

 

La possibilité qu’aura la société civile de mettre dans le débat des sujets qui fâchent la classe politique est essentielle pour permettre à nos concitoyens qui se sont éloignés de la politique par dégoût et sentiment d’impuissance de retrouver l’attrait du débat et de l’engagement.

 

Jusqu’à présent, la classe politico-médiatique a considéré avec le plus grand mépris des initiatives de la société civile et le travail de ses représentants lorsque ceux-ci arrivaient à des postes de pouvoir. Instrumentalisés par les partis politiques pour essayer de détruire dans l’œuf toute velléité  d’autonomisation, les hommes et femmes non issus du sérail politicien ont effectivement rencontré de grandes difficultés dans la mesure où ils étaient dans l’incapacité de peser sur les règles du jeu.

 

L'élection présidentielle de 2017 offre pour la première fois à la société civile la capacité de peser très sérieusement dans le débat, voire même de l’emporter. Deux sondages récents sont particulièrement éclairants.

 

Un sondage commandé par Synopia et publié au début du mois de février démontrait que 2 Français sur 3 étaient prêts à soutenir une primaire non partisane. L’intérêt de ce sondage tient à ce que toutes les catégories socioprofessionnelles et toutes les sensibilités politiques se situent entre 60 et 70 pour cent d’opinions favorables. Le second sondage, publié le weekend dernier dans "20 minutes", démontrait que 8 Français sur 10 étaient prêts à élire un président en dehors des partis politiques.

 

C’est le renouveau de la démocratie

 

Le système partitocratique a confisqué la démocratie depuis des décennies.

 

Non seulement il a modifié le système de choix des candidats à l’élection présidentielle que le peuple français avait pourtant approuvé par référendum en limitant aux seuls élus la capacité de présenter des candidats. En effet, le choix initial du général de Gaulle, approuvé par référendum, à permettre aux membres du conseil économique et social de soutenir un candidat qui n’avait à réunir que 100  parrainages et non pas 500.

 

Nos élus actuels sont en train de modifier à nouveau les règles du jeu pour essayer de réduire la présence médiatique des candidats non présentés par les grands partis…. En attendant qu’ils inventent d’autres règles pour essayer de fausser le jeu.

 

Les primaires de la société civile, c’est le renouveau de la démocratie. Plus nos concitoyens seront nombreux à y participer, plus ils contribueront à permettre à notre pays de sortir de la gangue dans laquelle il est enfermé.

 

Par 
Ex-ministre

 

Source : L'Obs

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1490118-des-primaires-de-la-societe-civile-essayons-c-est-le-renouveau-de-la-democratie.html

Lire la suite

Ecologistes, stop au sectarisme et aux querelles politiciennes. Notre projet mérite mieux

15 Février 2016, 15:23pm

Publié par Corinne Lepage

François de Rugy, Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili, à l'Elysée le 14 mai 2014.

François de Rugy, Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili, à l'Elysée le 14 mai 2014.

LE PLUS. Après la nomination au gouvernement d'Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili, les réactions écologistes sont vives. Entre accusations de carriérisme et désillusion, des militants et des élus comme Esther Benbassa sont virulents. Pour Corinne Lepage, ex-ministre de l'Environnement, ce qui compte désormais avant tout, c'est notamment la force de la société civile.

Édité par Henri Rouillier 

 


L’implosion d’Europe Écologie-Les Verts – que caractérise mais ne provoque pas l’arrivée de trois élus issus de cette formation au gouvernement – ne fait que traduire une incapacité française pour le monde de l’écologie à s’organiser de manière pragmatique et stratégique sur le plan politique.

 

L’écologie politique n’a jamais été en capacité de s’unir pour la bonne et simple raison que le sectarisme d’une partie de l’écologie venue de l’extrême-gauche s’y est opposée.

 

Le douloureux rejet des écologistes

 

Cette posture a bénéficié d’une alliance à géométrie variable avec des personnalités dotées d’un talent indéniable dans la course au carriérisme et à l’opportunisme. Cela n’aurait guère d’importance si toute la sphère des défenseurs de l’écologie n’était pas impactée par cette situation et plus grave encore, si elle n’avait pas des conséquences catastrophiques sur la promotion d’une réelle transition économique vers le Nouveau Monde.

 

L’exemple de Notre-Dame-des-Landes illustre ce qui précède. Ce projet est parfaitement déraisonnable, très mal ficelé, d’un coût astronomique en cas de dédit. Pour autant, il ne devrait pas concentrer à lui seul la quasi-totalité du débat alors qu’il s’agit d’un sujet secondaire par rapport à celui de l’énergie (la France a encore reculé en Europe pour sa part d’énergie renouvelable et la sécurité nucléaire devient un véritable problème), de la pollution chimique (la question des perturbateurs endocriniens a beaucoup plus d’incidence pour nos concitoyens que la réalisation ou non de cet aéroport) ou du dieselgate. Cette forme d’entonnoir dans lequel les partis politiques sont ravis d’enfermer l’écologie est une catastrophe pour les écologistes mais aussi et surtout pour l’avenir de notre pays.

 

Il est temps d’en sortir et ce n’est pas dans des recherches purement politiciennes que les solutions seront trouvées. L’écologie est de moins en moins populaire parce que les écologistes sont de plus en plus rejetés. C’est particulièrement douloureux pour moi, qui combats pour une véritable alliance de l’économie et de l’écologie depuis 40 ans et qui croit encore que l’humanisme du XXIe siècle comme le progrès humain passent inéluctablement par un changement de modèle économique et de développement.

 

La clé est dans les mains de la société civile et des entreprises

 

Mais, la politique de l’autruche n’a jamais marché et il faut nous rendre à l’évidence. L’écologie est née de la rencontre entre des mouvements de la société civile et des intellectuels qui ont pensé, très en avance (voir par exemple Jacques Ellul) les difficultés auxquelles la société contemporaine était confrontée. Aujourd’hui, c’est dans l’action et non dans la parole que se joue le sort de l’écologie.

 

Ce sont les entreprises de la nouvelle économie, les associations de citoyens qui s’organisent pour produire leur énergie ou faire vivre les circuits courts, les collectivités locales qui innovent pour créer des écosystèmes performants et économes qui changent la vie, rendent réel le Nouveau Monde et donnent de l’espoir à tous ceux, confrontés aux immenses difficultés des temps présents, qui ont décidé de reprendre leur destin en main. C’est en repartant de ces nombreuses réalisations – et le succès du film "Demain" en est la preuve – que nous allons rendre le projet de société que nous portons, crédible, souhaitable, accessible.

 

L'écologie, un impératif majeur de sécurité, d'économie et de survie

 

Cherchons à mettre en réseau toutes ces initiatives, à les massifier car elles créent de l’activité économique, de la richesse et des emplois. Coopérons entre initiatives. Oublions la question de savoir si ces initiatives sont de droite ou de gauche, car cela n’a aucune importance dès lors qu’elles s’inscrivent dans cette immense transition que nous n’avons pas choisie mais dont nous pouvons faire en sorte qu’elle assure un avenir désirable.

 

La réduction des inégalités n’est plus seulement un impératif moral ; c’est une nécessité économique. La réduction drastique des pollutions n’est plus seulement un impératif écologique ; c’est une nécessité économique et financière. La priorité donnée à l’éducation et la santé n’est plus seulement un objectif social ; c’est un impératif économique, budgétaire et sociétal. La lutte contre le changement climatique et le changement de modèle énergétique (pour de vrai et non de manière virtuelle) ne sont pas des sujets "écolos" ; ce sont des impératifs majeurs de sécurité, d’économie et même de survie de l’humanité.

 

Les écologistes – ou tout au moins certain d’entre eux – ont été indéniablement des lanceurs d’alerte. Mais seules comptent désormais les réalisations. La société politique étant aujourd’hui ce qu’elle est, c’est dans la société civile qu’il faut reconstruire et devenir les principaux acteurs de la transition.

 

Alors, et tout naturellement, le poids politique des acteurs du changement que nous sommes sera tout autre comme le sera le regard de nos concitoyens sur notre capacité à la cohérence, à l’action positive, à la résolution des problèmes.

 

Alors, travaillons. Nouons des partenariats pour trouver les meilleures solutions. Coopérons au sein d’un vaste réseau ouvert à la société civile. Apportons des preuves de notre capacité à agir. En bref, oublions les appareils politiciens pour nous consacrer au changement dans les faits.

 

Avatar de Corinne Lepage

Par 
Ex-ministre

 

Source :  L'Obs

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1482281-ecologistes-stop-au-sectarisme-et-aux-querelles-politiciennes-notre-projet-merite-mieux.html

 

Lire la suite

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>