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Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #echos du reseau lercitoyen

#ParlonsVrai : arrêtez de banaliser le FN.

6 Février 2017, 13:34pm

Publié par Corinne Lepage

Marine Le Pen © AFP

Marine Le Pen © AFP

Il est indéniable que le résultat de la présidentielle est extrêmement ouvert.

Mais pour autant, présenter des sondages comme si Marine Le Pen était obligatoirement au deuxième tour traduit exactement les mêmes travers que ceux qui se sont produits pour les deux primaires des républicains et du PS. Le duo de deuxième tour n’a eu lieu. Les sondages devraient donc offrir d’autres deuxièmes tours et mesurer la capacité des différents candidats capables d’être au deuxième tour de battre Marine Le Pen si en définitive elle y figurait. Ce serait déjà un bon indicateur du candidat le mieux à même d’assurer l’échec de la Candidate du Front National.

En second lieu, il serait bon que l’accent soit mis sur le programme économique et social de Marine Le Pen, aussi incohérent que celui de Jean-Luc Mélenchon et dont certaines orientations sont très voisines sur l’Europe notamment. Le caractère totalement irréaliste, non financé, des propositions devraient faire l’objet d’un questionnaire systématique de la part des intervieweurs.

En troisième lieu, les vieilles lunes du Front National et la proximité entre le discours de la fille et celui du père devrait être beaucoup plus soulignée. De même, les comportements, les cris de haine des meetings doivent être soulignés car ils rappellent fâcheusement des souvenirs qu’on voudrait bien oublier. Enfin, au concours du « plus c’est gros, plus ça passe » un Pinocchio d’or devrait être attribué à Marine Le Pen et ceux qui l’entourent. En commençant par Florian Philippot qui trouve inadmissible le maintien de François Fillon qui pour le moment n’est pas incriminé, mais affirme haut et fort que si elle est mise en examen Marine Le Pen ne retira pas sa candidature. De même, prétendre se battre contre le fric de droite et le fric de gauche quand on participe de la PME Le Pen (voir pour plus d’informations « Dans l’enfer de Montretout » par Olivier Beaumont), il faut oser. Pourtant, personne ne se risque à poser de questions… sauf la Haute autorité pour la transparence ce qui lui a valu une plainte bonne et due forme de Madame Le Pen… un scandale assez inaperçu.

Mais la responsabilité de cette banalisation est aussi politique. Maintenant que l’UMPS a volé en éclats, il n’est plus possible de crier au complot de ces deux entités. Dès lors comment expliquer que tous les responsables politiques n’aient pas immédiatement répliqué à l’affirmation de Marine Le Pen selon laquelle, en cas de victoire, elle constituerait un gouvernement d’union nationale. Il faudrait au contraire affirmer haut et fort qu’aucun responsable politique appartenant à une formation républicaine ne participerait un tel gouvernement qui ne pourrait donc se prévaloir de quelque unité nationale que ce soit.

Chacun a sa responsabilité dans l’histoire qui est en train de s’écrire et qui sera lourde de conséquence dans l’hypothèse heureusement très faible que Marine Le Pen gagne la présidentielle

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

 

 

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#ParlonsVrai : trumpisme à la française

3 Février 2017, 15:02pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : trumpisme à la française

Décidément, Donald Trump fait des émules bien au-delà de ses amis politiques et de ses frontières. Nous assistons, à une forme de trumpisme à la française qui se caractérise par le soutien mordicus à une véritable alternative, une charge violente contre les médias et la remise en cause des institutions judiciaires elles-même, ce qui peut être le plus grave.

Commençons par le plus simple : la vérité alternative.

Ce que l’on appelle communément le #Penelopegate en est truffé. Entre ceux qui l’ont vu, comme Monsieur Accoyer, fréquemment à l’Assemblée nationale et ceux qui l’ont vu en Sarthe dans une activité d’attachée parlementaire, les exemples ne manquent pas. Ils se heurtent à la vérité exprimée simplement par Madame Fillon elle-même en 2007, vérité qui va directement à l’encontre de la thèse de vérité alternative développée par son mari depuis quelques jours. Nous attendrons tous bien sûr la position de la justice, mais, l’expression authentique de Pénélope Fillon en 2007 pourra difficilement passer pour la vérité alternative et la thèse développée aujourd’hui par François Fillon pour la vérité tout court. Cet embrouillamini qui conduit à ajouter contrevérité à contrevérité n’est pas à la gloire de notre système.

Nier l’évidence comme le fait Donald Trump n’est pas un exemple à suivre… mais visiblement tout le monde ne l’a pas compris.

Le second volet du trumpisme, dans sa mouture anti système est de s’attaquer aux médias. Depuis l’Antiquité, le porteur de mauvaises nouvelles est banni.Certes, on peut se poser la question de savoir qui a été à l’origine des informations du Canard enchaîné mais les explications données par le palmipède qui indique que l’enquête a débuté il y a plus d’un mois, que des informations ont été demandées à l’équipe de François Fillon, que les éléments sur les enfants ont été révélés par le candidat lui-même sont assez évidents pour ne pas chercher à alimenter des thèses complotistes. De toute façon, le travail du journalisme est évidemment celui d’informer et, le Canard enchaîné a une tradition de 100 ans. Ce n’est pas à la presse qu’il faut s’en prendre mais à la légèreté avec laquelle le candidat a traité ces affaires en imaginant sans doute qu’elles ne seraient jamais révélées. C’est d’autant plus surprenant que la disparition de Madame Fillon de la liste des assistants parlementaires de son mari, en 2013, coïncide précisément avec le moment où cette liste devait être rendue publique. Cela signifie donc que François Fillon ne souhaitait pas que cette situation soit publique. La question à se poser celle de savoir pourquoi puisque il considère qu’elle ne pose aucun problème. Quoi qu’il en soit, il est vrai que ce sujet a envahi tout l’espace médiatique mais il est vrai aussi que le montant des sommes en cause, le caractère systémique de ces emplois interpelle tous les Français et soulève de vraies questions sur le fonctionnement de la démocratie. Ce sujet est indépendant de la question légale, c’est-à-dire la fictivité ou non des emplois. C’est une question éthique et démocratique à un moment où la vie est si difficile pour nos concitoyens. Mais il ne sert à rien d’attaquer la presse ; mieux aurait valu se poser la question de la réponse à apporter au Canard enchaîné dès le départ et ne pas se draper dans un déni que personne ne comprend.

Mais le plus grave est dans la contestation institutionnelle. Tout d’abord, parler de coup d’État est une aberration. Nous sommes certes dans une démocratie d’opinion mais, le premier auteur de la difficulté est le candidat lui-même, d’abord dans ses choix initiaux, puis dans sa communication. Peut-être encore plus dangereux est l’attaque dirigée contre la Haute autorité et le président Nadal. C’est Marine Le Pen qui a lancé la mode en ayant l’outrecuidance de déposer une plainte contre lui au motif qu’il avait osé mettre en cause l’évaluation son patrimoine, ce qui est l’objet même de la HATVP. Si les personnes mises en cause ou inculpées n’ont désormais rien de mieux à faire que de déposer plainte contre les magistrats qui font leur travail, la justice n’est pas prête d’avancer. Mais surtout, c’est une remise en cause du système institutionnel lui-même puisque juge et partie y compris délinquante se retrouvent mis sur un pied d’égalité. C’est la raison pour laquelle on ne peut qu’être scandalisé que Bernard Debré, ancien ministre de la république est pourtant un vrai républicain, endosse le même costume et mette en cause le président Nadal, qui serait selon lui coupable d’avoir divulgué les informations-qui devraient être publiques s’agissant de l’emploi de fonds publics,-qui mettent aujourd’hui en difficulté François Fillon.

Ainsi, ceux qui prétendent lutter contre le Front National et le populisme deviennent-ils des machines à alimenter l’un et l’autre.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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#ParlonsVrai : le temps d’un changement de monde politique est venu

1 Février 2017, 16:16pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : le temps d’un changement de monde politique est venu

L’évolution de l’affaire Fillon, l’affaire Le Pen conduisent à une forme d’implosion du système partisan.

Devant les Français médusés, ce sont des centaines de milliers d’euros qui défilent, attribués à des personnes qui n’ont pas effectué le travail correspondant -en ce qui concerne Marine Le Pen- ou qui pourraient ne pas l’avoir effectué en ce qui concerne François Fillon et son suppléant député de la Sarthe. Le népotisme, les emplois fictifs, viennent s’ajouter à une interrogation sur la réalité du travail effectué par les assistants parlementaires, ce qui est tout à fait injuste dans la mesure où ceux qui remplissent effectivement cette fonction ont un travail tout à fait « tangible ». Rendez-vous, notes de travail, préparation discourt, recherche de documentation, préparation d’amendements, représentation du parlementaire, ce travail est tout à fait réel.

Je peux témoigner en tant que parlementaire européenne qui a employé trois assistants parlementaires et deux stagiaires durant tout mon mandat (dont aucun n’avait de lien de près ou de loin avec moi-même) du fait que non seulement ce travail était tangible mais que de surcroît il était harassant. Bien souvent, les journées commençaient à sept ou huit heures du matin pour se terminer à minuit, voire plus tard. Mais, ceci renvoie aussi à l’activité réelle des parlementaires. Il est évident qu’un parlementaire qui n’est que très peu présent au Parlement, ne propose pas d’amendements, ne propose pas de texte, ne participe pas aux commissions, n’est rapporteur d’aucun texte, ne risque pas de trop charger ses collaborateurs…. C’est donc en réalité tout le mode de fonctionnement du Parlement qui est remis en cause, le coût qu’il génère et l’effectivité du travail des parlementaires eux-mêmes.

On a assez glosé sur l’absentéisme des Eurodéputés français au Parlement européen qui nous coûte très cher en influence ; mais, la faute première en revient aux structures partisanes qui choisissent des candidats sous la forme d’un lot de consolation par rapport à une investiture nationale ou pire encore à la suite d’un échec électoral.Mais, même s’ils existent, et dans tous les partis, les députés réellement investis au parlement européen sont rares et les partis ne tiennent aucun compte de la qualité du travail pour réinvestir leurs députés sortants. Là aussi, les exemples existent dans tous les partis. Il en va exactement de même des attachés parlementaires bidon. Il n’y a pas que le FN qui utilise et a utilisé les fonds parlementaires pour payer les permanents de la structure partisane. Il suffirait à un journaliste un peu attentif de comparer les organigrammes des partis et les assistants parlementaires pour trouver d’autres cas…

Dès lors, c’est bien à une remise à plat complète du système qu’il faut procéder. Sans doute, le chant de la calomnie et « l’invention d’un coup d’État institutionnel » pour tenter de cacher l’évidence sont-ils des outils très habituels. Mais précisément c’est parce qu’ils sont éculés qu’ils ne marchent plus. Le temps d’un changement de monde politique est venu.

Corinne Lepage

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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#ParlonsVrai: le Brexit peut il bloquer Hinckley point?

30 Janvier 2017, 13:44pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai: le Brexit peut il bloquer Hinckley point?

Nouvelles incertitudes autour de Hinckley Point.

Le Brexit va poser des questions nouvelles auxquelles il n’est pas certain que EDF ait pensé. En effet, la sortie de l’union européenne implique ipso facto la sortie d’Euratom. Ce traité fait partie de l’acte de constitution de l’union et il est inclus, même s’il n’en a pas été réellement question, dans le référendum du 24 juin 2016. Du reste, le texte de retrait présenté à la Chambre des Communes le 25 janvier 2017 le confirme. Cela signifie donc que l’Angleterre va quitter Euratom et devra donc remplir seule les obligations en termes de sécurité nucléaire. Elle devra mettre en œuvre ses obligations gouvernementales et industrielles dans le domaine nucléaire ce qui signifie notamment assurer les règles de sécurisation qui concerne tout le cycle du nucléaire depuis les matériaux fissiles jusqu’aux technologies. Aujourd’hui, le dispositif d’Euratom a donné lieu à un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique située à Vienne , accord qui permet un contrôle très allégé par rapport aux règles appliquées aux autres Etats extérieurs à l’union européenne. Les opérateurs nucléaires doivent faire des contrôles précis des stocks, des mouvements transport de matériaux nucléaires, se soumettre aux inspecteurs de la Commission pour vérifier les déclarations.

La sortie du Royaume-Uni d’Euratom change la donne. Le Royaume-Uni va tout d’abord devoir confier à un organisme national le soin d’effectuer les contrôles antérieurement effectués par Euratom. Ce qui bien entendu a un coût considérable pour l’administration britannique et qui la conduira également à devoir augmenter sa contribution au budget de l’agence de Vienne qui devra nécessairement effectuer sur le territoire britannique les contrôles qui étaient antérieurement faits par Euratom.

Mais le plus important n’est sans doute pas là et le plus gênant est très certainement les conséquences sur Hinkley Point qui risque d’être bloqué pour un bon moment. En effet, du fait de la disparition d’Euratom, le Royaume-Uni est dans l’obligation de passer des traités bilatéraux avec chacun des pays avec lequel il souhaite commercer. Chaque traité est négocié bilatéralement mais les cinq vainqueurs de la guerre de 1945 ont chacun leur mot à dire , de plus ce qui signifie que cela peut prendre du temps. Si toutes ces questions ne sont pas réglées dans les deux ans de négociations de l’article 50, cela signifie tout simplement qu’il ne peut plus y avoir de poursuite de chantiers internationaux de Royaume-Uni. Avec la sortie de Toshiba du marché nucléaire mondial, restent Rosatom, Areva et Général Hitachi qui serait désormais sous embargo. De plus, le Royaume-Uni va rencontrer des difficultés avec les États-Unis qui ont signé un acte unique avec l’union européenne dont le Royaume-Uni sortira. Cela lui interdira tout échange avec des sociétés nord-américaines sans qu’un accord spécifique n’ait été négocié avec les États-Unis démontrant à ce pays la sécurité de tous les échanges commerciaux avec des pays tiers dont la Chine.

En définitive, alors que Jean-Bernard Lévy a affirmé le il semblerait qu’il ait parlé un peu vite le 24 juin 2016 en affirmant que le Brexit n’avait aucun impact sur sa stratégie.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

 

 

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#ParlonsVrai : les vraies questions posées par l’affaire Pénélope Fillon

27 Janvier 2017, 14:51pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : les vraies questions posées par l’affaire Pénélope Fillon

La vélocité avec laquelle une information préliminaire a été ouverte à propos de Pénélope Fillon interpelle à juste titre. Mais, on peut penser aussi que cette rapidité peut permettre à François Fillon de se débarrasser très rapidement d’une affaire qui pourrait être très gênante.

En réalité, il y a plusieurs niveaux dans ce dossier et le moins qu’on puisse dire est que les bonnes questions n’ont pas été forcément posées à François Fillon. Le premier niveau est d’ordre éthique. Est-il normal qu’un parlementaire embauche un membre de sa famille ? C’est parfaitement légal en France, parfaitement illégal au niveau européen et c’est du reste la raison pour laquelle Marine Le Pen a rencontré des difficultés pour l’emploi de son compagnon Monsieur Alliot.

C’est légal, est-ce éthique ? Le sujet dépasse bien évidemment François Fillon puisqu’il concernerait le cinquième des membres du Parlement. Pour autant, il semble bien que les Français n’acceptent plus cette forme de népotisme. Mais il est évident que François Fillon n’est pas dans un cas particulier même s’il était quelque peu choquant de l’entendre dire que le parlementaire faisait ce qu’il voulait de l’enveloppe qui lui était remise dans la mesure où il s’agit quand même de fonds publics.

Il n’est probablement pas contestable que Pénélope Fillon ait soutenu son mari dans sa carrière politique. Pour autant, était-ce un travail d’attaché parlementaire et ce travail a-t-il été différent lorsque elle était rémunérée et lorsqu’elle ne l’était pas. Deux autres questions se posent : quel type de travail a-t-il été fait durant la période où Madame Fillon a été employée par le suppléant de son mari ; quel a été le travail fait pour la revue des deux mondes en dehors des deux notes de lecture dont il a été fait état.

C’est à toutes ces questions qu’il faudra répondre très rapidement pour évacuer ou non la question juridique. Il n’en reste pas moins que les affirmations de Madame Fillon elle-même, les contradictions entre les déclarations de François Fillon et celles de ses soutiens dont Bernard Accoyer sur la présence de Madame Fillon au Parlement, les pressions qui auraient été exercées sur Christine Kelly qui doit être entendue aujourd’hui par les enquêteurs laissent une impression désagréable.

Au-delà, c’est tout un mode de fonctionnement du monde politique qui est interpellé. La question de la légalité est évidemment essentielle pour François Fillon. Mais il est désormais évident que le nouveau président de la république devra faire légiférer sur les règles applicables aux parlementaires tant en ce qui concerne l’emploi des membres de leur famille qu’en ce qui concerne la justification des frais de représentation qui aujourd’hui ne sont soumis à aucune règle. C’est le minimum qui est du reste exigé au niveau communautaire, et qui est indispensable si l’on veut parler de confiance entre les Français et leurs représentants.

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

 

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