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Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #dans la presse

[Interview] Présidentielle 2017. En Haute-Garonne, les soutiens d'Emmanuel Macron repartent en campagne

7 Janvier 2017, 12:19pm

Publié par Anthony Assemat

À 26 ans, Mickaël Nogal compte déjà plus de 3 500 adhérents dans le mouvement En Marche en Haute-Garonne

À 26 ans, Mickaël Nogal compte déjà plus de 3 500 adhérents dans le mouvement En Marche en Haute-Garonne

Samedi 7 janvier, le mouvement d'En Marche Haute-Garonne reprend la campagne sur le marché de Revel, au sud-est de Toulouse. Rencontre avec Mickaël Nogal, le référent de Macron.

Côté Toulouse. Samedi 7 janvier 2017, après la parenthèses des fêtes, vous reprenez la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron en Haute-Garonne par une opération de terrain sur le marché de Revel. Êtes-vous optimiste pour cette année 2017 ?

Mickaël Nogal. Tout le mois de janvier, nous allons mener des opérations de terrain dans le monde rural de la Haute-Garonne, avant une restitution début février. Nous nous devons d’être à l’écoute du monde rural et de recueillir le sentiment de tous les Français. Nous rencontrerons les gens dans ce marché, qui est l’un des plus beaux de France, et nous ferons du porte-à-porte.

Dans le département, dans la métropole et dans les autres communes, nous sommes présents partout.

C.T. Justement, combien d’adhérents compte le mouvement à l’heure actuelle ?

M.N. Au niveau national, En Marche, qui a été créé en avril 2016, compte près de 130 000 adhérents.

En Haute-Garonne, nous sommes plus de 3 500. C’est pas mal en si peu de temps, dans un fief socialiste et alors qu’Emmanuel Macron n’est officiellement candidat que depuis trois mois !

Le référent haut-garonnais d'En Marche en compagnie d'Emmanuel Macron lors de la visite de ce dernier à Futurapolis, en novembre 2016 (Photo : Kévin Figuier)
Le référent haut-garonnais d'En Marche en compagnie d'Emmanuel Macron lors de la visite de ce dernier à Futurapolis, en novembre 2016 (Photo : Kévin Figuier)

On a voulu faire croire qu’il était une bulle médiatique, or c’est l’inverse qui se produit. Et ces 3 500 personnes font aussi bien campagne sur le terrain que dans les réseaux sociaux.

Nous avons également créé une soixantaine de comités, dont nous dévoilerons le nom des représentants mi-janvier 2017, répartis sur tout le territoire dans le Comminges, le Lauragais, où nous avons des centaines d’adhérents…

La dynamique est en notre faveur, ce que confirme un dernier sondage qui place Emmanuel Macron au deuxième tour selon différents scénarios.

C.T. Le 10 décembre 2016, vous étiez au meeting de lancement de la campagne de Macron. Quelles ont été vos impressions ?

M.N. Il a réuni 15 000 personnes, et la moitié de ces personnes assistaient pour la première fois à un meeting politique. Un public qui correspondait au profil de nos adhérents, qui sont à 70% des primo-engagés.

Il dépasse les clivages droite-gauche, qu’il juge obsolètes, mais s’appuie sur un socle de valeurs progressistes à l’opposé du conservatisme de François Fillon, le candidat de la droite.

C.T. Le dépassement de ce clivage fait écho à la percée de François Bayrou en 2007 lors de la création du Modem. Or, ce dernier n’a jamais réussi à concurrencer la gauche et la droite…

M.N. À la différence que François Bayrou se situe entre la gauche et la droite.

Nous, nous sommes au-dessus de la mêlée, hors partis, avec un discours de rassemblement hors appareils politiques, où le débat d’idées n’existe pas. Les partis traditionnels ont trop enfermé leurs propres militants dans des postures politiciennes et leur sectarisme m’attriste.

Chez nous, des adhérents de tous les partis nous ont rejoints, qu’ils soient du PS, du centre, des Républicains, des cadres de l’UDI…

C.T. Vous êtes un ancien militant du Parti socialiste. Comment se passent les relations avec le PS ?

M.N. Je suis entré au MJS (Mouvement des jeunes socialistes, ndlr) en 2006 puis j’ai intégré la section PS de Colomiers en 2008. Je suis parti fin 2015 car je fais partie des déçus du quinquennat de François Hollande. Des sujets comme la déchéance de nationalité ont divisé les Français.

Aujourd’hui, je défends mes convictions librement. En 2011, on était surtout en campagne contre Nicolas Sarkozy. En 2017, je fais campagne pour Emmanuel Macron et un projet. Il faut avoir plaisir à défendre nos idées plutôt d’arrêter de dire qu’il faut éviter le pire. Ces gens-là ne proposent rien ! Macron n’est pas dogmatique et parle de la réalité des Français.

Je prends pour exemple la loi qui porte son nom. Beaucoup l’ont accusé d’être fourre-tout mais elle change le quotidien des Français. La libéralisation du marché des autocars a créé 1500 emplois et permet à des milliers de personnes de voyager à bas coût. Nous sortons du dogme des belles idées qui n’ont pas d’écho sur le terrain.

C.T. Des socialistes toulousains ont-ils rejoint en nombre le mouvement En Marche ?

M.N. Beaucoup d’élus et militants du PS sont intéressés par Emmanuel Macron. Un socialiste peut largement se retrouver dans notre programme et notre socle de valeurs progressistes.

Mais d’ores et déjà, des maires PS de Haute-Garonne nous ont indiqué qu’ils donneraient leur parrainage à Emmanuel Macron pour la présidentielle.

C.T. Emmanuel Macron se définit comme le « candidat du travail ». Mais son étiquette libérale n’est-elle pas un frein sur les sujets de l’emploi ?

M.N. Non car Emmanuel Macron est le seul à parler de liberté mais aussi de protection, à parler des indépendants et de la précarité.

Moi-même, j’ai 26 ans et depuis dix ans, j’ai connu le CDI à temps partiel, l’intérim, la pige dans le journalisme, le CDD et aujourd’hui je suis indépendant dans la communication. Le parcours des travailleurs n’est plus linéaire.

Le socle, c’est les 35 h mais nous voulons donner la liberté aux entreprises de négocier des aménagements. L’activité est bridée par trop de règles contraignantes.

Il propose aussi que, quel que soit le statut, une personne qui démissionne puisse avoir des droits, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Notre credo : que tout le monde ait du travail, qu’il soit facteur d’émancipation et qu’il soit justement rémunéré. C’est pour cette raison qu’Emmanuel Macron parle autant aux agriculteurs qu’aux personnes de banlieue.

C.T. Approuvez-vous le fait qu’Emmanuel Macron ait refusé de participer à la primaire de la gauche ?

M.N. Oui, c’est tout à fait cohérent car nous ne nous sommes jamais situés par rapport aux autres et à leur calendrier. En Marche est au-dessus de la mêlée.

C.T. Un meeting est-il déjà prévu à Toulouse avant le premier tour ?

M.N. Emmanuel Macron viendra bien évidemment à Toulouse mais c’est encore trop tôt pour dire quand et si un meeting sera organisé.

Photo de Anthony Assemat

Anthony Assemat

Journaliste, chef d'édition à Côté Toulouse

 

Source : Actu Côté Toulouse

http://actu.cotetoulouse.fr/interview-presidentielle-2017-en-haute-garonne-les-soutiens-d-emmanuel-macron-repartent-en-campagne_54790/

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DÉCLARATION DES DROITS DE L'HUMANITÉ : Pour compléter celle des droits de l’homme

6 Décembre 2016, 14:56pm

Publié par Emilie Villeneuve

DÉCLARATION DES DROITS DE L'HUMANITÉ : Pour compléter celle des droits de l’homme

Portée par Corinne Lepage et Jean-Louis Servan-Schreiber, rédigée par une centaine d’experts en droits de l’homme et en droit international, la déclaration universelle des droits de l’humanité a pour vocation d’être proposée en signature à l’ONU. En attendant, on peut la trouver en librairie.

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 6h10 et 7h22 du lundi au vendredi, dans « Quelle époque éthique »,une chronique à télécharger :

Version audio :

Version écrite

Lors de la COP22 à Marrakech, l’Union des Comores a été le premier pays à signer officiellement la Déclaration universelle des droits de l’Humanité, quel est ce texte ?

Pas très connue encore, la Déclaration universelle des droits pour l’humanité est née en 2015. Dans la perspective de la COP21, le président François Hollande a chargé Corinne Lepage, ex-ministre et ex-députée européenne de réfléchir à un texte sur la responsabilité des humains vis-à-vis de la terre et de leurs descendants. Avec Jean-Louis Servan-Schreiber, Corinne Lepage a donc élaboré cette Déclaration en travaillant avec des experts spécialisés en droit de l’environnement, en droit de l’homme et international. La version définitive est sortie le 3 novembre aux éditions du Chêne pour la COP22. Approuvée par des ONG, associations et municipalités comme Strasbourg, Marseille et Paris, la déclaration va être proposée au vote de l’Assemblée générale de l’ONU.

Que contient cette déclaration qui pourrait réunir les populations et les gouvernements représentés à l’ONU ?

On se souvient qu’après la 2ème guerre mondiale, la déclaration universelle des droits de l’homme a été adoptée par L’ONU pour reconstruire l’idée de respect dû à chaque individu quels que soient son origine ou son statut social. La déclaration universelle des droits de l’humanité naît aujourd’hui, à un moment où nous sommes tous confrontés à des périls sans doute irréversibles et aussi à d’immenses progrès comme l’intelligence artificielle. Alors que les droits de l’homme visent au respect des individus, la déclaration des droits de l’humanité prend en compte de nouvelles notions primordiales la solidarité mais aussi la responsabilité vis à vis de la planète. Basée, comme la déclaration des droits de l’homme, sur des principes fondateurs : responsabilité, équité, solidarité, dignité, non-discrimination, elle énonce aussi le droit de vivre dans un environnement sain et écologiquement soutenable, un développement économique responsable, équitable et durable ; la protection du patrimoine commun, naturel et culturel ; la préservation des biens communs comme l’air, l’eau et le sol ; le droit à la paix et à la sécurité etc. Bref, elle complète la déclaration des droits de l’homme. Rendez-vous sur le site droits humanite.fr ou achetez-la, illustrée par de superbes dessins d’Eric Giriat (2,90 euros)

DÉCLARATION DES DROITS DE L'HUMANITÉ : Pour compléter celle des droits de l’homme
DÉCLARATION DES DROITS DE L'HUMANITÉ : Pour compléter celle des droits de l’homme
DÉCLARATION DES DROITS DE L'HUMANITÉ : Pour compléter celle des droits de l’homme
DÉCLARATION DES DROITS DE L'HUMANITÉ : Pour compléter celle des droits de l’homme

Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.

 

Source : Néo Planète

http://www.neoplanete.fr/podcast/pour-completer-celle-des-droits-de-lhomme-declaration-des-droits-de-lhumanite/

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À Montpellier, Corinne Lepage évoque la dynamique RSE et digital

25 Novembre 2016, 09:08am

Publié par La Tribune

P. Viallet (LeadeR Occitanie) et N. Bigas (Club des Présidents), entourant N. Lepage, ex-ministre et fondatrice du MENE

P. Viallet (LeadeR Occitanie) et N. Bigas (Club des Présidents), entourant N. Lepage, ex-ministre et fondatrice du MENE

Le Club des Présidents et FACE Hérault ont organisé un forum sur la RSE, le 24 novembre à Montpellier, en présence de l'ex-ministre Corinne Lepage. Un constat : la dynamique positive de la RSE dans l'entreprise, même amplifiée par le digital, nécessite encore un travail d'explication visant les PME.

 

FACE Hérault (Fondation Agir Contre l'Exclusion) et le Club des Présidents, qui rassemble 15 réseaux économiques locaux, ont organisé leur 2e forum consacré à la RSE (responsabilité sociétale des entreprises), le 25 novembre au Conseil départemental de l'Hérault, en présence de l'ex-ministre Corinne Lepage. La présidente du Rassemblement Citoyen et fondatrice du MENE (Mouvement des Entreprises de la Nouvelle Économie) a insisté sur les bénéfices que la gouvernance des entreprises peut retirer de la RSE.

"À une époque où nous connaissons de très forts bouleversements dans tous les domaines, la RSE permet aux entreprises de répondre à des changements de rapport autour d'elles et d'instaurer de nouveaux modes d'organisation, de nouvelles façons d'être, en interne, explique-t-elle. C'est un vecteur de rentabilité et de performance."

Quel impact social de la digitalisation ?

Le forum posait la question de l'impact des outils numériques en faveur de cette nouvelle gouvernance. Corinne Lepage admet l'importance de la digitalisation comme facteur de transformation de l'entreprise et des rapports avec les usagers ou les consommateurs, sans minimiser toutefois les conséquences sociales de cette évolution.

"La disparition de l'intermédiation aura des conséquences importantes sur le social, comme on peut le voir déjà avec la controverse fiscale autour de Airbnb, juge-t-elle. Toute digitalisation n'améliore pas forcément les choses. De même, la dimension économique, le "E" de RSE, est plus ambivalente. Par exemple, la RSE peut permettre de réduire les impacts environnementaux, mais le digital lui-même est très consommateur d'énergie."

"Les entreprises du digital ont un rôle majeur pour entraîner l'ensemble de l'économie, souligne Pierre Deniset, président du cluster numérique régional FrenchSouth.digital. D'un côté, nous sommes en première ligne des nouveaux usages et des innovations sociétales, et de l'autre, nous avons une fonction d'accompagnement à la transformation digitale et environnementale, car nous proposons aussi des solutions plus économes en énergie."

Transmettre "le virus de la RSE"

Reste la question de la transmission des bonnes pratiques à l'ensemble du tissu économique, PME comme ETI et grands groupes : l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi, en 2017, généralisant la publication d'informations relatives à la diversité par certaines grandes entreprises et certains groupes, devrait accélérer les choses. "Nous avons milité pour ça pendant plusieurs années auprès de la FFB ou d'autres grandes fédérations professionnelles, car en l'absence d'harmonisation sur le plan communautaire, c'est le seul moyen que nous ayons de lutter dans l'arène européenne, estime Clare Hart, présidente de FACE Hérault. La pondération introduite par la RSE permettra de limiter les risques de la concurrence avec les pays à bas coûts de main d'œuvre."

Sur le terrain, des organisations tentent de sensibiliser et d'accompagner leurs adhérents dans cette évolution, à l'image de FrenchSouth.digital ou LeadeR Occitanie, que préside Jalil Benabdillah. "Il faut diffuser le virus de la RSE auprès de tous nos membres, souligne ce dernier. Nous allons par exemple les accompagner sur l'emploi des personnes handicapées, de sorte à les mettre toutes en conformité avec la loi. Mais pour que les PME-PMI s'impliquent dans la RSE, il faut d'abord que le chef d'entreprise soit convaincu de l'intérêt de ce mode de gouvernance."

"Nous appliquons une notation de type "AAA" à tous nos projets, cite pour sa part Jean-François Blanchet, directeur général du groupe BRL. D'une part, pour veiller à leur adaptation aux conséquences du changement climatique. D'autre part, pour être dans l'anticipation, et prévoir des aménagements adaptatifs par rapport à un phénomène qu'on connaît encore mal. Enfin, pour faciliter l'acceptation de ces projets, car s'ils sont mal acceptés, ils se traduisent souvent par de la gabegie. Nous appliquons cette approche globale, par exemple, sur nos appels d'offre récemment lancés."

Source : La Tribune Objectif Languedoc Roussillon

http://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/carrieres/management/2016-11-25/a-montpellier-corinne-lepage-evoque-la-dynamique-rse-et-digital.html

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Ces plateformes citoyennes qui veulent "ubériser" la politique

30 Septembre 2016, 12:42pm

Publié par La Croix

L'écrivain Alexandre Jardin, (ici à Reims le 15 avril 2016) fondateur de la plateforme Bleu Blanc Zèbre, veut permettre aux Français de choisir un candidat de la société civile pour l'élection présidentielle / AFP/Archives

L'écrivain Alexandre Jardin, (ici à Reims le 15 avril 2016) fondateur de la plateforme Bleu Blanc Zèbre, veut permettre aux Français de choisir un candidat de la société civile pour l'élection présidentielle / AFP/Archives

Parlement et Citoyen, Ma Voix, LaPrimaire.org ou encore Bleu Blanc Zèbre: depuis quelques années, des plateformes citoyennes ont fait leur apparition sur internet avec l'objectif de corriger les failles d'un système politique "à bout de souffle".

 

Les taxis ? Ubérisés. Les avocats ? En voie d'ubérisation. Les notaires ? En résistance. Et si le prochain, sur la liste des métiers en voie de transformation radicale, était la politique française ?

Abstention galopante, baisse du nombre d'adhérents dans les partis, défiance croissante des citoyens envers les élus... La Ve République multiplie les symptômes d'une crise du système de représentation.

Si pour le sociologue Albert Ogien "la société française est de plus en plus politisée, beaucoup de citoyens considèrent néanmoins qu'il n'y a rien à attendre des échéances électorales, ni aucun espoir à mettre dans le militantisme au sein des vieux partis".

Pour Grégoire Leclercq, cofondateur de l'Observatoire de l'ubérisation, le phénomène relève du "besoin de s'affranchir des acteurs traditionnels et notamment de l'intermédiaire: en politique, l'intermédiaire, c'est le parti", explique-t-il à l'AFP.

 

Des plateformes citoyennes sur internet, comme Parlement et Citoyen, Ma Voix, LaPrimaire.org ou encore Bleu Blanc Zèbre, veulent corriger les failles du système politique / AFP/Archives

Des plateformes citoyennes sur internet, comme Parlement et Citoyen, Ma Voix, LaPrimaire.org ou encore Bleu Blanc Zèbre, veulent corriger les failles du système politique / AFP/Archives

Décrits comme des mécanismes essentiels à la vie démocratique dans la Constitution (article 4), les partis sont contestés: 87% des Français estiment ne pas pouvoir leur faire confiance, selon un sondage annuel du Cevipof.

Albert Ogien accuse la personnalisation excessive du système: "L'élection du président au suffrage universel est devenu un désastre pour la vie démocratique française. Toute la vie politique a fini par être aspirée par cette course à l'échalote qui assèche totalement les pratiques de la démocratie", tonne-t-il.

Pour Alexandre Jardin, fondateur de la plateforme Bleu Blanc Zèbre, qui vise à "fabriquer des solutions pour réparer les fractures du pays" sans passer par les instances élues, "les partis sont des machines à faire exister des leaders, pas des citoyens".

- "Réinventer plutôt que détruire" -

Autre exemple, la plateforme Ma Voix, fondée par Quitterie de Villepin - anciennement proche du MoDem - propose de "faire élire des anonymes à l'Assemblée" nationale. Sa méthode ? Tirer au sort des candidats parmi ses adhérents, qui auront ensemble concocté un programme. Le principe de l'investiture par les partis est ainsi enterré de facto.

Enfin, les différentes initiatives de primaires citoyennes telles que Laprimaire.org, La Primaire des Français ou encore La Vraie Primaire, témoignent de cette envie de s'affranchir des partis.

"La multiplication de ces organisations traduit bien la recherche d'une nouvelle forme d’agir en politique. La solution aux problèmes qui nous assaillent nécessite la mise en œuvre d'une intelligence collective", explique M. Ogien.

D'autres optent pour une démarche d'évolution plutôt que de rupture avec les partis et institutions actuels.

Cyril Lage, cofondateur de Parlement et Citoyens, une organisation qui permet aux internautes de donner leur avis sur des propositions avancées par des parlementaires, affirme "ne pas être hostile à la démocratie représentative", mais vouloir "la moderniser". "On ne veut pas détruire le système, mais le réinventer".

L'avocate et ancienne ministre Corinne Lepage le 7 mars 2016 à Genève / AFP/Archives

L'avocate et ancienne ministre Corinne Lepage le 7 mars 2016 à Genève / AFP/Archives

"Ouvert à tout le monde", Parlement et Citoyens permet aux élus de tenir compte s'ils le souhaitent des avis directement transmis par les électeurs.

L'ancienne ministre Corinne Lepage a également voulu améliorer le système en lançant en 2014 Cap 21 le Rassemblement citoyen. Ce mouvement, fruit d'une fusion avec son parti Cap21, s'est défini d'emblée comme une coopérative politique visant à "trouver un équilibre entre élus et citoyens".

La plateforme Voxe, comparateur de programmes en ligne, ambitionne pour sa part de sensibiliser les jeunes à la politique, sans cacher "travailler avec les états-majors des partis politiques": pas de révolution en vue.

Finalement, souligne Susan Perry, auteure de l'essai "L'Illusion pixel: pourquoi le numérique ne changera pas le monde", internet et l'émergence de ces organisations doivent être perçus comme "un outil, comme il y en a d'autres, mais ça ne peut pas être vu comme la solution à tous les problèmes".

"La technologie peut aussi être utilisée par des grands groupes, voire l'Etat... Souvent, on ne sait pas qui il y a derrière ces plateformes. C'est beaucoup de bruit pour peu de substance", déclare la politologue à l'AFP.

afp
 
Source : La Croix

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[INTERVIEW DÉCALÉE] ÉLISABETH BELAUBRE

7 Avril 2016, 16:28pm

Publié par Severine Sarrat

[INTERVIEW DÉCALÉE] ÉLISABETH BELAUBRE

Aujourd’hui à la tête de la galerie d’art Zunzun à Jean Jaurès, Élisabeth Belaubre a également œuvré en politique puisqu’elle a été adjointe au maire, sous l’ère Pierre Cohen, puis même, candidate aux dernières élections municipales. Changement de voie mais pas de valeurs, pour preuve, ses réponses à nos questions… décalées.

 

Vous est-il déjà arrivé de vous endormir au cinéma, au théâtre ou toute autre manifestation ?

Je vais souvent au cinéma, et il m’arrive de voir deux fois le même film. En général, je tiens bon la première séance… Si je regarde un film chez moi, alors là, je m’endors deux fois sur deux. Au théâtre et à l’opéra, je tiens le coup.

 

Y a-t-il des sujets que vous vous interdisez d’aborder ?

J’aime parler de tous les sujets, mais pas avec tout le monde.

 

Quelle est votre chanson d’amour préférée ?

En ce moment, c’est : “19 dias y 500 noches” de Joaquin Sabina. C’est l’histoire d’un mec qui se retrouve seul, mais qui l’a bien cherché. Et il met 19 jours et 500 nuits pour « tenter d’apprendre à oublier ». C’est très poétique et très bien chanté.

 

Avec quelle personnalité aimeriez-vous échanger votre vie pour une journée ?

Je prendrais bien la place du maire de Toulouse, au moins pendant le temps nécessaire pour faire les arbitrages positifs pour les dossiers que je défendais en tant qu’adjointe au maire.

 

À quelle occasion avez-vous menti pour la dernière fois ?

Petite fille, je devais aller à confesse, et il fallait que j’invente des péchés. Alors je disais qu’il m’arrivait de mentir et aussi d’être gourmande. Je ne vais plus à confesse…

 

À quelle occasion vous est-il arrivé de penser : « je n’y arriverai jamais » ?

Vers l’âge de 10 ans, je me disais : «19 ans ! Je n’y arriverai jamais ! » Je ne sais pas pourquoi 19 en particulier. Et j’ai déjà fait beaucoup mieux ! Je ne me donne que des objectifs que je puisse atteindre, alors c’est facile.

 

Pour vous faire plaisir, quel plat faut-il vous cuisiner ?

Des frites, des vraies, faites maison avec des patates bio et locales ! Et à l’huile d’olive.

 

« Je prendrais bien la place du maire de Toulouse »

 

Quel défaut jugez-vous rédhibitoire ?

 Je n’aime pas fréquenter les personnes tristes, grincheuses ou défaitistes. Alors je les évite.

 

Que feriez-vous si vous étiez, le temps d’une journée, dans un corps du sexe opposé ?

Ce que j’envie le plus chez les hommes, et c’est aussi ce que j’aime, c’est leurs muscles, surtout ceux des bras et la force qui va avec. J’en profiterais pour faire tous les travaux dans la maison !

 

Quel a été le moment le plus heureux de votre vie ?

J’ai ressenti par trois fois à la naissance de chacun de mes fils une fierté et un bonheur sans nom, au moment où je l’ai vu et que j’ai senti qu’il me reconnaissait. J’ai adoré être maman.

 

Quel serait votre pire cauchemar ?

L’explosion d’une centrale nucléaire, particulièrement celle de Golfech.

 

De quel objet personnel auriez-vous du mal à vous séparer ?

Mes boucles d’oreilles.

 

Quel est, pour vous, le plus grand luxe ?

Dormir dans un lit douillet avec des draps bien repassés. Et aussi faire un métier qu’on aime et en vivre bien. J’ai vraiment adoré mon travail d’adjointe au maire, et tous les jours pendant six ans, quand j’allais au Capitole, j’avais conscience que c’était un luxe énorme de travailler dans ces conditions.

 

Qu’est-ce qui vous pénalise le plus dans la vie ?

1,52m/47 kg. J’en reste là pour mes mensurations. À tempérament égal, je suis presque certaine que ça aurait été plus facile d’avoir quelques centimètres de plus.

 

Qu’aimeriez-vous que l’on dise de vous après votre mort ?

Je ne veux pas qu’on dise de moi des choses, mais que l’on continue de me dire des choses pour que je reste encore un peu avec ceux que j’aime.

 

Source : Le Journal Toulousain

http://www.lejournaltoulousain.fr/societe/interview-decalee-elisabeth-belaubre-45944

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