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Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #dans la presse

Ecologie : Belaubre se met à Lepage

19 Mars 2013, 14:04pm

Publié par Sébastien Marti La Dépêche

Elisabeth Belaubre et Corinne Lepage à Toulouse

Elisabeth Belaubre et Corinne Lepage à Toulouse

C'est une nouvelle offre politique, entre l'écologie et le centre gauche : Corinne Lepage, présidente de Cap21, a lancé hier à Toulouse le Rassemblement citoyen en Midi-Pyrénées. L'ancienne ministre de l'Environnement de Jacques Chirac était accompagnée par Elisabeth Belaubre, adjointe au maire de Toulouse en charge de l'environnement et de la santé, qui vient de quitter Europe Ecologie-Les Verts. «Il s'agit à la fois d'un rassemblement politique de sensibilités différentes et d'une coopérative qui regroupe à égalité la société civile et la politique. Notre constat est le suivant : le fonctionnement des partis traditionnels ne répond plus au désir des citoyens ni à l'efficacité que la crise économique commande. L'enjeu, c'est de permettre à chacun d'entre nous de redevenir acteur de son propre destin» explique Corinne Lepage, qui s'appuie sur le principe du «bottom-up», un terme anglo-saxon pour désigner le mouvement qui va de la base vers le haut.

La présidente de Cap21, un des partis qui a vocation à intégrer le Rassemblement citoyen, défend un «nouveau modèle de transition industrielle», une «révolution républicaine» qui passe par les notions «d'égalité, de probité et de laïcité» mais aussi la «sécurité humaine» et l'Europe des citoyens. Lors de la convention de lancement qui aura lieu le 14 mars à La Cartoucherie, elle présentera pour illustrer son propos des initiatives qu'elle juge exemplaires, comme la commune de Montdidier qui produit et revend de l'électricité via une régie municipale.

À Toulouse, Corinne Lepage a intronisé Elisabeth Belaubre. La troisième adjointe à Pierre Cohen, actuellement rattachée au groupe écologiste au conseil municipal, souhaite se représenter aux municipales de 2014. Mais elle ne pourra guère compter que sur le Rassemblement citoyen pour demeurer au Capitole, en spéculant sur une hypothétique alliance avec la majorité sortante ou Europe Ecologie-Les Verts, tentée par l'autonomie. «L'expérience de l'exécutif m'a donné encore plus envie de faire de la politique, affirme Elisabeth Belaubre. Je veux aller au rendez-vous avec les électeurs.» Si Corinne Lepage concède que son mouvement a vocation à présenter des candidats voire une liste, elle refuse d'en préciser les contours : «C'est prématuré».

De son côté, Régis Godec, président du groupe écologiste au conseil municipal, se dit «surpris par le ralliement d'Elisabeth Belaubre à Corinne Lepage» mais aussi ouvert à la discussion : «Pour l'instant on n'y voit pas très clair mais nous sommes prêts à discuter avec toute formation politique de gauche».

Sébastien Marti

Source :

http://www.ladepeche.fr/article/2013/03/19/1585427-ecologie-belaubre-se-met-a-lepage.html

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Corinne Lepage crée un Rassemblement Citoyen à Toulouse

18 Mars 2013, 18:57pm

Publié par Par Anthony Assemat -La Voix du Midi

Corinne Lepage et l'adjointe au Maire de Toulouse, Elisabeth Belaubre expliquent leur démarche politique et citoyenne, à un an des municipales.

Corinne Lepage et Elisabeth Belaubre

Corinne Lepage et Elisabeth Belaubre

Et si le réenchantement de la vie politique passait par des initiatives citoyennes ? C’est le message de la députée européenne Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement d’Alain Juppé. Ce lundi 18 mars, elle était à Toulouse pour porter sur les fonts baptismaux la déclinaison en Midi-Pyrénées d’un « Rassemblement citoyen » national. « Ce n’est pas un nouveau parti politique mais une coopérative pour faire travailler ensemble des gens dans la société civile et la classe politique à parité. Quatre thèmes nous animent : la 3e Révolution industrielle, l’idéal républicain, la sécurité humaine dans la santé et l’environnement et l’Europe des citoyens. J’aimerais lancer un mouvement en m’inspirant de ce qu’a réalisé Daniel Cohn-Bendit avec Europe Écologie-Les Verts », explique Corinne Lepage.

La convention qui mettra ce rassemblement sur les rails se déroulera ce dimanche 24 mars à la Cartoucherie, à Paris. Seront présents l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, le Modem Jean-Luc Bennahmias, l’ancienne ministre de la Ville Fadela Amara ou encore l’ancien président de SOS Racisme Dominique Sopo. Localement, c’est la 3e adjointe à la mairie de Toulouse en charge de la restauration et de l’environnement/santé, Elisabeth Belaubre, chantre de l’introduction du bio dans les cantines de la Ville rose, qui mènera la mouvement. Un nouvel engagement pour celle qui a claqué la porte d’Europe Écologie-Les Verts récemment. « Il était nécessaire pour moi de marquer mon opposition à une forme de dérive d’Europe Écologie. Mes amis écologistes vont parler de trahison mais j’ai été claire avec eux depuis le début. Et la présence de Corinne Lepage rassure sur les questions d’écologie et d’environnement ».

L’élue, qui commencera à démarcher de nouveaux membres dès le 25 mars, n’élude pas les échéances municipales. « Nous avons vocation à y jouer un rôle. Mais il reste encore une année de travail et je veux éclaircir la méthode de travail avec Pierre Cohen car je ne suis pas en porte-à-faux avec la majorité. Ma logique est une logique de projets. Tout est ouvert », conclut-elle.

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Toulouse : la cantine presque parfaite ?

13 Mars 2013, 16:35pm

Publié par Le Journal Toulousain

Toulouse : la cantine presque parfaite ?

Chaque jour dans la ville rose, ce sont 33 000 têtes blondes entre écoles maternelles, primaires et crèches qui reçoivent leur repas toulousain. Pourtant l’origine de ces dinettes est toute relative, car si les cuisines, elles, sont bien de chez nous, pour ce qui est des aliments préparés, c’est un peu plus compliqué. Enquête dans les fourneaux de la ville.

A Toulouse, la restauration scolaire concerne 205 écoles, soit 28 000 enfants, un banquet quotidien que gère de main de maître Elisabeth Belaubre, maire adjointe en charge de l’environnement, de la santé et de la restauration : « 89% des petits Toulousains déjeunent à la cantine, c’est un des taux les plus forts de France. Et aussi une grande fierté. » Ce critère d’efficacité montre la volonté municipale de bien nourrir les estomacs des écoliers mais aussi de faciliter l’accès à la restauration scolaire. L’élue met en lumière le système choisi par la mairie : « nous travaillons en régie municipale et non en délégation, ce qui signifie que ce sont des employés de la mairie qui travaillent à la cuisine centrale, cela nous permet d’imposer nos souhaits sans avoir à négocier ». Mais en coulisses, au pays de la briquette, tout n’est pas si rose… La fameuse cuisine, située à Basso Cambo est bien loin de la marmite fumante que l’on imagine volontiers. Avec 80 employés, c’est l’une des plus grosses cuisines centrales de France, avec les désagréments que cela implique : « nous travaillons en liaison froide, c’est-à-dire que les repas sont préparés puis refroidis à -20° pendant plusieurs heures puis conservés jusqu’à 5 jours pour être ensuite réchauffés dans les écoles : c’est ce que l’on peut imaginer de pire pour préparer les repas», regrette l’élue.

« Une cuisine centrale géante de 30 000 repas, c’est une absurdité ! »

Née il y a une trentaine d’années, la cuisine centrale de Toulouse a fait suite à la fermeture des cuisines de production autonomes initialement installées dans les lieux de vie : « ce système a été  vendu par le lobby de l’agroalimentaire, des conseillers de la cuisine et de la restauration collective qui avaient tout intérêt à faire construire de nouvelles structures », poursuit-elle, « pourtant les arguments annoncés (rentabilité et risques sanitaires, ndlr) étaient erronés, aujourd’hui nous avons assez de recul pour le voir ». Elle explique qu’en cas d’accident sanitaire, les retombées sont bien pires avec une cuisine centrale de cette taille. Une étude a d’ailleurs été commandée par la municipalité afin de faire le point aux niveaux local et national des occurrences et conséquences d’incidents sanitaires selon le type de structure. Et côté portefeuille, l’argument ne semble pas vraiment fondé : « La centralisation des commandes limite le nombre de fournisseurs capables de répondre à nos commandes, ce qui tue toute concurrence. Aujourd’hui j’achète des tonnes de denrées pour les cantines au même prix au kilo que lorsque je fais le marché pour ma petite famille ! » Les parts du coût assiette se sont simplement déplacées : la ville de Toulouse s’est tournée vers de la cuisine « d’assemblage », payant l’agro-alimentaire au lieu du produit local à prix concurrentiel.

10% de frais, 30% de conserves, 60% de surgelés

De surcroît, la cuisine centrale de Toulouse est initialement prévue pour confectionner 15000 repas par jour. Un chiffre qui a doublé aujourd’hui : « ce serait un mensonge de dire que les préparations s’y sont améliorées » ajoute Elisabeth Belaubre, on ne parle plus de réelle cuisine, puisque tout est fait à partir d’aliment déjà transformés. Pour preuve, ces quelques chiffres concernant leurs assiettes à couper l’appétit aux petits écoliers : 10% de frais, 30% de conserves, 60% de surgelés. « On achète des produits que nous ne gérons pas, il n’y a donc aucune traçabilité, l’actualité nous l’a d’ailleurs rappelé il y a quelque temps… Les produits font la navette entre Saragosse, Avignon, Toulouse etc… Avec bien sûr les contenants correspondants : cartons et plastiques en quantités astronomiques », déclare-t-elle soulignant les conséquences écologiques alarmantes. Avec cette configuration, la cuisine centrale de Toulouse ne peut pas recevoir des produits frais, trop « sales » pour être traités dans la structure. « Il est impossible de revenir brutalement à 205 cuisines autonomes mais nous travaillons à changer de système progressivement : chaque nouvelle école ou structure réhabilitée comportera sa cuisine de production autonome. On va également devoir construire une autre cuisine centrale car la première est à saturation, nous allons en profiter pour l’équiper d’une légumerie (salle dédiée au lavage et à la préparation des légumes, ndlr) afin de pouvoir faire travailler nos maraîchers locaux.» En attendant la cantine toulousaine tend à gagner quelques étoiles en introduisant le bio notamment. Depuis 2008, sa part a considérablement augmenté et représente aujourd’hui 30% des achats. Un domaine qui permet à Elisabeth Belaubre de valoriser les filières courtes et les plus petits producteurs. Son choix est clair : « éduquer à l’alimentation dans son entièreté : respect du produit, des saisons et de la terre. L’été, je demande un minimum de deux repas autour de la tomate et si les parents râlent contre un manque de variétés, je les invite à venir me voir… »

Du concombre d’hiver 

Et l’avantage de la régie municipale est bien là car le système propre aux crèches de la ville est tout à fait différent. « Nous fonctionnons avec l’entreprise Ansamble, leader sur le marché de la restauration de la petite enfance, car pour les tout-petits, les normes d’hygiène et d’alimentation sont excessivement strictes et contraignantes» explique Maryse Jardin-Ladam, maire adjointe à la petite enfance. Consistances diverses selon l’âge, produits allergènes à n’introduire que petit à petit, forte exigence en matière de diététique, un casse-tête chinois qui pousse même nos têtes blondes à découvrir le concombre… au mois de janvier ! « C’est un problème de diversité », explique Jean Pierre Frayret, directeur de l’agence toulousaine d’Ansamble. « A cette époque, à part les carottes et le céleri, on a très peu de choix en matière de crudités pour le même apport diététique.» Et puisque le concombre pousse sous serre à n’importe quel moment de l’année… Ces quelques dérogations ne semblent pas effrayer la municipalité : « Personne n’est parfait, il faut vivre avec son temps, je suis très tolérante et ne suis pas élue vert ! Il faut essayer d’être vertueux mais les choses sont trop abîmées pour revenir à quelque chose de bien. Il faut faire la part des choses entre le bien manger, le bon manger et le manger tout court, car pour certains, c’est le seul repas de la journée.», termine l’élue à la petite enfance.

La meilleure cantine de France en région toulousaine

Au sud-est de Toulouse, les considérations sont différentes. Et dans cette cuisine à plus petite échelle, les chefs mettent chaque jour la barre très haut pour réjouir les papilles des chérubins. Dans la cuisine centrale d’Axe sud (Frouzins, Lamasquère, Roques-sur-Garonne, Seysses) sous l’égide du Chef Pascal Caubet : « On fabrique tout nous-mêmes de A à Z », explique Virginie Sadrin, chargée de communication. On y fait des repas en quantité industrielle mais sans conservateur et sans mettre sous vide. Là-bas tout est comme au restaurant : de l’arrivage des produits locaux et de saison, à l’élaboration de recettes et la mise en appétence des produits. Et comme dans les grands cuisines ou à la maison : on goûte pour rectifier l’assaisonnement ! L’équipe de cuistots a d’ailleurs remporté en  2012 le trophée de la Meilleure cantine de France. Après huit années d’existence, c’est la première fois que le prix est gagné par une équipe midi-pyrénéenne, et ce pour deux ans. Pourtant côté tarifs, cette cantine se situe dans la fourchette basse. La clef ? « La volonté politique. Bien que ce soit un service déficitaire, c’est un choix délibéré, une priorité absolue pour la municipalité », poursuit Virginie Sadrin, « on essaie d’éduquer les palais, en apprenant aux plus jeunes à aimer manger de bonnes choses, en réintroduisant des aliments oubliés mais aussi en faisant découvrir la cuisine aux enfants qui peuvent à l’occasion venir dans cette cuisine confectionner un repas, accompagnés de leur professeur. »

Aurélie Renne

Cantines municipales de Toulouse

 

Coût denrée par assiette : 1,62€

Coût repas livré : 2.87€

Coût repas servi : environs 9€

Tarif cantine pour un enfant en classe élémentaire en fonction des revenus : gratuit pour plus de 30% des enfants puis progressif jusqu’à 3.75€

 

Evolution des produits alimentaires bio à la cuisine municipale :

 

2007 : 5%

2008 : 13%

2009 : 18%

2010 : 23%

2011 : 25%

2012 : 31,8%

 

Source : Le Journal Toulousain

http://www.lejournaltoulousain.fr/toulouse/toulouse-la-cantine-presque-parfaite-20348

 

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Peut-on servir tout bio à la cantine ?

8 Juin 2010, 12:20pm

Publié par S. Roux La Dépêche

http://static.ladepeche.fr/content/media/image/350/2010/06/08/201006081837.jpgSelon les objectifs fixés par le Grenelle de l'environnement 2 008, l'alimentation biologique devra constituer 20 % des matières premières utilisées dans la restauration collective d'ici 2 012. à Toulouse, ce quota est déjà atteint dans les écoles maternelles et primaires, indique l'adjointe au maire Isabelle Belaubre. À quand des cantines scolaires 100 % bio ? à l'échelon d'une ville comme Toulouse, où les cuisines centrales préparent chaque jour 27 500 repas servis dans 200 écoles, le passage au tout bio ne pourrait se faire que progressivement, sur plusieurs années, en organisant toute une filière de producteurs de proximité. La demande des collectivités est de plus en plus forte et les agriculteurs sont plus nombreux à opter pour l'agriculture raisonnée voire biologique. Ils sont environ 1 500 à détenir le label bio en Midi-Pyrénées.

Y a-t-il une forte demande pour le bio ?

Stephanie Lang, Coordinatrice régionale d'Interbio, association interprofessionnelle de la filière bio. Suite au Grenelle de l'Environnement et aux nouvelles directives qui imposent 20 % de bio en restauration collective d'ici 2012, il y a une demande de plus en plus forte de produits bio pour les cantines scolaires. Nous sommes contactés par beaucoup d'établissements. Les lycées notamment sont demandeurs car le conseil régional a mis en place une opération « manger bien à la cantine ». La région subventionne 1 € pour chaque repas servi contenant au moins un produit bio. Cela compense le surcoût d'un repas bio en cantine qui revient à 2,20 € environ contre 1,80 € environ un repas conventionnel.

Isabelle Belaubre, Adjointe au maire de Toulouse, santé, environnement, restauration collective. Je pense que le bio représente une forte valeur ajoutée dans la restauration scolaire et que les parents y sont sensibles. Depuis que nous avons intégré du bio le nombre de repas servis en maternelle et primaire a sensiblement augmenté. Nous servons 27 500 repas par jour alors qu'on en servait 25 200 il y a deux ans. Le nombre d'enseignants qui déjeunent à la cantine a également progressé de 10 %. Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation, notamment l'arrivée du bio.

Quelles sont les principales difficultés auxquelles se heurte la mise en place du bio dans les cantines ?

Stéphanie Lang. Le problème est l'inadéquation entre l'offre et la demande, surtout pour le bio de proximité. La demande est très forte en fruits et légumes, mais les acheteurs ont des difficultés à s'approvisionner. Il faut organiser toute la filière et mettre en adéquation l'offre et la demande. Exemple, une cantine commande 300 pommes. Dans l'agriculture conventionnelle cela ne pose pas de problèmes, les structures sont équipées pour répondre à ce type de comptage. Alors que dans le bio, on raisonne en nombre de kilos. Idem pour la viande. La restauration collective demande un certain nombre de rôtis de veau. Alors qu'un éleveur bio raisonne en nombre d'animaux.

Isabelle Belaubre. Nous avons de grosses difficultés à nous fournir en viande. Nous travaillons avec les fédérations bio et les chambres d'agriculture pour voir comment encourager et structurer les filières d'éleveurs bio. Nos dernières discussions portaient sur l'agneau. Nous sommes parvenus à troquer des caisses de cuisses de poulet congelé contre un poulet frais, entier et biologique, à raison d'une fois par mois. On est dans une logique de concertation et on avance pas à pas.

Une cantine 100 % bio est-ce possible ?

Stéphanie Lang. Certaines petites communes, comme Pamiers en Ariège, ont une démarche avancée dans ce domaine et ont largement dépassé le quota réglementaire des 20 % de bio dans la restauration collective en 2 012. C'est plus difficile dans les grandes villes où l'on sert des dizaines de milliers de repas chaque jour.

Isabelle Belaubre. Je suis sûre que c'est possible, mais dans combien d'années, cela dépend de la volonté politique à tous les niveaux, local, départemental, régional, et des moyens financiers. À Toulouse, nous progressons par étapes. On a lancé de nouveaux marchés, on a travaillé la prospection d'éleveurs et fournisseurs bio de la région afin de limiter les coûts et les transports dans une démarche environnementale. On a aussi significativement amélioré la qualité des produits alimentaires. Il reste que la cuisine centrale de Toulouse fonctionne en liaison froide. On prépare les repas de la meilleure façon possible, les plats sont conservés deux ou trois jours et ils sont ensuite réchauffés à la cantine. Le top du top serait des cuisines intégrées à chaque établissement.

Quels moyens vous donnez-vous pour développer la restauration collective bio ?

Stéphanie Lang. Notre action au sein d'Interbio est de fédérer les différents maillons de la filière, coopératives agricoles, transformateurs, distributeurs…

Isabelle Belaubre. En 2008, j'ai obtenu une rallonge de 500 000 € dédiée aux produits bio sur un budget denrées de 8 M € par an. Pour 2009, nous sommes passés à 1 M € pour l'introduction de produits bio et labellisés. On fournit un équivalent repas bio par semaine. Chaque jour une composante du repas est bio, les enfants peuvent repérer l'aliment sur le menu du jour signalé par une coccinelle. Nous travaillons sur un projet de « légumerie ». Il s'agirait d'une unité intégrée à la cuisine centrale, qui serait spécialisée dans l'épluchage et la taille des légumes frais. Actuellement cela n'existe pas. Tous les légumes consommés par les enfants sont conditionnés en conserve ou congelés. Sept étudiants en master au CEITA, le département tourisme, hôtellerie et industrie de l'alimentation de l'université du Mirail, ont planché sur la faisabilité du projet, dont ils estiment le coût entre 2 et 3 M €. Cette légumerie nous permettrait aussi de créer des emplois.

Recueilli par S. Roux

 

Source : La Dépêche du Midi

http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/08/850555-peut-on-servir-tout-bio-a-la-cantine.html

 

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Télécom. Un jugement du tribunal administratif met le pylône TDF de Bonhoure dans l'illégalité.

18 Mars 2010, 09:14am

Publié par Cyril Doumergue

Élus et riverains se mobilisent depuis de longs mois pour obtenir le départ des antennes de Bonhoure.

Élus et riverains se mobilisent depuis de longs mois pour obtenir le départ des antennes de Bonhoure.

Deux décennies de combat viennent de prendre fin. TDF va être obligé de démonter son antenne de Bonhoure. La chambre d'appel du tribunal administratif de Bordeaux a autorisé mardi la ville de Toulouse à ne pas renouveler le contrat d'occupation de Télédiffusion de France. Sur la colline de Bonhoure (nord-est de Toulouse) se trouve un pylône accueillant des émetteurs radio, télévision et téléphonie mobile. Le contrat d'occupation ayant pris fin le 31 décembre 2009, TDF se retrouve dans l'illégalité.

Le maire de Toulouse s'est immédiatement félicité de cette décision. « Nous allons rapidement engager la concertation avec TDF et les autres opérateurs pour que soit trouvée, pour Toulouse et l'agglomération, une solution qui assure le service public de radio et télévision, tout en évitant la concentration en un seul site de toutes les sources d'émission », déclare Pierre Cohen.

« C'est l'une des plus grandes victoires depuis le début de notre mandat, en 2008 », s'enthousiasme Élisabeth Belaubre, adjointe (Verts) chargée de l'environnement et de la santé.

Nouveau site envisagé

Depuis plus de 20 ans, des associations de riverains du quartier de Bonhoure se battent pour obtenir le démantèlement du très controversé pylône. Ils ont subi de nombreux désagréments : appareils électroménagers et électroniques détraqués, insomnies, maux de tête, problèmes dermatologiques.

Un nouveau site d'accueil des antennes est déjà à l'étude. « Isolé au milieu des champs et loin des habitations », selon la mairie, son impact visuel serait réduit « car il est masqué par une forêt ». À moins que les négociations avec les collectivités concernées n'échouent. Dans ce cas, une solution de repli existe : installer les antennes TV sur la colline de Pech David, et trouver d'autres sites pour accueillir la FM.

Pour le directeur de TDF Sud, la solution d'un déménagement total des antennes du site pose un certain nombre de problèmes. Mais il n'exclut pas de quitter Bonhoure. « Plusieurs dizaines de milliers de personnes reçoivent la télévision par l'intermédiaire de cette antenne, explique Éric Famy. Il faudra plusieurs semaines pour étudier les impacts techniques, juridiques et sociaux d'un tel projet. Nous allons nous pencher sur le sujet avec la mairie. Notre but est de trouver une solution pérenne, qui satisfera tout le monde. »

Cyril Doumergue

 

Source : La Dépêche

http://www.ladepeche.fr/article/2010/03/18/799367-victoire-des-riverains-contre-les-antennes-relais.html

 

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