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Cap21/LRC Toulouse

Articles avec #chroniques du capitole

La rumba du pinceau

15 Février 2014, 19:20pm

Publié par Elisabeth Belaubre

C'est l'histoire d'un camembert bien à part...
C'est l'histoire d'un camembert bien à part...

C'est l'histoire d'un camembert bien à part...

 


Au début de mon mandat, j'ai choisi d'être élue référente du quartier de Lafourguette, dont je connaissais les caractéristiques environnementales peu favorisées. Régis Godec, élu écologiste Vert comme moi, en est l'Adjoint de secteur (soit dit en passant, ce nom d'adjoint référent de secteur choisie par Pierre Cohen ne me plaît pas. Moi, je préfère Maire de quartier, quelqu'un que les habitants connaissent vraiment et qui travaille sur place).

À Lafourguette, les Associations des quartiers proches de l’incinérateur d'ordures ménagères du Mirail nous alertent sur le camembert, énorme dépôt des mâchefers (les résidus de combustion). Ce camembert est à ciel ouvert, les poussières de mâchefer se déposent partout alentour, et les habitants sont inquiets pour leur santé.

Or un beau jour, je suis invitée à une réunion à la Mairie de Toulouse, où on me montre avec un Powerpoint bien léché, comme toujours, un projet tout ficelé de repeindre cet incinérateur. Coût annoncé : 800 000 euros. On ne rêve pas : huit cent mille euros, pour le rendre «plus esthétique»… Comme je connais la demande des riverains, je refuse de signer et je demande le transfert du budget peinture vers la couverture du camembert, pour des raisons de santé publique, et parce que les travaux de peinture n’ont aucune nécessité. Danielle Charles, élue Verte également, est d'accord avec moi et refuse de signer. Régine Lange, adjointe PS chargée du Développement durable, est contrariée.

Un responsable technique présent à la réunion explique qu'ils ont déjà réfléchi il y a un certain temps sur la couverture du Camembert, et que ça coûterait environ 1 million d'euros. Cela me conforte dans mon idée : on y est presque. Je vois aux regards échangés que l'intervention du responsable technique ne fait pas plaisir à tout le monde… Je me doute bien que la Mairie, à dominante socialiste, se passera de ma signature pour faire ces travaux. Par ailleurs, je crois nécessaire de signaler cette opportunité aux habitants, afin qu'ils donnent leur avis sur ce projet et sur le transfert de budget.

Il se trouve que la réunion de quartier que doit organiser régulièrement l'Adjoint de secteur arrive quelques jours après. Je demande donc à Régis Godec de mettre cette question à l'ordre du jour. Il refuse. Pourquoi? Mystère. Il y a eu de nombreuses occasions où je n'ai pas compris les blocages ou les freins mis par Régis Godec à des projets écologiques...

Ceci dit, on a repeint l’incinérateur, et les habitants se plaignent toujours de la poussière de mâchefer.

En plus, selon la bonne habitude à la Mairie, le coût a été revu à la hausse : un peu plus d'un million d'euros au final. Demandez aux habitants du quartier : la plupart n'ont même pas remarqué la nouvelle peinture !

Ça profite à qui, alors?

Cela, c'est ce que je ne veux plus voir à la Mairie de Toulouse. Et le 23 mars, on vote ...

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La petite cuiller dans la piscine.

15 Février 2014, 18:10pm

Publié par Elisabeth Belaubre

Comment noyer le poisson à la petite cuillère ?
Comment noyer le poisson à la petite cuillère ?

Comment noyer le poisson à la petite cuillère ?

 

 

Du fait de ma délégation, je suis membre de la Commission Locale d'Information et de Concertation qui s'occupe de l'usine Herakles (ex-SNPE) située sur l'Île du Ramier. Elle est classée « Sévéso seuil haut », donc particulièrement dangereuse. Cette Commission, rendue obligatoire par la Loi, réunit à la Préfecture les exploitants, les salariés, les riverains, les élus de la Ville, de la Communauté urbaine, du Département et de la Région, ainsi que les administrations de contrôle.

 

Pour les écologistes et pour de nombreux riverains, la présence de cette usine au coeur de la ville est une anomalie. Surtout que, depuis l'accident AZF, son intérêt économique pour la ville (emploi) est devenu très faible car son activité a été réduite. Mais elle est toujours dangereuse : les risques d'explosion existent, et elle pollue l'air, l'eau et le sous-sol.

Le 20 septembre 2011, lors d'une des réunions de concertation, le Directeur de l'Usine, Monsieur Venzac, présente son fonctionnement. Il reconnaît que l'usine déverse chaque jour environ 1 kilo de Perchlorate (hautement toxique) dans la Garonne. Sur le ton de la plaisanterie, il minimise : Un kilo de perchlorate dans la Garonne, ce n'est jamais que l'équivalent « d'un quart de cuiller à café dans une piscine olympique ».

Moi, ce kilo de perchlorate, je le considère comme un crime contre l'environnement qui se commet tous les jours, au vu et au su des administrations et des élus, et qu'on accepte comme une fatalité, un dégât collatéral inévitable de l'activité industrielle. Mais lorsqu'une pollution est inacceptable, on ne doit pas l'accepter et on doit obliger l'industriel à faire autrement ! Toujours rendre possible ce qui est nécessaire

En lançant sa petite blague, le Directeur d'Héraklès  prétend établir une connivence : on est entre nous, n'est-ce-pas, on rigole ? Or non, on n'est pas entre nous ! Il a un intérêt économique et industriel à défendre, ce qui est légitime. Nous, nous représentons les Toulousains, les Haut-Garonnais, les habitants de Midi-Pyrénées, et nous devons répondre de leur sécurité et de leur santé. Nous devons l'obliger à revoir ses procédés industriels. Ça ne va pas lui plaire, et on va se retrouver un peu prisonniers des rires qu'on a échangés (vous pouvez penser ce que vous voulez, moi je l'ai constaté, c'est comme ça). Or les Toulousains ne nous ont pas mandatés pour échanger des risettes.

C'est pour cette raison que je me force à intervenir. Croyez moi, c'est difficile de prendre la parole quand tout le monde a l'air de trouver tout normal. Je me lance : Je dénonce l'emploi de cette nouvelle unité de mesure fantaisiste[1]. J'ajoute que je juge inacceptables ces rejets de perchlorates, et je réitère ma demande de visiter l'usine, demande que j'ai déjà plusieurs fois répétée depuis le début de mon mandat. Je suis en colère[2] et ça jette un froid … On n'a pas l'habitude et je vois bien qu'on n'aime pas ça ...

Ce n'est que deux ans plus tard, en 2013, que je suis enfin invitée à l'usine. Monsieur Venzac me reçoit très courtoisement, avec le sourire. Il est heureux de me montrer le nouveau traitement des déchets : Les rejets de perchlorate ont cessé ! Je suis évidemment contente de cette nouvelle. Mais je m'interroge : Pourquoi ne l'a-t-il pas fait avant ? Parce que personne n'avait eu le culot de l'engueuler, de dire stop ? Et je retrouve ma conviction de toujours : Les pouvoirs publics, les élus, doivent exiger des industriels des procédés de fabrication propres[3]. Ce n'est que comme cela que les recherches et les travaux nécessaires se font. Si les élus ne sont pas en première ligne avec cette exigence, poussés et confortés par les Associations, alors rien ne se fait. L'élu doit refuser d'entendre quand on lui dit « on ne peut pas », « ils ne voudront jamais » ou « personne ne fait comme ça ». C'est difficile de gagner du terrain pied à pied, tous les jours, sur les dossiers dérangeants. Je ne l'ai pas vu beaucoup autour de moi, même chez les élus écologistes, malheureusement.

Aujourd'hui, je réclame le déménagement de l'usine Herakles, toujours dangereuse.

J'ai besoin de vos votes pour imposer que ce dossier soit mis à l'ordre du jour. Le 23 mars, on vote...

 


[1] Par ailleurs les résultats projetés en « powerpoint » par M. Venzac sont exprimés en ppm et ppb, unités obsolètes depuis plusieurs dizaines d'années.

[2]Je m'étais déjà mise en colère à propos des ondes du Pylône de Bonhoure (voir la chronique sur le sujet).

[3]On dit toujours qu'il y a des impératifs économiques. Cet argument est caractéristique d'esprits peu entreprenants : Si on oblige les industriels à « produire propre », ils mettront au point des nouveaux procédés qu'ils pourront vendre et exporter. Mais on préfère polluer et ne rien faire. On attend que d'autres nous vendent leurs technologies propres? Il faut du courage !

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Grenouillage

12 Février 2014, 09:16am

Publié par Elisabeth Belaubre

Grenouillage et sabordage sont les deux mamelles de la Politique Socialiste
Grenouillage et sabordage sont les deux mamelles de la Politique Socialiste

Grenouillage et sabordage sont les deux mamelles de la Politique Socialiste

 

 

Dès le début de mon mandat, j'ai un gros dossier sur le bureau : celui des antennes de téléphonie mobile. C'est un sujet que je connais depuis longtemps. Je sais quels sont les enjeux économiques, et je sais aussi que le principe de précaution doit s'appliquer aux ondes électromagnétiques. J'ai rencontré des gens inquiets, et d'autres qui sont malades à cause de ces ondes. Je sais aussi le lobbying intense qui peut s'exercer dans ce domaine.

En accord avec Pierre Cohen, je pose un moratoire sur l'installation de toute nouvelle antenne, et je commence un travail de rapprochement des Associations (Antennes 31, Robin des toits...) et des opérateurs (SFR, Bouygues, etc.), ainsi que des riverains inquiets mobilisés. Mon idée est de rédiger en commun une Charte de bonne conduite, qui garantisse aux Toulousains une information totale et limpide et des niveaux électromagnétiques maîtrisés, et aux opérateurs un fonctionnement convenable des réseaux. Cela prend du temps, mais il y a de la bonne volonté de part et d'autre.

Nous nous mettons d'accord sur un maximum de 0,6 volts/mètre, sur l'obligation d'une information et d'une concertation avec les riverains lors de l'installation d'une nouvelle antenne, et sur l'interdiction de toute nouvelle installation dans les endroits où il y a déjà un champ important.

C'est alors que Pierre Cohen me demande de reporter des réunions. Puis il veut reprendre lui-même la négociation. Il nous fait perdre du temps… Puis il charge Daniel Borderie, un de ses conseillers (PS bien sûr), de diriger les discussions, et s'arrange pour que je puisse de moins en moins m'en occuper. Et peu à peu les opérateurs se désengagent et annoncent qu'ils ne signeront pas la Charte que j'élaborais avec eux...

Je résiste comme je peux : À défaut de Charte, j'obtiens la création d'une Commission de Concertation, mais avec des objectifs moins ambitieux : On passe à environ 1 volt/mètre, toutefois il reste l'obligation d'information et de concertation. Je finis par me dire que c'est toujours ça de pris.

Par la suite, cette Commission se met à dériver aussi : je constate que les comptes-rendus ne reflètent pas exactement les propos qui y sont tenus. Je vois que les Services techniques, qui doivent être au service des élus, délivrent sans mon accord des autorisations pour de nouvelles antennes. J'alerte Pierre Cohen, qui, le plus souvent, fait le sourd. Daniel Borderie (je rappelle qu'il n'est pas élu et ne représente pas les citoyens) ne répond pas aux mails que j'envoie pour signaler les anomalies et les inquiétudes des habitants. Je suis sans pouvoir ! La démocratie, qui donne le pouvoir aux élus, est bafouée.

Je bataille pour sauver ce qui peut l'être, difficilement. Je reste loyale avec Pierre Cohen et la Majorité, parce que j'ai aussi d'autres dossiers importants (cantines scolaires, Légumerie, Régie agricole …) que je ne veux pas abandonner. C'est pour le moins désolant.

Or, le pire n'est pas encore arrivé : on annonce la 4G. Je crains une explosion des champs électromagnétiques. Je réussis à faire admettre à Pierre Cohen qu'il ne faut pas autoriser la 4G tant qu'on n'aura pas la garantie que les champs resteront dans les limites fixées par la Commission (« environ » 1 volt/m). Arrive la réunion où on doit exiger cette garantie : Il y a là Pierre Cohen, les opérateurs, les représentants des Associations de défense des habitants et moi-même. Au moment de discuter la 4G, le représentant d'une des Associations présentes déclare qu'il n'y a pas besoin de garantie, qu'on n'a qu'à l'installer et faire les contrôles après. Les autres représentants d'association ne disent rien.

Je ne comprends plus : Pourquoi sont-ils là ? Qu'est-ce qui les a retournés comme ça ?

Évidemment, Pierre Cohen et tous les autres embrayent au quart de tour, et la décision est prise sans discussion : on fait la 4G tout de suite. Pour les précautions, on verra plus tard...

Je ne sais plus quoi dire, ni quoi faire : Si les associations de défense des habitants elles-mêmes se débinent, si les services techniques ne veulent travailler que dans l'intérêt des industriels, comme le Maire, alors je ne vois pas comment je peux agir, malgré ma conviction que la santé publique est en cause.

Cependant je peux témoigner, comme aujourd'hui. Pour que chacun vote en sachant qui fait quoi, y compris dans les Associations. Les élus ont beaucoup de pouvoir, et le Maire reste le chef absolu. Si j'avais été Maire, nous aurions désormais une charte, et des niveaux de champ électromagnétique bien contrôlés. Ce n'est pas le cas, par choix du Maire Pierre Cohen, contre mon avis ! 

Heureusement, le 23 mars 2014 nous pouvons encore voter...

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Vol de nuit

9 Février 2014, 19:43pm

Publié par Elisabeth Belaubre

Toulousaines, Toulousains, on nous a déclaré quelques vols de nuits...
Toulousaines, Toulousains, on nous a déclaré quelques vols de nuits...

Toulousaines, Toulousains, on nous a déclaré quelques vols de nuits...

http://www.ladepeche.fr/images/header/logo.png, dans son article en ligne du 7 janvier 2010, nous le rappelle : Le Maire Pierre Cohen avait promis pendant sa campagne électorale de 2008 d'agir pour supprimer les vols de nuit à l'aéroport de Toulouse Blagnac. Il faut dire qu'ils sont quelques cent mille Toulousains et « grands-Toulousains » qui ne dorment jamais une vraie nuit de sommeil, car réveillés par les avions qui décollent ou atterrissent. L'Organisation Mondiale de la Santé insiste sur la nécessité de périodes de sommeil continues, sans bruit, sous peine de troubles de la santé importants.  Le journaliste de ladepeche.fr rappelle aussi que pour les Associations, comme pour les élus, l'argument économique des gestionnaires de l'Aéroport ne tient pas puisque déjà de nombreux aéroports sont fermés la nuit (Orly, Beauvais, Strasbourg, Genève, Zurich…) sans problème économique majeur.

Dans cette logique, le 18 décembre 2009, sur proposition du groupe Communiste, Républicain et Citoyen, le Conseil municipal de Toulouse a voté un vœu, c'est à dire un engagement à agir pour cesser les activités aéroportuaires entre 0 heures et 6 heures du matin. Avec mes amis Verts, je soutiens ce vœu, et le Maire Pierre Cohen le vote aussi, comme l'ensemble des élus PS. Il n'y a eu que 7 abstentions. Les citoyens ont été entendus...

Signalons au passage que le Conseil Général et le Conseil Régional se sont aussi prononcés contre les vols nocturnes.

Mais il y a des gens dont la parole donnée ne vaut visiblement pas grand-chose. En effet, le 4 novembre 2010, la Préfecture réunit une « Commission consultative de l'environnement de l'aéroport de Toulouse Blagnac » qui vote un « plan d'action » prévoyant le maintien des vols de nuit, par amour de la Sainte Économie, comme d'habitude.[1] C'est Régine Lange, adjointe socialiste chargée du Développement durable, que Pierre Cohen a désignée pour le représenter dans cette commission. Qu'a donc voté Régine Lange, au nom de la Communauté Urbaine, après avoir voté un vœu contre les vols de nuit au Conseil Municipal ? Elle a voté pour. Je suppose que Pierre Cohen savait ce qu'elle faisait...

Mais je ne lâche pas l'affaire et je présente un nouveau vœu demandant l'arrêt des vols de nuit, le 19 novembre 2010[2]. Ce vœu est rejeté. Pierre Cohen s'y oppose, contrairement à ses engagements répétés ! Il refuse aussi une concession que nous proposons, de maintenir juste un seul vol, pour le service postal.

Il s'engage cependant à revenir à l'interdiction, s'il n'y a pas d'amélioration d'ici un an (donc novembre 2011).

Depuis quatre ans, que croyez-vous qu'il arriva ? Le nombre de vols de nuit a augmenté, tout simplement !

Les avions n'empêchent pas le Maire de dormir. Ni les insomnies de ses administrés.

Ce n'est pas ma façon de voir le rôle du Maire. Il faut du courage politique, et partager la ville.

C'est sur les actes, pas sur les promesses, qu'on choisit ses élus.

 

[1]Or sur cette période de 0 heure à 6 heures, seuls sept vols étaient concernés. Pas de quoi couler l'économie de la Région...

[2] Le vœu a été proposé cette fois devant le Conseil Communautaire de la Communauté Urbaine (la Métropole), au nom du groupe écologiste EELV et du groupe Communiste, Républicain et Citoyen.

 

Ci-après trouvez une copie de l'article de La Dépêche pour éviter une quelconque disparition qui ne serait que fortuite :


La mairie demande l'arrêt des vols de nuit

Environnement. Nuisances sonores de l'aéroport Toulouse-Blagnac.

Chaque nuit, vingt et un avions de fret décollent et atterrissent au-dessus de la tête de 100 000 Toulousains. Photo DDM, Xavier de FenoylLors du conseil municipal du 18 décembre, les élus toulousains ont validé le vœu du groupe Communiste, Républicain et Citoyen demandant l'arrêt du trafic nocturne sur l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Dans sa présentation de ce vœu, l'adjoint communiste aux transports, Bernard Marquié, a rappelé que 100 000 Toulousains sont concernés par les nuisances sonores de « cet aéroport le plus urbain de France situé à 7 km du centre ville. » Il a également souligné que les seuils de bruit fixés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et « au-delà desquels la santé humaine est durablement affectée sont tous dépassés à Toulouse. » L'élu communiste a enfin précisé que la fréquence des vols nocturnes n'a cessé d'augmenter ces dernières années pour atteindre aujourd'hui 21 atterrissages ou décollages par nuit.

De 22 heures à 6 heures du matin

En conséquence, sur la base d'une étude commandée par la commission d'enquête chargée de donner son avis sur le plan d'exposition au bruit, Bernard Marquié demande « la suppression des vols de nuit, et la fermeture de l'aéroport de 22 heures à 6 heures du matin. »

Contacté hier via le service de presse de l'aéroport, Jean-Michel Vernhes, président du directoire de Toulouse-Blagnac, n'a pas souhaité s'exprimer sur cette demande qui faisait partie des promesses de campagne du candidat Pierre Cohen.

En revanche, même s'il se refuse à vendre la peau de l'ours, le Collectif Contre Les Nuisances Aériennes de l'Agglomération Toulousaine, qui demande depuis 1988 la fin des rotations nocturnes, constate avec satisfaction que « c'est la première fois que l'on impose une contrainte à cet aéroport », mais que « le chemin est encore long. »

Pour les membres du collectif comme pour les élus toulousains, les arguments économiques avancés jusqu'ici par les gestionnaires de l'aéroport pour s'opposer à la suppression des vols de nuit n'ont plus cours à l'heure où « les aéroports d'Orly, de Beauvais, de Strasbourg bénéficient d'un couvre-feu total, et que de nombreux aéroports européens sont fermés la nuit (Genève, Zurich, une piste sur deux à Rome), sans que leur région ne périclite économiquement ! »

B. Dv.

 

 

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