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Cap21/LRC Toulouse

Corinne Lepage : « Voici pourquoi je soutiens Emmanuel Macron »

25 Janvier 2017, 15:07pm

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage : « Voici pourquoi je soutiens Emmanuel Macron »

Présidente de Cap21/Le Rassemblement citoyen, Corinne Lepage a rallié la candidature à la présidentielle d’Emmanuel Macron, pourtant peu connu pour son intérêt en faveur de l’écologie. Dans cette tribune, elle détaille les trois raisons qui l’ont menée à faire ce choix.


Certains de mes amis écologistes se sont interrogés, voire, ont contesté notre choix (car il s’agit d’un choix collectif de Cap21/Le Rassemblement citoyen) de soutenir à la présidentielle Emmanuel Macron. Il est en effet clair que le vote en faveur de Yannick Jadot, même si je me suis violemment opposée à la stratégie des Verts qui ont repris le contrôle de la structure EELV, pouvait paraître naturel dans la mesure où, sur les questions écologiques (mais pas nécessairement sur les autres), nous partageons le même constat. Et même davantage, puisque Yannick Jadot a repris la thèse que nous soutenons à CAP21 depuis 20 ans, celle du mariage de l’économie et de l’écologie.

Ce n’est pas le choix que nous avons fait, et ce pour trois raisons. La première est la plus évidente. Notre premier souci est d’éviter une présidence Le Pen ou une présidence Fillon. Or, il n’y a qu’un candidat aujourd’hui en capacité de parvenir au deuxième tour, même si cela reste encore difficile : c’est Emmanuel Macron. Dès lors, à nos yeux, tout doit être fait pour lui permettre de battre si possible Marine Le Pen (plutôt que François Fillon) et d’être au deuxième tour de la présidentielle pour gagner.

La deuxième raison est de l’ordre de l’adhésion. Voilà 20 ans que notre mouvement plaide en faveur d’un dépassement du clivage droite/gauche en fonction du positionnement à l’égard des enjeux du XXIe siècle, caractérisé par la double révolution environnementale et numérique à laquelle s’ajoute aujourd’hui la question du terrorisme. Voilà presque aussi longtemps que notre mouvement plaide en faveur d’une reprise en main par les citoyens de leur destin et d’une montée en puissance de la société civile dans le monde politique. Personnellement, j’ai écrit plusieurs ouvrages dont Les Mains propres : plaidoyer pour la société civile au pouvoir, paru en 2014, pour expliquer les ravages de la professionnalisation de la politique et la nécessité d’ouvrir largement à d’autres le Parlement, même le gouvernement. C’est dans la même logique que nous avons constitué en janvier 2016 la primaire des Français, rassemblant des associations et mouvements allant du centre-droit à la gauche pour favoriser précisément une candidature de la société civile. Dès lors, même si certains peuvent se gausser du parcours d’Emmanuel Macron, passé par l’ENA et par la banque, son projet et sa volonté s’inscrivent parfaitement dans notre logique. Du reste, le fait de s’engager à ce que la moitié au moins des candidats au Parlement présentés par En Marche [le mouvement de M. Macron] n’aient jamais eu auparavant de mandat parlementaire en est l’illustration. Dès lors, que ce soit sur le positionnement politique, libéral social ou sur la redistribution de pouvoir vers la société civile, nous sommes sur la même longueur d’onde.

C’est un homme qui sait écouter et changer de position s’il est convaincu

La troisième raison tient à la personne d’Emmanuel Macron et l’espoir que je porte de pouvoir le faire évoluer sur les sujets environnementaux et sanitaires. Il n’y a pas aujourd’hui de candidats, hormis peut-être dans une moindre mesure Jean-Luc Mélenchon, en capacité de susciter l’enthousiasme, l’adhésion, l’espérance. La mobilisation dans les meetings, sans que les moyens habituels mis par les partis politiques pour remplir les salles (trains, cars, sandwiches, etc.) qui du reste se remplissent de moins en moins, atteste de cette force de conviction qui l’anime et de sa capacité en particulier à rassembler les jeunes. Certes, Emmanuel Macron n’est pas un écologiste et ses choix et sorties en tant que ministre de l’Économie sur le diesel ou le nucléaire ne plaident pas en sa faveur. Mais, c’est un homme qui sait évoluer, écouter et changer de position s’il est convaincu.

La constitution du projet qui se fait aujourd’hui au sein des groupes de travail témoigne, d’une part, de la diversité de ses soutiens et, d’autre part, d’une compréhension des enjeux écologiques et sanitaires ainsi que climatiques et, par voie de conséquence, de la nécessité absolue de faire de la transition écologique un axe majeur du programme. Mes efforts et ceux de mes amis, souvent experts dans les domaines environnementaux et énergétiques, consistent précisément à essayer de peser pour que le programme corresponde au mieux aux nécessités et aux réalités auxquelles nous exposent les drames écologiques et sanitaires contemporains. Plus nous serons nombreux à peser en ce sens et mieux nous pourrons pousser dans la bonne direction.

Telles sont les raisons qui m’ont conduite à faire le choix que j’ai fait et à le proposer à Cap21/Le Rassemblement citoyen, qui l’a accepté. Il y a bien sûr, comme dans tout choix, une part d’aléa que je mesure et que j’assume. Mais, je suis convaincue que le jeu en vaut la chandelle parce que la fougue et la force de conviction d’Emmanuel Macron, l’espoir qu’il suscite sont le meilleur rempart contre le Front national.

 

Corinne Lepage est présidente de Cap21/Le Rassemblement citoyen.

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Corinne Lepage.

 

Source : Reporterre

https://reporterre.net/Corinne-Lepage-Voici-pourquoi-je-soutiens-Emmanuel-Macron

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#ParlonsVrai : Fessenheim, stop ou encore ?

24 Janvier 2017, 11:07am

Publié par Corinne Lepage

La centrale de Fessenheim

La centrale de Fessenheim

Aujourd’hui, le conseil d’administration d’EDF doit statuer sur l’acceptation ou non de l’indemnisation prévue pour la fermeture de Fessenheim. On croit rêver ! En réalité, le gouvernement a tout faux depuis le début sur la question de Fessenheim et la question de la dangerosité est parfaitement mal posée. Depuis le début, le gouvernement a tout faux, dans la mesure où la question de la sûreté et la question du changement de politique énergétique ont été mélangées.

En effet, l’annonce de la fermeture d’une centrale nucléaire, en l’espèce Fessenheim, devait être le premier acte concret du changement de politique énergétique de la France et le premier acte symbolique de la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique. Poser la question sous cette forme permet de comprendre la bataille menée par EDF et de manière plus générale le lobby nucléaire pour s’opposer à tout acte concret qui pourrait suggérer un changement dans le mix énergétique. Quoiqu’il en soit, ayant décidé de réduire la part du nucléaire à 50 % en 2025, le gouvernement par la même décidait de la fermeture de 15 à 17 réacteurs selon la Cour des Comptes. Pour arriver à ce résultat, il est évident qu’il fallait commencer au cours du présent quinquennat cette nouvelle politique. C’est un choix politique et il devait donc s’imposer comme tel.

Autrement dit c’était à l’État d’imposer à EDF la fermeture des réacteurs qu’il avait décidée, la question de l’indemnisation ne devant en réalité se poser que pour les actionnaires étrangers dont il semblerait de surcroît qu’ils étaient prêts à ne rien demander. De plus, la position d’EDF de réclamer une indemnisation est d’autant plus choquante que dans le même temps elle refuse de payer les dividendes dus à l’État pour 2016 soit plus de 2 milliards d’euros et réclame une recapitalisation à hauteur de plusieurs milliards. Elle est donc particulièrement malvenue à exiger, en raison d’un choix énergétique de l’État une indemnisation. La question de l’emploi pouvait naturellement être évoquée sauf que la fermeture de Fessenheim n’implique évidemment pas la perte d’emplois de ceux qui travaillent puisque la maintenance et tous les travaux nécessaires à la mise à l’arrêt puis à la procédure des démantèlements justifient bien évidemment de très nombreux emplois. Personne ne s’est jamais donné le mal d’apprécier réellement le nombre d’emplois concernés et la capacité d’EDF de reclasser ces personnels dans les autres centrales nucléaires, voire de les former pour leur permettre d’accéder à des emplois dans les énergies renouvelables ,secteur infiniment plus propice à l’employabilité. Mais ce n’est pas la voie choisie par le gouvernement qui a décidé de s’en remettre à EDF pour décider de la fermeture des centrales nucléaires. Ce choix absurde conduit à demander à une entreprise et ses salariés à se faire hara-kiri, ce qui n’a aucun sens. Ce choix est un choix de la Nation et il doit donc être imposé à EDF.

Mais le choix de Fessenheim n’était pas un hasard. Non seulement cette centrale comporte des risques intrinsèques liés à sa situation (risque sismique auquel s’ajoute un risque d’inondation, lesquelles peuvent être cumulées), mais de surcroît, sa sûreté et sa sécurité sont en cause. En effet, cette centrale qui est la plus vieille, n’a pas de double enceinte de confinement, n’a pas de tour de réfrigération, pollue l’eau en dehors de toute limite légale (de telle sorte qu’il a fallu attendre 2015 pour qu’elle dispose d’un arrêté de rejet liquide chimique qui n’est qu’une somme de dérogations). À cela s’ajoute un défaut récemment constaté sur le générateur de vapeur du réacteur numéro deux à la suite des malversations commises au Creusot et qui ont donné lieu à une saisine du parquet par l’autorité sûreté nucléaire. Ceci explique qu’un des deux réacteurs ait été mis à l’arrêt. S’ajoutent à cela des demandes réitérées du gouvernement allemand de fermer cette centrale et le fait qu’elle est considéré comme le symbole d’une centrale dangereuse par les parlementaires européens qui siègent à Strasbourg. Certes, l’autorité de sûreté nucléaire a non pas prolongé la durée de vie de la centrale puisqu’en droit français aucune durée de vie n’est fixée, mais fixé de nouvelles prescriptions après la troisième visite décennale. Elle n’a pas non plus demandé l’arrêt définitif de la centrale mais seulement l’arrêt d’une des deux tranches pour les raisons ci-dessus indiquées. Quoiqu’il en soit ,la confusion entre l’une et l’autre de ces deux raisons conduit à la situation ubuesque actuelle.

De toute façon, et quelle que soit la décision prise aujourd’hui, Fessenheim ne sera pas fermée avant la fin de quinquennat pour la simple et bonne raison qu’une procédure de fermeture dure environ deux ans. EDF déposera peut-être une demande de fermeture mais l’autorisation de fermer ne peut intervenir avant 2019…. Et une demande peut toujours être retirée… bref, Monsieur Lévy a joué la montre. Mais, contrairement à ce qu’il croit, le temps joue contre lui.

Le nucléaire est de moins en moins rentable, de plus en plus dangereux du fait de la vétusté et de la capacité d’EDF à faire face à ses obligations. Monsieur Chevet, président de l’autorité de sûreté nucléaire, a lui-même affirmé lors de ses vœux l’inquiétude qui était la sienne devant les difficultés d’EDF à faire face à ses obligations pour des raisons financières. Si tel est le cas, alors la sûreté n’est plus assurée et les conséquences doivent en être tirées.

 

 
Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

 

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#ParlonsVrai : nous, pauvres humains !

23 Janvier 2017, 09:38am

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : nous, pauvres humains !

Au lendemain des primaires de la Gauche qui dessinent – sauf imprévu – la campagne présidentielle, le sort des humains que nous sommes parait être devenu bien secondaire.

Alors que la France est noyée dans un nuage de pollution sans précédent, contre lequel il faut bien le reconnaître, les pouvoirs publics sont largement impuissants, alors qu’on nous annonce la disparition des grands singes dans les 25 prochaines années, alors que notre système énergétique est en réalité à bout de souffle, l’écologie dans son expression politique ne s’est jamais aussi mal portée. Malgré des prestations excellentes, François de Rugy plafonne à 3 % des votes et Yannick Jadot ne décolle pas des 2 % qui lui sont promis.

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont indéniablement intégré la dimension écologique dans leur programme mais ce programme est un programme d’extrême-gauche totalement irréalisable dans le monde actuel. À l’opposé, François Fillon fait du principe de précaution l’alpha et l’oméga de la relance économique de la France, du tout nucléaire le symbole de sa puissance et conçoit la croissance économique comme on pouvait le faire dans les années 60.

Emmanuel Macron peut, s’il le veut, réaliser pour l’économie et l’écologie, le dépassement qu’il a été en capacité de proposer pour la droite et la gauche. Cela impliquera bien évidemment que le candidat la présidentielle puisse évoluer par rapport aux positions défendues par le ministre de l’économie mais il ne peut y avoir de modernité sans que la question écologique soit portée au même niveau que la question digitale pour la bonne et simple raison que ce sont les deux révolutions qui transforment le monde contemporain.

Il ne sert à rien de chercher à développer les emplois, de s’attaquer aux comptes publics et à améliorer les conditions matérielles de vie si dans le même temps, nos concitoyens sont de plus en plus malades (un cinquième d’entre eux sont aujourd’hui en affection de longue durée), si l’espérance de vie stagne ou se réduit et si en conséquence, les coûts des comptes sociaux ne peuvent que se dégrader.

Il ne sert à rien de prétendre créer des emplois si on refuse de constater que les énergies renouvelables en procurent beaucoup plus que les énergies fossiles ou nucléaires et que les marchés de demain sont ceux des Smart grid, de la décentralisation énergétique, de l’autoconsommation et non d’infrastructures centralisées, fragilisées et dangereuses.

De même, il ne sert à rien de disserter sur le contrôle des frontières et les questions d’immigration si tout n’est pas fait pour lutter contre le dérèglement climatique et la désertification qui jette des dizaines de millions de personnes chaque année sur les routes et expose l’Europe à l’arrivée de centaines de millions d’Africains.

Quels qu’aient pu être les torts des écologistes, les énervements ou l’agressivité qu’ils ont provoquée, le sujet est sur la table et ne peut être traité comme il l’a trop souvent été, par de la communication, des effets de manches, des allers-retours, des dénis. Le temps est venu de se souvenir qu’avant d’être citoyen chacun de nous est humain, responsable à ce titre de sa vie et de celle des autres.

 

 

Corinne Lepage

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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Demain en février 2017

20 Janvier 2017, 16:29pm

Publié par CAP21-LRC Toulouse

Demain en février 2017

 

Le mercredi 1er février 2017 à 19h30, 27 Place Dupuy, 31000 Toulouse

  • Un premier point sera fait sur le rapprochement du Collectif de la Société Civile (dont fait partie depuis le début CAP21-LRC) avec le Mouvement En Marche !
  • Un compte rendu sur la rencontre avec l'association anti STEP de Lacroix-Falgarde (voir la pétition)
  • Préparation du voyage sur Lyon (covoiturage)

 

Pierre Cabaré a animée la réunion du 1er février 2017

 

Le samedi 4 février 2017, une délégation toulousaine de CAP21-LRC se propose de rejoindre Corinne Lepage au meeting organisé à Lyon par le mouvement En Marche ! avec Emmanuel Macron. 

Nota : Le départ est prévu à 6H00 du matin.

 

 

Si vous désirez participer à la réunion et/ou à la délégation, veuillez nous contacter

  • soit en utilisant l'onglet de contact en haut de ce blog
  • soit par un message direct à @CAP21LRC_T

 

Souvenir de la délégation  qui a participé à #MacronLyon
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Souvenir de la délégation qui a participé à #MacronLyon

Toulousaine, Toulousain, vous vous demandez comment vous mettre En Marche !

c'est simple, c'est gratuit, une opportunité s'offre à vous là.

Vous pouvez compter sur Pierre Cabaré :

Cédric Villani et Pierre Cabaré au meeting Macron Lyon

 

 Cédric Villani [Mathématicien, médaille Fields en 2010] avec Pierre Cabaré [Délégué Régional Occitanie CAP21-LRC] au meeting

 

Le Blogmestre

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#ParlonsVrai : Trump versus le dernier débat de la Primaire socialiste, ou comment la politique est bouleversée par la modernité.

20 Janvier 2017, 15:45pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : Trump versus le dernier débat de la Primaire socialiste, ou comment la politique est bouleversée par la modernité.

L’accession de Donald Trump à la présidence américaine est un choc indéniable. Les films et séries américaines adorent les happy end. Le moins qu’on puisse dire est que son élection n’en est pas un.

C’est le triomphe de la ploutocratie, car le gouvernement qu’il propose n’est plus le symbole de la démocratie mais de la ploutocratie, du déni de réalité, du mensonge, d’une forme de déclin civilisationnel, dans la mesure où il symbolise la violence, le machisme, l’absence totale d’humanisme. La 232 éme fortune du monde va gouverner les États-Unis avec l’aide de quelques autres magnats, élus par tous ceux qui ont cru choisir le représentant des déshérités ! On pourrait en rire si ce n’était tragique car on donne à cet homme, largement incompétent sur les affaires du monde le rôle de l’homme le plus puissant du monde. Qu’il ait été élu par une minorité, qu’il soit le président des États-Unis le plus impopulaire, qu’il soit le premier président à être « snobé » par une partie du Congrès pour sa prestation de serment ne changent strictement rien. Le monde a désormais à faire à Trump et personne ne sait la tournure que cela peut prendre. Trump est-il le symbole de la modernité ou au contraire le dernier soubresaut de l’expression d’un ancien monde qui refuse de s’adapter ?

Le même type de question pourrait être posé à propos de la primaire du parti socialiste. Certes, et heureusement aucune comparaison possible entre les candidats et Trump.

En revanche, une interrogation profonde sur la traduction politique que prend dans notre pays le heurt entre l’ancien et le Nouveau Monde. La transformation du monde fait apparaître des perdants. La question posée est celle de savoir s’il faut le constater pour réduire le coût et permettre l’adaptation grâce en particulier à la formation et aux changements d’orientation industrielle et énergétique ou si au contraire, il faut conforter l’idée que le monde ancien peut encore perdurer.

C’est en réalité le débat qui sous-tend cette présidentielle et qui rend si difficile l’équation socialiste dans la mesure où certains candidats, par conviction ou souci électoraliste, croient pouvoir promettre un maintien de l’ancien monde avec quelques rustines, ce qui rend l’avenir encore plus aléatoire. Non seulement pour les perdants qui sont confortés artificiellement et momentanément mais perdront encore plus ,mais pour les gagnants potentiels qui ne peuvent contribuer au développement général et ainsi permettre à chacun de pouvoir retrouver une place digne de ce nom dans le Nouveau Monde. Cette question est en réalité à la base du sujet social, du travail, de la fiscalité mais aussi du sujet énergétique et industriel car dans ce domaine aussi il y a des gagnants et des perdants.

Mais, aux États-Unis comme en France, les perdants sont riches, très puissants, et à force d’avoir convaincu l’État que leurs intérêts étaient les mêmes, ils sont parvenus à avoir le pouvoir. Le pétrole aux États-Unis, gaz de schiste inclus comme le nucléaire en France sont des industries du passé et de l’ancien monde mais des pouvoirs du présent qui refusent l’arrivée du Nouveau Monde.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

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