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Cap21/LRC Toulouse

RMC – Pourquoi Corinne Lepage rejoint Emmanuel Macron

13 Janvier 2017, 12:39pm

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage le vendredi 13 janvier 2017 dans Bourdin direct sur RMC

Corinne Lepage le vendredi 13 janvier 2017 dans Bourdin direct sur RMC

 

 

 

La présidente de Cap 21 est venue dans Bourdin Direct justifier son ralliement à Emmanuel Macron, alors que l’ancien ministre de l’Economie n’est pas réputé être un fervent écologiste. Bourdin Direct est une émission d’information dans laquelle interviennent en direct les acteurs de l’actualité.

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Pourquoi il est impératif de renforcer l'Autorité de Sûreté Nucléaire

13 Janvier 2017, 10:08am

Publié par Corinne Lepage

Remise du rapport annuel de l'ASN à l'Opecst le 25 mai 2016 au Sénat par Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN - source asn.fr
Remise du rapport annuel de l'ASN à l'Opecst le 25 mai 2016 au Sénat par Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN - source asn.fr

Remise du rapport annuel de l'ASN à l'Opecst le 25 mai 2016 au Sénat par Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN - source asn.fr

Il est plus que temps que les moyens juridiques et financiers de l'autorité de sûreté nucléaire soient renforcés, son indépendance réellement assurée et que tous les Français comprennent l'impérieuse nécessité qu'il y a à soutenir cette indépendance.

 

 

On ne peut être que très inquiet des pressions croissantes auxquelles l'ASN risque d'être soumise. En effet, la quasi survie de la filière nucléaire française, EDF et Areva, dépend de la décision qui devra être prise sur les cuves de Flamanville. Ainsi, la décision que la Commission européenne vient de rendre présentée par la filière comme un grand succès n'est qu'une position d'attente. Elle autorise un prêt de 3,3 milliards à Areva par l'État en attendant que puissent aboutir les opérations de concentration d'EDF. Or, ces opérations sont subordonnées au rachat d'Areva NP par EDF, lequel est subordonné au feu vert donné par l'ASN à la cuve de Flamanville. De même, le contrat d'Hinkley Point serait subordonné (le conditionnel est de mise puisque le contrat est secret même pour les administrateurs d'EDF...) à la mise en service de Flamanville.

 

On peut dès lors s'attendre à des pressions sans commune mesure à celles que l'ASN a déjà dû supporter pour autoriser très récemment le redémarrage de réacteurs mis en cause après la découverte des dysfonctionnements graves du Creusot pour qu'un feu vert soit donné. Il en va d'autant plus ainsi que un refus de poursuite en l'état du réacteur de Flamanville exposerait EDF à des dépenses supplémentaires considérables et à un renvoi d'une hypothétique mise en service de Flamanville bien au-delà de 2020.

 

On peut mesurer du reste l'état d'esprit d'EDF qui n'hésite pas à communiquer sur d'excellents résultats qu'elle aurait obtenus quant aux fuites de carbone de la cuve et du couvercle de Flamanville et qui n'a pas hésité non plus, malgré les mises en garde de l'autorité de sûreté nucléaire, à monter le couvercle du réacteur. En effet, le fait que l'autorité de sûreté nucléaire ait rappelé à plusieurs reprises qu'une telle opération se faisait aux risques et périls de l'entreprise et que rien ne permettait d'anticiper un feu vert s'est heurté au mépris le plus total de l'entreprise publique.

 

La situation financière de cette dernière ne lui laisse aucune marge de manœuvre; la vente de 50 % de RTE à la caisse des dépôts, la recapitalisation par l'État, l'abandon par l'État des dividendes pour l'année 2016 sont autant d'expédients –au demeurant fort coûteux pour le contribuable et sans doute très éloigné de l'intérêt général énergétique des Français- pour éviter de rejoindre Areva dans une compétition au fiasco financier le plus lourd.

 

Tout ceci contribue bien entendu à mettre l'autorité de sûreté nucléaire dans un corner. Certains se sont interrogés sur le bien-fondé technique du feu vert donné au redémarrage d'un certain nombre de réacteurs après qu'aient été modifiées de manière substantielle leurs règles de fonctionnement pour permettre précisément ce redémarrage. Ce qui semble être des arrangements avec les règles de sûreté n'anticipe-t-il pas un choix qui serait imposé à l'ASN au début de l'année 2017?

La création de l'autorité de sûreté nucléaire a été incontestablement un progrès par rapport au contrôle interne qui était celui de la direction des installations nucléaires et l'arrivée de Franck Chevet un progrès par rapport à la gestion d'André-Claude Lacoste. Il n'en demeure pas moins qu'en l'état, l'autorité de sûreté nucléaire ne répond pas aux obligations de la directive communautaire relative à la sûreté des installations nucléaires. Celle-ci exige en effet que l'autorité chargée de la sûreté nucléaire jouisse d'une totale indépendance et de la totalité des moyens nécessaires à la satisfaction de sa mission. Ce n'est pas le cas en France.

Si, les membres de l'autorité de sûreté nucléaire ne peuvent être démis de leurs fonctions, ce qui donne une certaine indépendance, personne, l'autorité elle-même, classée pourtant dans les autorités administratives indépendantes, n'est pas indépendante puisqu'elle ne dispose pas de la personnalité morale. Cela signifie que sur un plan juridique l'autorité de sûreté nucléaire n'est pas distincte de l'État. Or, l'indépendance passe évidemment par la personnalité morale qui a été refusée à l'autorité de sûreté nucléaire. Malgré le rapport Berson présenté en 2014 qui proposait que soit reconnue la personnalité morale de l'ASN et que celle-ci soit dotée d'un financement pérenne indépendant d'un vote budgétaire annuel, rien n'a été fait. Non seulement l'ASN n'a toujours pas de personnalité morale mais, ses ressources sont aux dires de son président insuffisantes pour couvrir sa mission. Ainsi, la France n'est-elle pas dans les clous communautaires en ce qui concerne son autorité de sûreté nucléaire ce qui est fâcheux sur un plan juridique mais l'est encore beaucoup plus sur un plan technico-politique.

À plusieurs reprises, le président l'autorité de sûreté nucléaire a souligné l'inquiétude qui était la sienne au regard de la sécurité et de la sûreté nos centrales. Il ne peut pas être seul contre l'appareil d'État dans son ensemble et les des intérêts économiques gigantesques et tentaculaires que sont ceux du lobby nucléaire.

Il est plus que temps que les moyens juridiques et financiers de l'autorité de sûreté nucléaire soient renforcés, son indépendance réellement assurée et que tous les Français comprennent l'impérieuse nécessité qu'il y a à soutenir cette indépendance.

Personne n'ose penser ce que serait un feu vert donné à un réacteur qui subirait ultérieurement une avarie grave alors même que l'exploitant, l'auteur du feu vert comme tous ceux qui auraient œuvré à ce qu'il soit donné, auraient été tout parfaitement conscients du risque qu'ils faisaient courir à la population française.

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/renforcer-lautorite-de-surete-nucleaire/

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Le Collectif de la Société Civile rejoint Emmanuel Macron

12 Janvier 2017, 17:48pm

Publié par Le Collectif de la Société Civile

Le Collectif de la Société Civile rejoint Emmanuel Macron

Le Collectif de la Société Civile rejoint Emmanuel Macron

Communiqué de Presse du 12 Janvier 2017

Nous sommes des femmes et des hommes de la société civile : entrepreneurs, salariés du privé et du public, acteurs du monde agricole, artisans, commerçants, professions libérales…

 

Nous sommes ces neuf Français sur dix qui ne font plus confiance aux partis politiques.

 

Nous sommes ces huit Français sur dix qui veulent une transformation de notre pays.

 

Lors de la Primaire des Français lancée il y a 9 mois, nous avons été plus de 75000 à nous retrouver dans cet élan citoyen pour défendre un nouveau partage démocratique, économique, social et environnemental.

 

Depuis, nous n'avons cessé de travailler ensemble à l'unité de nos mouvements au sein du Collectif de la société civile répondant ainsi à la volonté de l'ensemble de nos membres. A 100 jours du premier tour de l’élection présidentielle, il est temps d’investir le champ électoral.

 

Fidèle à sa promesse de renouvellement, à ses valeurs républicaines et à son ambition de transformation de la France, le Collectif de la société civile a décidé de se mettre en marche aux côtés d’Emmanuel Macron.

 

Il est le seul en capacité d’incarner une nouvelle façon de s’engager pour son pays, d'affronter les défis d’un monde en mutation tout en rassemblant une large majorité de Français, par-delà les rives et les clivages.

 

Nous, représentants de la société civile, nous nous engageons à ses côtés pour mettre en œuvre en cinq ans les mesures nécessaires à l'indispensable transformation du pays et redonner à la France un nouvel élan pour le siècle qui s'ouvre.

 

 

Au nom du Collectif de la société civile,

 

Corinne Lepage, Cap21

André Tessier du Cros, Comité Bastille

Jean-Marie Cavada, Génération Citoyens

Claude Posternak et Xavier Alberti, La Transition

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#ParlonsVrai : Trump vs CNN: nouveau combat démocratique

12 Janvier 2017, 15:35pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : Trump vs CNN: nouveau combat démocratique

La guerre ouverte entre Donald Trump et CNN est une bataille démocratique d’un nouveau genre. Certes, tout le monde connaît le poids du quatrième pouvoir aux États-Unis depuis le Watergate même si les présidents successifs n’ont guère agi pour renforcer le pouvoir médiatique.

Mais, cette guerre ouverte intervient dans un contexte radicalement nouveau pour deux raisons :

  • D’une part, dans un monde dominé par les lobbys et leur pouvoir, la question de la transparence, des conflits d’intérêts, de la corruption n’a jamais été aussi importante. Si des progrès ont pu être accomplis dans la lutte contre la fraude fiscale, les paradis fiscaux, la corruption, c’est largement grâce à l’information fournie par des lanceurs d’alerte et relayée par des journalistes dont un certain nombre se sont aujourd’hui organisés au niveau international précisément pour échanger leurs informations et être plus efficients dans l’investigation et la communication des informations ainsi relevées. Mais d’un autre côté, les journaux d’information continue et les difficultés existentielles de la presse écrite comme le développement des réseaux sociaux et les nouveaux modes d’information et de désinformation qu’ils génèrent, font que communication, information, désinformation et « peoplelisation » se concurrencent pour fournir des éléments factuels souvent invérifiables et qui permettent tout sauf la réflexion. Le nombre de journalistes expérimentés se restreint comme une peau de chagrin cependant que la parole est donnée à de jeunes relégués à des fonctions de présentation de faits divers très éloignée d’une information digne de ce nom. La récente affaire de I télé témoigne de la crise que traverse l’essentiel du monde journalistique. Entre les deux, les journalistes politiques accusés aujourd’hui de confondre souvent leurs souhaits avec la réalité et auxquels les personnalités politiques hésitent de moins en moins à s’affronter, après, avoir durant des années ,par souci de notoriété, montré une soumission parfois coupable.
  • D’autre part, la montée du populisme qui fait de la mise en cause des médias un cheval de bataille permanent alors même que ces populistes auraient été dans l’incapacité de faire les progrès qui ont été les leurs sans les médias. Ainsi, en France, les représentants du Front National ont été en 2015 les premiers invités de toutes les matinales politiques.

La nouveauté du combat engagé entre Donald Trump et CNN s’inscrit dans ce contexte qui oppose un président démocratiquement élu (même s’il a obtenu 3 millions de voix de moins que sa concurrente) à une presse qui défend les valeurs de transparence, de probité et de démocratie. Ces deux approches de la démocratie qui aujourd’hui s’affrontent, présagent peut-être de combats futurs entre des populistes démocratiquement élus et une presse devenant le rempart des valeurs démocratiques qui seraient bafouées. Ce type d’opposition connaît des précédents historiques qui se sont très mal terminés pour les journalistes.

La nouveauté contemporaine est la présence des réseaux sociaux, les relais internationaux entre journalistes et un fort attrait de l’opinion publique pour ces sujets. Gageons que cette bataille au sommet est peut-être la première du genre ; elle n’est certainement pas la dernière et redonne au quatrième pouvoir un rôle que certains semblaient avoir oublié.

 

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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#ParlonsVrai : Liberté religieuse versus démocratie

11 Janvier 2017, 14:15pm

Publié par Corinne Lepage

La Création d'Adam est l'une des neuf fresques inspirées du livre de la Genèse, peintes par Michel-Ange sur la partie centrale de la voûte de la chapelle Sixtine, dans la cité du Vatican.

La Création d'Adam est l'une des neuf fresques inspirées du livre de la Genèse, peintes par Michel-Ange sur la partie centrale de la voûte de la chapelle Sixtine, dans la cité du Vatican.

La question de la liberté pour les ennemis de la liberté est, si ce n’est vieille comme le monde, tout au moins multiséculaire.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme vient une nouvelle fois de rappeler les limites de la liberté de ceux qui agissent contre la liberté. On sait en effet que la progression de l’islamisme radical passe très souvent par l’invocation de la liberté de ceux qui s’en revendiquent. Et, le sujet central est évidemment celui de la liberté des femmes d’obéir à des règles qui sont celles de leur asservissement. La Cour Européenne des Droits de l’Homme vient d’apporter un certain nombre de précisions qui sont les bienvenues.

Deux requérants d’origine turque avaient saisi la Cour européenne de recours contre le caractère obligatoire de cours de natation mixte dans le cadre de la scolarité de leur fille et du refus de l’administration de leur accorder une dispense. La Cour Européenne a rejeté ce recours en précisant que si effectivement, la décision des autorités constituait bien une ingérence dans la liberté religieuse, celle-ci était prévue par la loi, de manière à protéger les élèves étrangers contre l’exclusion sociale. La Cour a rappelé la liberté considérable dont les États jouissent dans leur marge d’appréciation des questions relatives aux rapports entre les États et la religion et ce en particulier dans le domaine de l’éducation. La Cour a rappelé que « en s’abstenant de poursuivre tout but d’endoctrinement, les États sont libres d’aménager leur programme selon leurs besoins et leurs traditions ». Appliquant un rapport coût /avantage entre les intérêts en jeu, la Cour a souligné que « eu égard à l’importance de l’enseignement obligatoire pour le développement des enfants, l’octroi de dispense pour certains ne se justifie que de manière très exceptionnelle dans des conditions bien définies et dans le respect de l’égalité de traitement de tous les groupes religieux …. L’intérêt des enfants à une scolarisation complète, permettant une intégration sociale réussie selon les mœurs et coutumes locales priment sur le souhait des parents de voir leur fille exemptée de cours de natation mixte » (source BQ 11/1/2017).

Cette décision renforce la position des Etats qui refusent de voir les prescriptions de la charia en particulier en ce qui concerne les femmes, pouvoir se développer librement au motif que la liberté individuelle l’emporterait sur les autres droits et en particulier l’égalité et le respect de la démocratie. La primauté donnée à l’intégration réussie sur la base des mœurs et coutumes locales, sur une liberté religieuse qui serait en contradiction, est une affirmation forte de la hiérarchie des normes et de leur sens.

Cet arrêt rejoint du reste une décision déjà ancienne, rendue au début du siècle à propos du PKK qui à l’époque était réprimé par les autorités turques ; cette décision rappelait que le premier devoir d’une démocratie était de se défendre contre ceux qui voulaient sa destruction.

Il n’est pas inutile de le rappeler à un moment où la confusion semble régner dans beaucoup d’esprits et où la démocratie paraît à bien des égards fragilisée.

 

Corinne Lepage

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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#ParlonsVrai : Et si on mangeait sain (même à la FNSEA) ?

10 Janvier 2017, 20:14pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : Et si on mangeait sain (même à la FNSEA) ?

Nous avons tous pu constater le développement des rayons bio dans les grandes surfaces et la présence de plus en plus solide de magasins bio dans les marchés. Certaines grandes enseignes ont banni depuis longtemps dans leur gamme distributeur les OGM ou certains produits controversés. Aujourd’hui, certaines s’engagent à supprimer le glyphosate, les sels d’aluminium, l’aspartame l’huile de palme etc…

On ne peut que s’en réjouir à double titre : d’une part, c’est évidemment une bonne nouvelle pour les consommateurs qui vont pouvoir acheter des produits de consommation courante sans être contaminé par des perturbateurs endocriniens, des pesticides et autres produits chimiques dont les conséquences sur la santé humaine apparaissent de plus en plus probantes.

C’est une bonne nouvelle aussi pour les agriculteurs, tout au moins ceux qui sont convaincus qu’il faut se passer des phytosanitaires le plus possible mais qui ne peuvent pas toujours le faire pour des raisons économiques. Des engagements de la grande distribution peuvent leur permettre de faire le pas et de transformer leurs exploitations pour se passer de ces produits pesticides en gagnant à terme mieux leur vie.

Mais visiblement, ce progrès évident pour les consommateurs, pour la santé des agriculteurs (qui sont les premiers concernés par la toxicité des pesticides) et pour l’environnement n’est pas du goût de la FNSEA.

Ainsi, la publicité d’une grande enseigne en faveur de l’abandon de 90 substances controversées est-elle relayée sur Twitter par des responsables de la FNSEA sous la forme suivante : « Chers consommateurs sensés, je vous en conjure, boycottez cette enseigne qui nourrit des peurs véhiculées par les hystériques ». Quand on sait que la contestation du glyphosate par exemple émane de l’OMS et plus précisément du centre international de recherche sur le cancer qu’il a classé comme cancérigène probable, on peut mesurer effectivement le degré d’hystérie de ceux qui réclament de manger sain !

La vraie question est celle de savoir pourquoi certains responsables de la FNSEA s’érigent en défenseurs de produits toxiques dont eux-mêmes et leurs familles sont les premières victimes. Est-ce parce que les coopératives défendent aujourd’hui davantage l’intérêt des producteurs de phytosanitaires qu’elles distribuent que l’intérêt des coopérateurs ? Est-ce parce que les grands céréaliers sont les grands décideurs et qui n’imaginent pas d’autres modèles possibles ? Est-ce une question culturelle et une forme de détestation de tout ce et tous ceux qui remettent en cause le modèle d’une agriculture addict aux pesticides et qui refuse de voir les ravages qu’elle cause à la terre, aux ressources naturelles, à la faune et à la flore comme aux humains ?

La bonne nouvelle, c’est que la grande distribution ou tout au moins une partie d’entre elle change visiblement son fusil d’épaule et va permettre à tout le monde agricole qui souhaite le changement de pouvoir y procéder. La transition agricole est tout autant inéluctable que la transition énergétique.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

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#ParlonsVrai : vous avez dit prévention sanitaire ?

9 Janvier 2017, 14:41pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : vous avez dit prévention sanitaire ?

Il semblerait que quelques candidats à la présidentielle commencent à s’intéresser à la question de la prévention en matière de santé. Ils ont raison.

Nous avons en France un ministère de la maladie, mais pas de la santé et ne dépensons quasiment rien en matière de prévention. Mais quand on parle de prévention, de quoi parle-t-on ? Du dépistage ? Il est indispensable, mais ce n’est pas la prévention puisqu’ il n’influe pas sur l’existence ou non de la maladie. Des vaccins ? Ils font partie de la prévention à la condition bien sûr qu’ils soient nécessaires et non toxiques. Or, il y a des précédents malheureux ne serait-ce que le vaccin contre la grippe H1N1 qui nous a coûté 1 milliard et était parfaitement inutile. De l’alcool et du tabac ? Certes, ils créent de nombreuses maladies et sont à l’origine de nombreux décès et probablement beaucoup moins que les produits chimiques qui ont envahi notre environnement.

La prévention est en réalité un sujet infiniment plus large et c’est la raison pour laquelle elle est maltraitée et mal traitée. La véritable prévention consiste en la lutte contre la pollution chimique qui est en réalité la conséquence de notre modèle de développement. De l’automobile et plus précisément du diesel aux pesticides utilisés dans l’agriculture, des perturbateurs endocriniens présents dans toutes les étapes de notre vie aux cocktails toxiques auxquels nous sommes exposés, c’est la totalité de nos modes de production qui doivent être repensés. Or, comme jusqu’à présent les coûts ont été collectifs ou en tout cas extérieurs à ceux qui les causaient, alors que les bénéfices ont été pour les entreprises incriminées, il n’y avait aucune chance que quoi que ce soit change.

Mais, nous sommes arrivés à un stade si préoccupant que la responsabilité pénale des uns et des autres commence à être envisagée et que les conséquences humaines et financières deviennent insupportables. Et, l’argument majeur, massu, de tous ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change est lui-même remis en cause : la durée de vie et en particulier la durée de vie en bonne santé ne progresse plus. De surcroît, les études qui établissent la dangerosité et la toxicité des produits, malgré tous les efforts faits les empêcher et nuire à leurs auteurs, s’accumulent. L’une d’elles est particulièrement intéressante ; une spécialiste mondiale de l’ endocrinologie, Barbara Demeneix, a démontré que les perturbateurs endocriniens altéraient les potentialités du cerveau. Pour les jeunes générations, non seulement leur espérance de vie n’augmente plus mais de surcroît leurs facultés intellectuelles pourraient diminuer.

Dès lors, parler d’innovation, d’économie compétitive, de société de l’intelligence devrait commencer par proposer une véritable politique de prévention pour faire disparaître de notre univers ,les produits toxiques qui, à terme, pourrait bien menacer l’humanité elle-même.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

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Pour une déclaration universelle des droits de l'humanité

7 Janvier 2017, 16:42pm

Publié par TV5 Monde

Corinne Lepage invitée de TV5 monde

Corinne Lepage invitée de TV5 monde

Ajoutée le 5 janv. 2017

Entretien avec Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement, présidente de CAP21
A l’initiative de Corinne Lepage, un groupe d’experts et d’humanistes s’est réuni pour rédiger une Déclaration universelle des droits de l’humanité dans le sillage de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. L’ancienne ministre de l’Environnement explique la démarche. 
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[Interview] Présidentielle 2017. En Haute-Garonne, les soutiens d'Emmanuel Macron repartent en campagne

7 Janvier 2017, 12:19pm

Publié par Anthony Assemat

À 26 ans, Mickaël Nogal compte déjà plus de 3 500 adhérents dans le mouvement En Marche en Haute-Garonne

À 26 ans, Mickaël Nogal compte déjà plus de 3 500 adhérents dans le mouvement En Marche en Haute-Garonne

Samedi 7 janvier, le mouvement d'En Marche Haute-Garonne reprend la campagne sur le marché de Revel, au sud-est de Toulouse. Rencontre avec Mickaël Nogal, le référent de Macron.

Côté Toulouse. Samedi 7 janvier 2017, après la parenthèses des fêtes, vous reprenez la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron en Haute-Garonne par une opération de terrain sur le marché de Revel. Êtes-vous optimiste pour cette année 2017 ?

Mickaël Nogal. Tout le mois de janvier, nous allons mener des opérations de terrain dans le monde rural de la Haute-Garonne, avant une restitution début février. Nous nous devons d’être à l’écoute du monde rural et de recueillir le sentiment de tous les Français. Nous rencontrerons les gens dans ce marché, qui est l’un des plus beaux de France, et nous ferons du porte-à-porte.

Dans le département, dans la métropole et dans les autres communes, nous sommes présents partout.

C.T. Justement, combien d’adhérents compte le mouvement à l’heure actuelle ?

M.N. Au niveau national, En Marche, qui a été créé en avril 2016, compte près de 130 000 adhérents.

En Haute-Garonne, nous sommes plus de 3 500. C’est pas mal en si peu de temps, dans un fief socialiste et alors qu’Emmanuel Macron n’est officiellement candidat que depuis trois mois !

Le référent haut-garonnais d'En Marche en compagnie d'Emmanuel Macron lors de la visite de ce dernier à Futurapolis, en novembre 2016 (Photo : Kévin Figuier)
Le référent haut-garonnais d'En Marche en compagnie d'Emmanuel Macron lors de la visite de ce dernier à Futurapolis, en novembre 2016 (Photo : Kévin Figuier)

On a voulu faire croire qu’il était une bulle médiatique, or c’est l’inverse qui se produit. Et ces 3 500 personnes font aussi bien campagne sur le terrain que dans les réseaux sociaux.

Nous avons également créé une soixantaine de comités, dont nous dévoilerons le nom des représentants mi-janvier 2017, répartis sur tout le territoire dans le Comminges, le Lauragais, où nous avons des centaines d’adhérents…

La dynamique est en notre faveur, ce que confirme un dernier sondage qui place Emmanuel Macron au deuxième tour selon différents scénarios.

C.T. Le 10 décembre 2016, vous étiez au meeting de lancement de la campagne de Macron. Quelles ont été vos impressions ?

M.N. Il a réuni 15 000 personnes, et la moitié de ces personnes assistaient pour la première fois à un meeting politique. Un public qui correspondait au profil de nos adhérents, qui sont à 70% des primo-engagés.

Il dépasse les clivages droite-gauche, qu’il juge obsolètes, mais s’appuie sur un socle de valeurs progressistes à l’opposé du conservatisme de François Fillon, le candidat de la droite.

C.T. Le dépassement de ce clivage fait écho à la percée de François Bayrou en 2007 lors de la création du Modem. Or, ce dernier n’a jamais réussi à concurrencer la gauche et la droite…

M.N. À la différence que François Bayrou se situe entre la gauche et la droite.

Nous, nous sommes au-dessus de la mêlée, hors partis, avec un discours de rassemblement hors appareils politiques, où le débat d’idées n’existe pas. Les partis traditionnels ont trop enfermé leurs propres militants dans des postures politiciennes et leur sectarisme m’attriste.

Chez nous, des adhérents de tous les partis nous ont rejoints, qu’ils soient du PS, du centre, des Républicains, des cadres de l’UDI…

C.T. Vous êtes un ancien militant du Parti socialiste. Comment se passent les relations avec le PS ?

M.N. Je suis entré au MJS (Mouvement des jeunes socialistes, ndlr) en 2006 puis j’ai intégré la section PS de Colomiers en 2008. Je suis parti fin 2015 car je fais partie des déçus du quinquennat de François Hollande. Des sujets comme la déchéance de nationalité ont divisé les Français.

Aujourd’hui, je défends mes convictions librement. En 2011, on était surtout en campagne contre Nicolas Sarkozy. En 2017, je fais campagne pour Emmanuel Macron et un projet. Il faut avoir plaisir à défendre nos idées plutôt d’arrêter de dire qu’il faut éviter le pire. Ces gens-là ne proposent rien ! Macron n’est pas dogmatique et parle de la réalité des Français.

Je prends pour exemple la loi qui porte son nom. Beaucoup l’ont accusé d’être fourre-tout mais elle change le quotidien des Français. La libéralisation du marché des autocars a créé 1500 emplois et permet à des milliers de personnes de voyager à bas coût. Nous sortons du dogme des belles idées qui n’ont pas d’écho sur le terrain.

C.T. Des socialistes toulousains ont-ils rejoint en nombre le mouvement En Marche ?

M.N. Beaucoup d’élus et militants du PS sont intéressés par Emmanuel Macron. Un socialiste peut largement se retrouver dans notre programme et notre socle de valeurs progressistes.

Mais d’ores et déjà, des maires PS de Haute-Garonne nous ont indiqué qu’ils donneraient leur parrainage à Emmanuel Macron pour la présidentielle.

C.T. Emmanuel Macron se définit comme le « candidat du travail ». Mais son étiquette libérale n’est-elle pas un frein sur les sujets de l’emploi ?

M.N. Non car Emmanuel Macron est le seul à parler de liberté mais aussi de protection, à parler des indépendants et de la précarité.

Moi-même, j’ai 26 ans et depuis dix ans, j’ai connu le CDI à temps partiel, l’intérim, la pige dans le journalisme, le CDD et aujourd’hui je suis indépendant dans la communication. Le parcours des travailleurs n’est plus linéaire.

Le socle, c’est les 35 h mais nous voulons donner la liberté aux entreprises de négocier des aménagements. L’activité est bridée par trop de règles contraignantes.

Il propose aussi que, quel que soit le statut, une personne qui démissionne puisse avoir des droits, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Notre credo : que tout le monde ait du travail, qu’il soit facteur d’émancipation et qu’il soit justement rémunéré. C’est pour cette raison qu’Emmanuel Macron parle autant aux agriculteurs qu’aux personnes de banlieue.

C.T. Approuvez-vous le fait qu’Emmanuel Macron ait refusé de participer à la primaire de la gauche ?

M.N. Oui, c’est tout à fait cohérent car nous ne nous sommes jamais situés par rapport aux autres et à leur calendrier. En Marche est au-dessus de la mêlée.

C.T. Un meeting est-il déjà prévu à Toulouse avant le premier tour ?

M.N. Emmanuel Macron viendra bien évidemment à Toulouse mais c’est encore trop tôt pour dire quand et si un meeting sera organisé.

Photo de Anthony Assemat

Anthony Assemat

Journaliste, chef d'édition à Côté Toulouse

 

Source : Actu Côté Toulouse

http://actu.cotetoulouse.fr/interview-presidentielle-2017-en-haute-garonne-les-soutiens-d-emmanuel-macron-repartent-en-campagne_54790/

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