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Cap21/LRC Toulouse

Où est Charlie ?

12 Janvier 2015, 10:15am

Publié par ReCap21

Citoyennes, Citoyens,
maintenant que vous êtes debout, rassemblés et en marche
rejoignez-nous pour ne pas vivre résignés, assis ou couchés.

Où est Charlie ?

Je suis Charlie, tu es Charlie, nous sommes Charlie, pour contacter nos Délégués Régionaux, n'hésite pas Citoyen, ils ou elles sont Charlie !

Nos Délégués régionaux

Construisons nous-mêmes Demain ensemble.

Et pour nos Concitoyens qui ne se sentent pas encore suffisamment concernés par la vie démocratique et républicaine pour s'engager personnellement et activement...

 

Où est Charlie ?

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Dimanche, nous serons tous Charlie

10 Janvier 2015, 01:13am

Publié par Corinne Lepage

#LaFranceEstCharlie

#LaFranceEstCharlie

 

Nos concitoyens n'ont attendu l'invitation de personne pour descendre par dizaines de milliers dans la rue pour soutenir Charlie et crier haut et fort qu'ils n'avaient pas peur. Il doit en être de même dimanche. Nous n'avons besoin de l'invitation d'aucun parti politique pour nous rassembler, sans autre pancarte que " Je suis Charlie".

Si on peut se réjouir de la volonté du président de la République de rassembler la Nation tout entière, on ne peut que regretter l'instrumentalisation politique qui semble en résulter. Chacun est de nouveau dans son rôle, utilisant le système médiatique, le Front national pour se victimiser, les autres partis politiques pour prétendre représenter la Nation.

Ce petit jeu est misérable et affligeant car tous les adhérents des partis politiques confondus ne représentent jamais que moins de 1% de nos concitoyens. Et une fois encore, les Français ne les ont pas attendus pour décider de battre le pavé. La manifestation de dimanche doit rassembler tous nos concitoyens qui sont prêts à arborer la pancarte: "je suis Charlie".

Ceux qui ne peuvent pas ou ne le veulent pas n'ont effectivement pas leur place dans les rues de Paris dimanche. Il s'agit en effet non seulement de marquer sa solidarité qui est une évidence devant une telle tragédie mais de marquer son engagement en faveur de la liberté d'expression telle que la conçoit Charlie hebdo. Et si les électeurs du Front national le souhaitent, qui pourraient leur interdire de le faire?

Mais la cohérence commande alors d'abandonner des thèses contradictoires avec les valeurs de la République qui se fondent sur l'égalité de tous et le refus de la communautarisation et donc de la discrimination. Les vindictes, les idées rances appellent à la peur et à la haine ; elles ne sont pas compatibles avec les valeurs défendues par Charlie hebdo et de la République. La Présence sur le pavé parisien est donc un choix individuel, un mouvement qui va du bas vers le haut et non l'inverse.

Et nous ne pouvons et ne devons avoir aucun doute sur le fait que nos concitoyens de confession musulmane seront très nombreux eux aussi avec la même pancarte, pour qu'il n'y ait que des citoyens unis et faisant front contre la barbarie. Arborer une pancarte différente reviendrait à se différencier des autres citoyens français alors que l'objectif de cette manifestation est exactement l'inverse.

De plus, à la solidarité humaine s'ajoute le soutien sans faille à la liberté d'expression à laquelle la république est totalement attachée. Refuser ce soutien revient à refuser cette liberté d'expression ce qui ne peut que conforter tous ceux qui voudraient dénier à certaines catégories de nos concitoyens la capacité et le droit d'être des citoyens à part entière.

Nous sommes tous Charlie signifie nous sommes tous des citoyens français heureux et fiers de défendre les valeurs de la République et de présenter un front commun contre les barbares fascistes qui ont décidé de nous attaquer.

 

Devenez fan

Ex Députée européenne Cap21,

ancienne ministre de l'Environnement sous Chirac

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/dimanche-nous-serons-tous-charlie_b_6443052.html

 

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Nous sommes tous Charlie. C'est notre devoir, notre fierté, notre rôle

8 Janvier 2015, 11:35am

Publié par Corinne Lepage

#MPLF #WW3 Tués à l'ennemi
#MPLF #WW3 Tués à l'ennemi

#MPLF #WW3 Tués à l'ennemi

La mobilisation de nos concitoyens quelques heures à peine après le massacre de Charlie Hebdo est la meilleure réponse que nous puissions collectivement faire aux islamofascistes qui nous ont déclaré la guerre.

À la République hier soir, se sont retrouvés de manière très naturelle des citoyens certes traumatisés mais debout, décidés et parfaitement combatifs. Après un long silence de près d'une heure entre six heures et sept heures, ou les conversations étaient à voix basse comme dans une veillée funèbre, la foule a basculé dans une volonté de résistance parfaitement affichée qui a commencé par l'escalade de la statue de la République pour y installer un bandeau noir, puis par une Marseillaise, puis par des slogans de solidarité mais aussi de fermeté: "même pas peur!".

La mobilisation de 100.000 de nos concitoyens en France mais aussi de très nombreuses personnes dans les capitales européennes et américaines témoigne de ce que le message que ces barbares islamofascistes ont voulu adresser a été parfaitement compris comme doit l'être la totale fermeté de ceux qui ont répondu. Le dessin de Philippe Geluck assimilant l'exécution de Charlie hebdo au 11-septembre sonne juste. Il y aura un avant et après 07 janvier 2015.

Nous avons tous le devoir d'aider Charlie à continuer à paraître pour nous simples citoyens en contribuant financièrement si c'est nécessaire, pour les dessinateurs et journalistes en trouvant les moyens d'aider cette rédaction dessimée.

 

Mais au-delà nous avons le devoir de reprendre le flambeau de manière collective, ce qui signifie non seulement de ne rien laisser passer du combat pour la liberté d'expression mais au-delà le refus des petites et grandes lâchetés, des petites et grandes hypocrisies qui conduisent à refuser d'appeler un chat un chat, accepter des compromis qui deviennent des compromissions et qui constituent autant de faiblesses face un ennemi qui veut nous imposer sa loi.

Nous avons le devoir d'affirmer haut et fort que nous n'avons pas peur et que nous sommes un peuple fort quand il doit l'être. Fort pour défendre ses droits, le système démocratique, l'idéal républicain. Ils veulent semer la terreur en commençant par nous obliger à nous taire et à ne plus exprimer nos convictions. Nous devons répondre par plus de liberté d'expression encore et le courage d'appeler fascistes ceux qui le sont, de revendiquer le droit à la caricature et à la critique y compris des religions sans accepter le diktat d'une bien-pensance qui veut confondre stigmatisation d'une communauté avec critique d'une religion.

Nous avons le devoir de ne pas davantage céder au second objectif de ces barbares qui ne veulent pas seulement semer la terreur ; il est aussi de créer la zizanie au sein de la nation française. Et la aussi nous devons marquer la même fermeté pour refuser tous les amalgames entre l'islamofascisme et nos concitoyens de confession musulmane. C'est une exigence de fraternité et d'unité nationale.

La force de la République doit être celle de l'égalité des droits mais également des devoirs, pour les uns comme pour les autres. Il y a là un enjeu du vivre ensemble qui ne peut être gagné que par des efforts faits par les uns et par les autres.
Nous avons enfin le devoir d'assumer le choix d'être effectivement la patrie des droits de l'Homme.

La Cour Européenne des Droits de l'Homme reconnaît dans sa jurisprudence, aux démocraties non seulement le droit mais le devoir de se défendre contre ses ennemis. Nous ne devons rien lâcher de ce qui constitue nos droits et nos valeurs, en particulier en ce qui concerne la laïcité et l'égalité des droits en particulier pour les femmes. Mais nous n'échapperons pas à une plus grande vigueur et une plus grande fermeté dans l'application de nos lois comme nous n'échapperons pas à une réflexion d'ordre géostratégique sur nos rapports avec ceux qui sont directement ou indirectement nos ennemis à commencer par ceux qui financent les bras armés du terrorisme.

Nous sommes tous Charlie. C'est notre devoir, notre fierté, notre rôle.

 

Devenez fan

Ex Députée européenne Cap21,

ancienne ministre de l'Environnement sous Chirac

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/nous-sommes-tous-charlie-_b_6434894.html?utm_hp_ref=france

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L’attentat terroriste contre Charlie Hebdo suscite l’indignation, les larmes et la colère.

7 Janvier 2015, 17:18pm

Publié par Corinne Lepage

L’attentat terroriste contre Charlie Hebdo suscite l’indignation, les larmes et la colère.

L’attentat terroriste contre Charlie Hebdo suscite l’indignation, les larmes et la colère. Il nous appelle d’abord à manifester notre émotion aux familles et au journal, et à réaffirmer notre solidarité pleine et entière à la liberté de la presse, au droit à la caricature et à l’humour qui fondent la liberté d’expression.

Les assassins qui ont exécuté l’équipe de Charlie Hebdo veulent semer la terreur, remettre en cause nos libertés et diviser la nation française. La seule réponse qui vaille est celle de notre unité, de la réaffirmation de nos droits, du principe de la laïcité et de toutes les libertés mais aussi celle de notre force et de notre volonté de lutter sans aucune faiblesse, ni aucune naïveté contre les intégristes et terroristes qui veulent détruire la République.
Nous sommes également de ceux là, et affirmons que face à l'abjection de tous les terrorismes, la France est en capacité d'apporter une réponse forte, dans sa tradition laïque et républicaine
.

Corinne Lepage
Présidente de CAP21 Le Rassemblement Citoye
n

Elisabeth Belaubre référente Midi-pyrénées

La réponse des Citoyennes et des Citoyens a été claire !

En particulier, à Toulouse :

 

 

 

 

 

 

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Loi Macron : plus de libéralisme ? Pourquoi pas. Mais pas au mépris du droit

6 Janvier 2015, 16:25pm

Publié par Corinne Lepage

Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, le 9 décembre 2014

Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, le 9 décembre 2014

LE PLUS. Le 26 janvier commenceront les discussions à l'Assemblée sur le projet de loi Macron, qui prévoit par exemple de nouvelles dispositions concernant le travail dominical, la construction ou les transports. Un texte qui pose un certains nombre de problèmes, notamment en matière de droit, selon l'avocate et ex-ministre Corinne Lepage.

Édité par Henri Rouillier 

 


Le projet de loi Macron semble être apprécié des Français, qui, à juste titre, attendent des mesures de simplification, la réduction des corporatismes et une plus grande efficacité de notre système global. Il s’agit en réalité d’une libéralisation qui ne dit pas son nom, avec laquelle on peut être d’accord ou pas, mais ce n’est pas ici le sujet.


Le sujet est celui de la cohérence et de la présence dans ce texte de dispositions qui vont directement à l’encontre de cet objectif et qui de surcroît sont incompatibles avec notre Constitution, les conventions signées par la France et le droit européen.

 

Des atteintes à l'État de droit


Qui dit "libéralisation" – c’est-à-dire accroissement des libertés – dit dans le même temps "responsabilité", c’est-à-dire un juge capable de condamner celui qui a causé un dommage du fait de cette responsabilité.

 

C’est le système américain qui agit beaucoup moins que le nôtre au niveau de la prévention et des normes (même si contrairement à ce qui est dit en France les normes sont très nombreuses aux États-Unis) mais qui en revanche est sans pitié au niveau de la responsabilité.

 

Or, le projet de loi Macron, dans ses articles 28 et 29, envisage de réduire par ordonnance le pouvoir contentieux de la juridiction administrative – sans bien évidemment accroître celui de la juridiction judiciaire –, et de rendre inefficace les jugements d’annulation de permis de construire, en excluant sauf zone protégée la faculté de démolition.

 

Autrement dit, les constructeurs indélicats sont vivement encouragés à construire le plus vite possible sur la base de permis dont ils savent qu’ils sont contestés pour pratiquer le fait accompli, ce qui n’est vraiment pas la caractéristique d’un État de droit.

 

Mais que fait le Conseil d'État ?

 

Plus un gouvernement veut libéraliser, plus le pouvoir du juge doit être conforté par le droit, certes a posteriori, pour les litiges qui peuvent naître. Mais imaginer que l’on peut dans le même temps supprimer les règles et réduire le pouvoir du juge témoigne d’une déraison absolue qui conduira à croître les frustrations, la violence et à faire perdre à notre système juridique juridictionnel les acquis des 30 dernières années.

 

On ne peut pas comprendre que le Conseil d’État, consulté sur le ce texte, l’ait laissé passer alors même qu’il s’inscrit à rebours de toute la politique jurisprudentielle menée notamment depuis l’arrivée du président Sauvé au Conseil d’État.


Plus largement, ce texte vise à réduire à la portion congrue tous les mécanismes préparatoires d’une décision, participation du public, étude d’impact, enquête publique pour essayer de gagner du temps...

 

Bercy, sourd et aveugle


Il est invraisemblable que Bercy, qui pilote ce texte, soit à ce point sourd et aveugle pour ne pas être capable de tirer les conséquences des blocages très lourds sur le plan sociétal comme sur le plan économique que sont Notre-Dame des Landes, Sivens, Roybon et autres.

 

Il est évident – et le jugement rendu par le tribunal administratif dans l’affaire de Roybon en témoigne – que plus les dossiers sont traités au mépris de la concertation effective, avec des études d’impact de complaisance, dans le mépris des enquêtes publiques, et plus les projets sont rendus difficiles voire impossibles à mener à bien.

 

La sagesse commande aujourd’hui, dans un souci d’efficacité, de laisser le temps nécessaire aux procédures préalables pour essayer de trouver des compromis locaux au lieu d’utiliser la technique du bulldozer qui ne fait qu’aiguiser la colère et rendre impossible la réalisation des projets par la montée de la violence.


De plus, ces dispositions qui autorisent par ordonnance la modification des textes – qui n’ont rien à voir avec Bercy – sont en contradiction avec notre Constitution, les conventions internationales signées par la France et notamment la convention d’Aarhus et le droit communautaire.

 

Des droits et des compétences bafouées

 

La charte de l’environnement, grâce en particulier à la jurisprudence du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État, exclut toute réduction des droits à l’information et à la participation du public. Les mécanismes d’évaluation des projets et d’études d’impact sont des points incontournables du droit européen, qui ne cessent d’être renforcés tant dans l’intérêt des porteurs de projets que de celui des populations, de l’intérêt économique que de la défense de l’environnement.

 

Le droit communautaire comme le droit issu de la Convention européenne des droits de l’homme tel qu’il est aujourd’hui interprété par la Cour européenne des droits de l’homme font de la prise en compte effective – ce qui signifie ayant une incidence sur la décision – des observations du public une obligation ; ils font du recours au juge et du procès équitable une obligation ainsi qu’à l’effectivité des décisions rendues par les juges. Dans ces conditions, les régressions évidentes auxquelles les articles 28 et 29 de la loi Macron appellent sont incompatibles avec ces textes qui s’imposent à eux.


Enfin, alors que travaille à la demande du ministère de l’écologie, un groupe sur la réforme du droit de l’environnement et que la chancellerie s’intéresse également au sujet, comment comprendre que sous couvert d’efficacité, la répartition des compétences ministérielles soit ainsi bafouée, renvoyant les intérêts généraux défendus par ces ministères au rang de considérations subalternes et soumises aux desiderata des demandeurs de projets ?


Oui, notre pays a besoin de projets ; il a besoin d’efficacité ; il a surtout besoin de consensus territoriaux autour des projets de telle sorte que puisse être co-construit un avenir durable des territoires. Ce n’est pas en mettant en place un arsenal destiné à réduire le droit à la participation, la bonne évaluation des projets et l’accès au juge que l’on n’y parviendra.

 

Par 
Ex-ministre

 

Source : L'Obs

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1302593-loi-macron-et-liberalisme-la-simplification-ne-doit-pas-se-faire-au-mepris-du-droit.html

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