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Cap21/LRC Toulouse

#ParlonsVrai : Halte au feu démocratique

27 Février 2017, 16:35pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : Halte au feu démocratique

La classe politique française n’aime pas la justice et la France a bien du mal à s’inscrire dans un État de droit.

Dans le pays de Montesquieu, le pouvoir judiciaire n’est pas reconnu puisqu’il ne s’agit dans la Constitution que d’une Institution judiciaire. Les gouvernements successifs n’ont cessé de réduire les moyens de la justice d’où des lenteurs procédurales inacceptables dans un pays démocratique, des conditions de travail moyenâgeuses et un manque criant de magistrats en particulier dans les affaires qui retiennent l’attention médiatique : affaires politiques ou financières, affaires sanitaires et environnementales.

Cette situation a permis d’instaurer une forme d’impunité pour les dirigeants politiques comme du reste pour les grands dirigeants économiques, en raison de la lenteur de procédures particulièrement alambiquées, qui conduisent, dans les meilleurs cas, à des décisions 10 ans, 15 ans, 20 ans après les faits sauf quelques exceptions comme l’affaire Cahuzac.

Lors de cette élection présidentielle très particulière, nous assistons à la collision entre des pratiques indignes d’un pays démocratique et les difficultés habituelles de l’institution judiciaire. Lorsque, aux États-Unis, il a été question que Hillary Clinton soit poursuivie pendant la campagne présidentielle pour ses mails, personne n’a remis en cause le droit pour la justice de s’intéresser à une infraction potentielle y compris pendant la période électorale. En France, il faudrait que la justice s’arrête pour permettre à l’impunité temporaire de l’emporter au motif que nous sommes en période électorale. Ainsi, serait-il préférable d’élire une personnalité susceptible d’être ultérieurement condamnée et sur la tête de laquelle pèserait durant tout son mandat ce risque plutôt que de laisser la justice faire son travail et permettre aux électeurs de voter en connaissance de cause.

La courte échelle que François Fillon et Marine Le Pen sont en train de se faire pour contester la justice, et en ce qui concerne la candidate frontiste pour la menacer (ce qui pose évidemment un problème pour une personne prétendant être la garante des institutions), est un danger majeur pour la démocratie. Les menaces à l’égard des magistrats qui feraient leur travail, le refus de Marine Le Pen de répondre à une convocation, alors même que la Cour de Justice de l’Union européenne a eu l’occasion de se prononcer sur le bien-fondé de la réclamation faite à l’encontre des dirigeants frontistes par le Parlement européen pour le remboursement des salaires, constituent des actes extrêmement graves qui s’éloignent dangereusement du système démocratique.

Bref, la situation présente conduit à deux conclusions : d’une part, le renforcement de l’indépendance de la justice est un impératif de telle sorte que des invectives navrantes comme celle que nous entendons aujourd’hui ne puissent plus se produire. Cela passe par la reconnaissance d’un pouvoir judiciaire dans la Constitution, l’indépendance du parquet, le renforcement de l’indépendance du Conseil Supérieur de la Magistrature et des moyens convenables pour travailler. D’autre part, le comportement d’un certain nombre d’hommes et de femmes politiques, qui prennent leurs concitoyens pour des imbéciles et considèrent que la fonction politique les met au-dessus de la justice alors qu’elle ne fait qu’exiger plus de leur part, est indigne de notre pays. Pour s’en convaincre, il suffit du reste de lire la presse étrangère pour laquelle nous sommes devenus un exemple de république bananière.

Corinne Lepage

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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BFM – C’est assez logique que François Bayrou rejoigne l’équipe d’Emmanuel Macron

23 Février 2017, 15:32pm

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage au 12h l’heure H, du jeudi 23 février 2017, présenté par Hedwige Chevrillon, sur BFM Business.

Corinne Lepage au 12h l’heure H, du jeudi 23 février 2017, présenté par Hedwige Chevrillon, sur BFM Business.

 

– 12h l’heure H, du jeudi 23 février 2017, présenté par Hedwige Chevrillon, sur BFM Business.

François Bayrou a annoncé hier son ralliement à Emmanuel Macron en vue de la présidentielle. Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement et eurodéputée, se réjouit de cette décision. D’après elle, la situation est bien particulière avec le vrai danger que représente le Front national. Par ailleurs, la candidature de François Bayrou à la présidentielle n’a pas de sens. C’est assez logique qu’il rejoigne le camp de l’ancien ministre de l’Économie.

Que peut-on retenir de cette alliance ?

Quel est le programme d’Emmanuel Macron concernant le nucléaire et les énergies renouvelables ?

 

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Nice-matin / A Cannes, Corinne Lepage promeut l’environnement pour Macron

22 Février 2017, 16:10pm

Publié par Nice Matin

Nice-matin / A Cannes, Corinne Lepage promeut l’environnement pour Macron

Une centaine de personnes est venue rencontrer Corinne Lepage et évoquer le volet « environnement et parité » du mouvement « En marche » qu’elle a rallié début janvier.

 

Ils s’étaient croisés à Lyon au meeting d’Emmanuel Macron et avaient sympathisé.

Une semaine plus tard, Corinne Lepage, avocate, ex-ministre de l’environnement et Philippe Buerch, délégué régional de La Droite avec Macron se sont retrouvés hier côte à côte sur la terrasse du Five Seas à Cannes. Avec eux, la centaine de convives du déjeuner-débat justement organisé par Philippe Buerch et Richard Perrin, délégué département En Marche 06. « Au sein de En Marche, nous pensons que les rassemblements comme celui-ci sont un signal politique fort. Si, venant d’horizons divers, nous sommes aux côtés d’Emmanuel Macron, c’est d’abord parce qu’il a entrepris de réhabiliter l’idée de progrès, vieux concept mais toujours une idée neuve. Antidote contre le déclinisme, la désespérance et l’absence d’espoir… » a justement rappelé Philippe Buerch au moment d’ouvrir le débat sur l’écologie et d’introduire Corinne Lepage.

Cette dernière a effectivement évoqué durant un moment le volet environnement du candidat Macron (lire notre interview en pages d’informations générales) qu’elle a décidé de soutenir en janvier. Mais elle a souhaité insister en préambule sur le risque de voir Marine Le Pen arriver au pouvoir.

« Ce n’est pas un risque gigantesque mais il existe. D’ailleurs, depuis une dizaine de jours – et c’est la première fois que cela arrive – certains partenaires étrangers de la France retirent leurs fonds. Car pour la première fois, ils craignent de voir la France tomber aux mains du FN… » a-t-elle commencé avant d’exhorter : « Nous avons, nous au sein du mouvement En Marche, la responsabilité d’éviter cela. Et ce, en faisant élire Emmanuel Macron… » C. B.

 

 

Source : Nice Matin

http://www.nicematin.com/politique/a-cannes-corinne-lepage-promeut-lenvironnement-pour-macron-116357?t=Y2NkMmVmMTViZWQxZDAwNGUzY2I4MjUzMzgzMDEzNjNfMTQ4Nzg1MTY2NDIwMF8xMTYzNTc%3D

 

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RCF – La Ve République s’est transformée en prise de pouvoir par les partis

21 Février 2017, 15:56pm

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage, presidente de Cap21

Corinne Lepage, presidente de Cap21

Il est aujourd’hui devenu banal de dire que notre démocratie est malade. Une crise des institutions et des partis politiques que l’on mesure à l’aune d’un sentiment partagé par le plus grand nombre, de perte de moyens, de perte de sens et de perte de repères. Comment redonner le goût de la chose publique à ceux qui en sont dégoûtés? Corinne Lepage publie « Tous président! » (éd. Les liens qui libèrent). Un ouvrage où elle défend un nécessaire changement de modèle politique.

 

 

« À la fois on veut un État fort à cause du terrorisme, et en même temps il y a un ras-le-bol immense des citoyens à l’égard de la manière dont les décisions se prennent. »
Corinne LEPAGE

L’engagement politique est nécessaire

Une chose est sûre pour Corinne Lepage, l’engagement politique est plus que jamais indispensable. Car si le règlement des affaires de la cité n’est pas la fait des citoyens, alors c’est l’économique qui s’en chargera, autrement « l’argent qui domine tout, donc la violence ». D’un autre côté, l’ancienne députée européenne déplore une « déconnection » entre « les élites et l’immense majorité des gens ». Or, sleon elle « les gens du terrain » ont souvent « une meilleure connaissance de la réalité ».

Penser sur le long terme

Dans une société où les programmes des candidats se font à coup de tweets, où il faut séduire plutôt que convaincre, nos politiques refusent de penser la réalité sur le long terme. Or, « notre monde qui vient n’est pas un monde facile, c’est un monde anxiogène, dit Corinne Lepage, donc les gens pensent que pour être élu il ne faut pas être anxiogène, il faut faire rêver. » Comment dès lors aborder « la disparition programmée du salariat », le réchauffement climatique…? « On a une classe politique âgée dans sa tête. »

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

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Pourquoi il est encore temps de renégocier le CETA

21 Février 2017, 07:00am

Publié par Corinne Lepage

Pourquoi il est encore temps de renégocier le CETA

 

L'adoption du CETA par le Parlement européen se fait dans un contexte assez différent de celui dans lequel ce traité a été pensé et négocié. J'avais été très certainement parmi les premières à tirer la sonnette d'alarme lorsque toutes les énergies étaient concentrées contre le TAFTA pour souligner que le vrai sujet était le CETA, dans la mesure où le texte était achevé et déjà accepté alors que le TAFTA était encore dans les limbes de l'élaboration.

 

Depuis lors, le contexte a profondément changé et, si l'opposition au TAFTA demeure légitime, son évolution semble pour l'instant totalement suspendue.

Le contexte a profondément changé sur plusieurs points. Les négociations engagées, il y a près d'une dizaine d'années, l'étaient dans le cadre d'une mondialisation qui paraissait inéluctable au niveau économique et financier. L'arrivée de Donald Trump et son rejet de l'Europe conduisent l'Union à devoir rechercher d'autres alliances, qu'elles soient économique ou politique. Dès lors que cela ne peut être ni les États-Unis, ni la Russie de Poutine, il reste la Chine, le Canada et les grands pays émergeants. D'autre part, les montées des nationalismes et des tentations de repli menacent gravement nos démocraties. Ce n'est pas un hasard si, mis à part les verts qui l'ont fait sur des convictions construites, quelques centristes qui souhaitent un approfondissement de l'Europe avant tout, les opposants au traité étaient avant tout parmi les partis anti-européens qu'ils soient d'extrême droite ou d'extrême-gauche. Or, le développement économique est incontestablement un moyen de créer de l'activité comme de la richesse et donc par voie de conséquence de pouvoir s'opposer aux tentations extrêmes.

 

Par ailleurs, le contenu-même du texte a évolué dans le bon sens grâce à la mobilisation citoyenne. Ni OGM, ni bœuf aux hormones, ni hormones de croissance dans notre alimentation ne sont dans ce traité si nous n'en voulons pas, la reconnaissance d'appellations protégées augmente et la composition du tribunal arbitral a évolué dans le bon sens. Nous avons réussi à imposer certains standards, notamment sur l'étiquetage, à destination du marché nord américain, chose que nous n'avions réussi à faire depuis des dizaines d'années. Tout cela constitue des progrès notables. Pour autant, le texte n'est de loin pas satisfaisant au moins sur 3 points majeurs.

 

D'une part, la notion de tribunal arbitral est inacceptable. C'est une atteinte à la souveraineté des Etats et de l'Union qui n'est pas tolérable, même s'il s'agit aujourd'hui de juges professionnels dont l'indépendance serait garantie. Il n'est pas acceptable que les multinationales puissent bénéficier du droit d'imposer aux Etats leurs propres règles alors même qu'elles ne subissent en aucune manière la responsabilité des conséquences dramatiques pour la santé et l'environnement de leur comportement. En second lieu, les questions environnementales climatiques n'ont en aucune manière été intégrées. Certaines études font apparaître un coût climatique très élevé du traité en parfaite contradiction avec les accords de Paris. En troisième lieu, les règles de protection sanitaire environnementale et sociale qui existent en Europe ne sont pas garanties sur la durée. Certaines professions et certains secteurs ont déjà évalué le coût en perte d'emplois du traité et il faut rappeler que la commission sociale du Parlement européen avait donné un avis négatif sur le traité. Dans les périodes de chômage massif que nous vivons, il est intolérable de signer un accord dont a priori il est établi qu'il ne créera pas d'emplois mais au contraire en détruira.

 

Mais ce traité doit maintenant être soumis aux Parlements des différents Etats et il est fort possible que certains d'entre eux refusent purement et simplement de l'entériner, un peu comme l'avait fait la Wallonie. Cette attitude pourrait être l'occasion de renégocier un certain nombre d'éléments pour faire des futurs traités des accords exemplaires. Cette renégociation devrait passer par la suppression des tribunaux arbitraux, la prise en compte des questions environnementales climatiques comme une donnée fondamentale et une analyse beaucoup plus fine des conséquences sociales que ce soit au Canada ou en Europe, de manière à faire du win/win et non pas du perdant/perdant. Ainsi, de symbole d'un mode de fonctionnement dont l'immense majorité des citoyens ne veut plus, ce traité pourrait devenir celui d'une autre forme de coopération entre les Etats, les entreprises et les citoyens.

 

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/pour-il-est-encore-temps-de-renegocier-le-ceta/

 

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