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Cap21/LRC Toulouse

En se désistant des Accords de Paris sur le climat, Donald Trump oublie la Déclaration des droits de l'Homme et de l'Humanité

5 Juin 2017, 08:44am

Publié par Corinne Lepage

En se désistant des Accords de Paris sur le climat, Donald Trump oublie la Déclaration des droits de l'Homme et de l'Humanité

En se désistant des Accords de Paris sur le climat, Donald Trump oublie la Déclaration des droits de l'Homme et de l'Humanité

La décision Donald Trump et la réplique planétaire qui en est résultée rendent évidente l'émergence de droits de l'humanité face à la volonté d'un seul homme, fut-il Président des États-Unis.

 

La décision Donald Trump et la réplique planétaire qui en est résultée rendent évidente l'émergence de droits de l'humanité face à la volonté d'un seul homme, fut-il Président des États-Unis.

 

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 constatait les droits naturels des humains et des citoyens (même si elle oubliait les femmes et les citoyennes) à un moment de l'histoire. C'était le grand espoir de l'abolition des privilèges et l'égalité comme fondements de la société et la nation comme le principe de toute souveraineté. En revanche, la déclaration des devoirs que souhaitait l'abbé Grégoire ne passera pas à la postérité.

 

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, intervenue après la barbarie fasciste et nazie, a fixé les droits intangibles de toute personne au regard des pouvoirs qui peuvent s'exercer sur elle. Elle demeure une référence juridique indispensable dans un monde où la violence, la tyrannie voire la barbarie sont se banalisent de manière alarmante.

 

Mais la question climatique et plus généralement les défis écologiques et technologiques auxquels l'humanité est aujourd'hui confrontée appellent la reconnaissance de droits pour l'humanité elle-même, tout autant que de devoirs. La guerre que Donald Trump a déclarée à l'humanité tout entière au prétexte de motifs économiques erronés est mue par des raisons profondes d'ordre idéologique. Elle appelle une réponse de la victime désignée, l'humanité. Elle s'exprime dans la volonté affirmée par le Président Emmanuel Macron de renforcer l'application des accords de Paris en coalisant les Etats et en s'appuyant sur l'Union Européenne. Elle se trouve également dans l'alliance climatique entre les états américains de Californie, New York et Washington ont formé pour appliquer les accords et se substituer à l'État fédéral.

 

La réponse se trouve également dans la Déclaration universelle des droits de l'humanité, texte adopté désormais par une dizaine de villes, un État, des régions, mais aussi des organisations de la société civile, organisations non gouvernementales, barreaux et bientôt entreprises. Cette déclaration universelle répond à la nécessité que ces droits soient reconnus au niveau international c'est-à-dire par l'Organisation des Nations Unies. Son texte a été adressé voici un an par l'ancien Président Hollande pour solenniser le droit de l'humanité à sa survie, à la préservation des ressources indispensables à la vie sur terre, à la paix et au développement. Ce droit a pour contrepartie la responsabilité des générations présentes à assumer leurs devoirs , ce qui signifie l'obligation pour ceux qui en ont le pouvoir d'assurer l'exercice des droits collectifs et des générations à venir.

La décision violente de Donald Trump a immédiatement soulevé un mouvement universel de révolte et de réprobation, y compris à l'intérieur des Etats-Unis. Cette réaction est salutaire et prometteuse. Elle démontre l'urgence de reconnaître cette charte de droits et de devoirs, qui, sous une forme souple, établira pour ce siècle, les droits et devoirs indispensables à la pérennité de notre espèce et au maintien de conditions de vie dignes et soutenables sur la planète

 

Corinne LepageAvocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/en-se-desistant-des-accords-de-paris-sur-le-climat-donald-trump_a_22123087/

 

 

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Pour une réponse à la décision du tribunal Monsanto

19 Avril 2017, 13:11pm

Publié par Corinne Lepage

Monsanto logo is displayed on a screen where the stock is traded on the floor of the New York Stock Exchange (NYSE) in New York City, U.S. on May 9, 2016.

Monsanto logo is displayed on a screen where the stock is traded on the floor of the New York Stock Exchange (NYSE) in New York City, U.S. on May 9, 2016.

La première réponse à la décision du tribunal Monsanto est l'adoption de la déclaration universelle des droits de l'humanité.

L'avis consultatif du tribunal Monsanto rendu le 18 avril répond positivement à cinq des six questions posées au tribunal. Oui Monsanto s'est engagé sur des pratiques qui ont eu un impact négatif sur le droit à un environnement sain; oui le comportement Monsanto constitue une atteinte à la souveraineté alimentaire et est une atteinte aux droits de l'alimentation du fait d'un marketing agressif sur les OGM; oui Monsanto s'est engagé dans des pratiques ayant un impact négatif sur le droit la santé et les révélations récentes des Monsanto Papers mettent en lumière une pratique systématique de manipulation des études scientifiques; oui le comportement Monsanto porte atteinte à la liberté scientifique, atteinte d'autant plus grave qu'elle s'accompagne d'exposition à des risques sanitaires et environnementaux; oui si le crime d'écocide existait en droit international, des activités de Monsanto pourraient relever de cette infraction. En revanche le tribunal a considéré qu'il n'était pas possible de répondre à la question relative à la complicité de crimes de guerre par la fourniture d'agent orange même si il semble que Monsanto savait à quoi ces produits allaient servir.

 

Cette décision très motivée, qui repose à la fois sur des dispositions de droit international public et des engagements pris par les multinationales, mais qui s'appuie également sur les témoignages recueillis au cours des deux journées d'audience donne de très nombreux arguments de droit et de faits à tous ceux qui, sur toute la planète, ont engagé des actions contre Monsanto ou qui souhaiteraient en engager.

 

Mais la troisième partie de la décision est particulièrement intéressante dans la mesure où le tribunal insiste sur le décalage croissant entre le droit international des droits de l'homme et la responsabilité des multinationales. En effet, l'ensemble des règles qui protègent les investisseurs finissent par rendre très difficile–et c'est bien entendu fait pour- la protection par les Etats des droits humains et des droits de l'environnement. D'où un double appel lancé par le tribunal, d'une part aux Nations unies d'agir avec la menace des tribunaux arbitraux qui se substitueraient aux états, d'autre part pour que les multinationales puissent être poursuivies lorsqu'elles violent les droits fondamentaux. Puisque elles ont bien su obtenir des Etats des droits privilégiés pour leur commerce, elles doivent bien en contrepartie être soumises à des obligations sanctionnées.

 

La Déclaration Universelle des Droits de l'Humanité est une première étape indispensable pour répondre à ces appels. Ce texte, qui a été adressé en avril 2016 au secrétariat général des Nations unies, a aujourd'hui été adopté par une dizaine de villes françaises dont Paris et Strasbourg, et a été transmis aux associations internationales des villes que sont le C40 (Cities Climate Leadership Group) et la CGLU (Cités et Gouvernements locaux unis). Les régions s'inscrivent dans la même logique, grâce au soutien du R20 (R20 Regions of Climate Action) et à la signature d'une première région du Maroc, pays actuellement président de la COP, signature qui devrait être suivie d'autres très rapidement. Enfin, le premier Etat de la planète, les Comores, a signé à Marrakech la DDHu , s'en fait désormais l'ambassadeur et d'autres Etats s'y intéressent. Ce texte pourra donc être supporté à la fois par les Etats et par la société civile.

 

Certes, ce texte n'est qu'une déclaration et non une convention. Il n'en demeure pas moins que la soft law trouve désormais sa place en droit international et que cette déclaration répondent précisément, grâce aux droits et devoirs qu'elle définit et qui concernent autant les Etats et les organisations internationales que les multinationales, les O.N.G. et les citoyens, chacun en fonction de ses moyens, à l'objectif défini par l'avis du tribunal Monsanto. Fondée sur les principes de responsabilité, dignité de la personne humaine, pérennité de l'espèce humaine et équité intergénérationnelle, la Déclaration reconnaît des droits comme des obligations en matière de santé, d'alimentation, de préservation et d'accès aux milieux, de protection des biens publics, de préservation des espèces et de gestion du progrès scientifique dans le sens du bien-être humain. Une telle déclaration si elle était adoptée à l'échelle de l'ONU, et rien ne s'y oppose, constituerait donc une première étape, finalement assez facile à franchir, dans le sens de la reconnaissance des droits élémentaires de l'humanité face à des entités excessivement puissantes et qui pensent pouvoir s'en affranchir.

 

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21,

ancienne ministre de l'Environnement

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/pour-une-reponse-a-la-decision-du-tribunal-monsanto/

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3 raisons pour lesquelles je vais voter pour Emmanuel Macron

18 Avril 2017, 15:16pm

Publié par Corinne Lepage

3 raisons pour lesquelles je vais voter pour Emmanuel Macron

Naturellement un vote d'adhésion!

D'abord, en tant qu'européenne convaincue, je suis heureuse d'entendre enfin un candidat qui n'a pas l'Europe honteuse. Emmanuel Macron est attendu dans toute l'Europe pour ouvrir une nouvelle page de la construction européenne et les grands défis auxquels nous somment confrontés qu'il s'agisse de l'immigration, du changement climatique, du défi numérique, de la défense passent par l'Europe. Les autres candidats veulent soit quitter l'Europe et l'euro (même s'ils s'en cachent car nos concitoyens y sont majoritairement opposés), soit marquer leur réticence comme François Fillon. Tout citoyen qui croit à l'Europe, tout en reconnaissant ses imperfections et la nécessité d'en améliorer le fonctionnement ne peut que voter Emmanuel Macron.

En tant qu'écologiste, même s'il existe des marges de progression dans le programme, les points essentiels sont traités et surtout les engagements pris qu'il s'agisse de l'énergie, de la santé environnementale ou de la biodiversité sont tenables au cours du quinquennat. Les crédits comme les modifications législatives ou réglementaires prévues rendent possibles les engagements qui sont pris.

 

Enfin, en tant que présidente d'un mouvement qui se réclame de la société civile, partie prenante à la primaire des Français qui précisément souhaitait une candidature citoyenne pour ces élections, Emmanuel Macron m'apparaît comme le seul candidat à même de transformer notre vie politique et de mettre un terme à une partitocratie que je dénonce depuis des années et qui nous mine. L'ouverture de 50 % des investitures à la société civile, la volonté de renouvellement, l'engagement pour une loi de moralisation de la vie publique, l'acceptation de la quasi-totalité (à deux exceptions près) des engagements suggérés par Transparency international, la conception même du mouvement En Marche traduisent une volonté de changer les pratiques et c'est un impératif pour renouer avec la confiance.

 

Nous avons une chance formidable de pouvoir changer notre manière de faire et notre manière d'être en Europe et dans le monde. Voter pour Emmanuel Macron est pour moi avant tout un vote d'adhésion, il apparaît aussi que c'est le seul vote utile avec des évidences qu'il faut rappeler:

 
  • Marine Le Pen est évidemment un choix impossible pour tous les républicains;

  • Il en va de même pour François Fillon, choix impossible pour tous ceux qui se font une certaine idée de la France et de sa représentation tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du territoire. C'est un choix impossible pour les humanistes qui ne peuvent rien partager avec Sens Commun et bien entendu pour les écologistes, car ce candidat qui veut supprimer le principe de précaution, veut en même temps renforcer le nucléaire, supprimer les normes environnementales, développer les OGM et pourquoi pas le gaz de schiste.

  • Benoît Hamon, sympathique, est une voie perdue compte tenu de son score.

  • Reste donc Jean-Luc Mélenchon, converti de fraîche date à l'écologie ,et qui, comme tous les jeunes apôtres, n'hésite pas à faire de la surenchère, en formulant des propositions qui ne pourront jamais être financées (200 milliards de dépenses supplémentaires) et en intégrant ses propositions écologiques dans une vision d'une France que bien peu d'écologistes peuvent défendre. Passons sur l'alliance bolivarienne avec Cuba, la Bolivie et le Venezuela auxquels s'ajoutent comme parrains la Russie et l'Iran, tous ces pays étant évidemment connus pour leur qualité démocratique et leur qualité écologique. En revanche, l'europhobie d'un député européen dont la présence à Bruxelles et Strasbourg est plus que légère est incompatible avec la conception d'une écologie à l'échelle européenne, qui construit, dans ce périmètre, une politique énergétique, une politique numérique, une politique diplomatique, une politique de défense cohérentes. De la même manière, comment des écologistes peuvent-ils s'inscrire dans une politique pro-poutinienne qui refuse de condamner l'utilisation des armes chimiques par Assad ? Enfin, parmi les écologistes généralement attachés à la liberté et au respect des droits, comment accepter de s'engager dans une planification de type stalinienne et dans un mouvement totalement césariste.

Dès lors, le vote utile est une évidence. Le vote d'adhésion aussi.

 

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21,

ancienne ministre de l'Environnement

 

Source : Huffington Post

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/3-raisons-pour-lesquelles-je-vais-voter-pour-emmanuel-macron/

 

 

 

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Corinne Lepage apporte son soutien aux opposants de la STEP

11 Avril 2017, 07:54am

Corinne Lepage accueillie par Joël Hartmann sur le site de la future station d'épuration.

Corinne Lepage accueillie par Joël Hartmann sur le site de la future station d'épuration.

Vendredi midi, l'ancienne ministre de l'écologie Corinne Lepage ralliée à Emmanuel Macron est venue soutenir l'association Ader Garonne Ariège qui s'oppose au projet d'une station d'épuration à Portet-sur-Garonne. Nombreux étaient les manifestants, et le soleil au rendez-vous, comme pour mieux souligner la beauté de ce site à préserver.

 

«Nous avons saisi l'opportunité de la campagne électorale pour interpeller les candidats et faire avancer notre dossier» déclare Joël Hartmann, président d'Ader. Il ajoute :

«Ce site est dans un paysage remarquable des coteaux sud toulousains ; pourquoi les élus de Portet ont-ils ce projet de Step en limite de leur commune, très loin de la partie habitée sur la rive opposée, juste sous le nez des habitants de Lacroix-Falgarde, entre deux châteaux classés ?»

 

Le terrain choisi de 7 ha en bordure d'une zone Natura 2000 et de la RNR Réserve Naturelle Confluence Garonne-Ariège, menace la biodiversité des lieux dont l'aigle botté.

Des pipelines, des pompes de relevage transporteraient les effluents sur 4 km traversant la Reserve et passant sous la Garonne, représentent un risque non négligeable.

«Outre l'aberration écologique, c'est une aberration financière de 25M€ pour le contribuable, alors qu'une solution alternative, permettrait au minimum de doubler les capacités des stations existantes pour un coût 100 fois moindre !»

 

La présidente de CAP21, avocate, est venue apporter aide et expertise à une action locale de défense de l'environnement, cause qu'elle juge parfaitement défendable. Elle s'est d'ailleurs battue avec succès contre un projet similaire au Pouldu, station balnéaire Finistère sud, qui aurait irrémédiablement enlaidi le célèbre chemin des peintres immortalisé par Gauguin.

 

Elle indique la raison de son ralliement à E.Macron ;

«Je suis venue ajouter une touche verte à l'équipe. On a un programme qui est intéressant car il est pragmatique. C'est vrai qu'il est ambitieux mais au moins, on est sûr que ce qu'il y a dedans, on peut le faire ! Et l'urgence écologique d'aujourd'hui c'est d'agir. Sortir du blabla et passer à l'acte, sensibiliser la population.»

 

Etaient également présents des élus du Sicoval et des responsables locaux de CAP21 et en Marche.

 

La Dépêche du Midi
 
Source :
 

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Corinne Lepage en campagne environnementale

8 Avril 2017, 09:29am

Publié par EasyTri

Sandrine Queyroi présente l'activité d'EasyTri à Corinne Lepage

Sandrine Queyroi présente l'activité d'EasyTri à Corinne Lepage

 

 

«Je ne peux pas venir à Toulouse sans penser à AZF. Je suis passée un instant à la stèle en arrivant» a confié Corinne Lepage. La présidente du Rassemblement Citoyen – Cap 21 était hier à Toulouse, où elle a rencontré des militants qui avaient fêté la veille le premier anniversaire du mouvement En Marche ! à la Compagnie Française.

Mais surtout, l'ancienne ministre de l'environnement de Jacques Chirac, ralliée à Emmanuel Macron, avait axé sa visite sur des initiatives locales environnementales. Accompagnée par Mickaël Nogal, référent du mouvement En Marche ! en Haute-Garonne et Pierre Cabaré, délégué régional de Cap 21, Corinne Lepage a visité les locaux d'Easytri, une entreprise créée en 2009 par Sandrine Queyroi, implantée rue André Clou, zone de Larrieu.

Easytri conçoit des containers à déchets originaux et pratiques pour le tri du matériel de bureau (papiers, stylos, cartouches d'encre, ampoules, mégots, gobelets etc.) et les place dans des entreprises. Cette PME de 13 salariés qui développe actuellement son réseau de franchises, organise aussi la récupération et le recyclage des déchets.

«Ici, on est parfaitement dans la logique d'Emmanuel Macron qui souhaite une économie 100 % circulaire et qui veut faire de la transition écologique un moteur économique» a félicité Corinne Lepage.

La journée de l'écologiste s'est poursuivie à Lacroix-Falgarde avec l'association ADER, opposée à l‘implantation d'une station d'épuration en zone protégée Natura 2 000.

Corinne Lepage participait ensuite à Toulouse à une conférence-débat sur la sécurité alimentaire et les perturbateurs endocriniens. «La santé environnementale est, dit-elle, un axe très fort du programme d'Emmanuel Macron».

S.R.

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