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Cap21/LRC Toulouse

Leur «coup de foudre politique» pour Emmanuel Macron

15 Janvier 2017, 07:18am

Publié par Sylvie Roux

Vendredi 13 janvier 2017 au soir à Colomiers, une réunion des pilotes locaux du mouvement «En Marche !»

Vendredi 13 janvier 2017 au soir à Colomiers, une réunion des pilotes locaux du mouvement «En Marche !»

Créé il y a neuf mois, le mouvement En Marche ! rassemble 3500 adhérents en Haute-Garonne. Certains, pour la plupart novices en politique s'investissent en créant des comités locaux. Ils se sont réunis vendredi à Colomiers.

Pour se retrouver vendredi soir, les responsables des comités locaux du mouvement «En Marche !» avaient choisi une brasserie de Colomiers, «L'Airbus». Un nom qui évoque le décollage du candidat Macron dans les sondages et l'envol rapide de son mouvement, lancé en avril en s'appuyant sur internet et les réseaux sociaux. «En Marche !» rassemble 138 000 adhérents en France et plus de 3 500 en Haute-Garonne, a rappelé Mickaël Nogal, référent du mouvement dans le département. Vendredi soir ils étaient une petite cinquantaine, dont beaucoup de jeunes hommes. Parmi eux, Léo Lesne, 18 ans, «bébé Macron» comme il dit, adhérent de la première heure. Alors en Terminale, Léo a participé le 28 mai dernier à la campagne de porte-à-porte lancée par Emmanuel Macron, qui n'avait pas encore démissionné du gouvernement. Aujourd'hui étudiant en Droit, Léo est responsable départemental des Jeunes avec Macron 31, qui sont environ 200 actuellement. Il anime le comité Toulouse Centre-Ville, un des plus importants en Haute-Garonne avec sa centaine d'adhérents. «C'est un mouvement qui donne beaucoup de confiance, peu importe l'âge» dit Léo. Construit sur la participation, la transversalité, la citoyenneté, le projet Macron a séduit des Français qui ne s'étaient jamais engagés en politique, comme Didier Malautiaux, qui évoque avoir ressenti un «coup de foudre politique» pour Emmanuel Macron.

«Jamais un parti!»

«C'est ce lifting cérébral, ce bol d'air qui m'a plu», dit ce Belge toulousain d'adoption, qui organise des réunions de bienvenue dans un salon de thé du quartier Borderouge le samedi et distribue des tracts sur les marchés. «Ces réunions autour de thèmes comme l'éducation, la santé, la solidarité, l'Europe, sont gratuites et intergénérationnelles. Il y a des gens de tous milieux qui viennent, attirés par cet esprit novateur. Macron a réussi à insuffler de l'espoir». Le mouvement, encore très citadin, essaie de s'implanter dans les territoires. «Depuis novembre nous organisons des réunions dans différentes communes. Les maires sont très accueillants, ils mettent des locaux à notre disposition. On traite de thèmes nationaux qu'on enrichit par des propositions, mais aussi de sujets locaux comme les problématiques de mobilité», témoigne Frédéric Morizot, conseiller municipal à Saiguède, un village du canton de Saint-Lys.

 

Épaulée par un autre routard de la politique locale, Pierre Cabaré, délégué régional du mouvement vert Cap 21 de Corinne Lepage, Monique Iborra (lire ci-contre) observe ce bel élan et se projette déjà dans les législatives qui suivront l'élection présidentielle. «En Marche ! ne sera jamais un parti. Pour autant Emmanuel Macron souhaite proposer un candidat dans toutes les circonscriptions. Des critères seront définis. Il n'y aura aucun accord avec les partis politiques». La députée, en rupture avec son parti d'origine le PS confie recevoir déjà des candidatures de personnes prêtes à se lancer.


M. Iborra : «aller sur le terrain»

La députée de la 6e circonscription de Haute-Garonne est l'unique tête d'affiche politique du département engagée très officiellement derrière l'ancien ministre de l'économie, comme elle l'a rappelée vendredi soir. «J'ai soutenu ardemment Ségolène Royal, j'étais la seule, comme je suis la seule députée sur le plan local à soutenir Emmanuel Macron», dit Monique Iborra, députée exclue du PS depuis juillet pour avoir apporté son soutien au maire dissident de Montpellier, Philippe Saurel, lors des dernières élections régionales. «Le mouvement En Marche représente très largement la société civile. C'est la raison pour laquelle je l'ai rallié très vite, fin août, après la démission d'Emmanuel du gouvernement. Je le connaissais, je l'avais vu à l'œuvre sur la loi Macron, j'ai souhaité être avec lui dans le mouvement «En Marche !». En s'adressant aux militants, pour la plupart jeunes et novices en politique, Monique Iborra a prodigué quelques conseils de routarde de la politique. «Il faut recruter plus de femmes et il faut être très présents sur le terrain. Ce département n'est pas simple à gagner mais on fera tout pour y arriver».

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