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Cap21/LRC Toulouse

#ParlonsVrai : Trump versus le dernier débat de la Primaire socialiste, ou comment la politique est bouleversée par la modernité.

20 Janvier 2017, 15:45pm

Publié par Corinne Lepage

#ParlonsVrai : Trump versus le dernier débat de la Primaire socialiste, ou comment la politique est bouleversée par la modernité.

L’accession de Donald Trump à la présidence américaine est un choc indéniable. Les films et séries américaines adorent les happy end. Le moins qu’on puisse dire est que son élection n’en est pas un.

C’est le triomphe de la ploutocratie, car le gouvernement qu’il propose n’est plus le symbole de la démocratie mais de la ploutocratie, du déni de réalité, du mensonge, d’une forme de déclin civilisationnel, dans la mesure où il symbolise la violence, le machisme, l’absence totale d’humanisme. La 232 éme fortune du monde va gouverner les États-Unis avec l’aide de quelques autres magnats, élus par tous ceux qui ont cru choisir le représentant des déshérités ! On pourrait en rire si ce n’était tragique car on donne à cet homme, largement incompétent sur les affaires du monde le rôle de l’homme le plus puissant du monde. Qu’il ait été élu par une minorité, qu’il soit le président des États-Unis le plus impopulaire, qu’il soit le premier président à être « snobé » par une partie du Congrès pour sa prestation de serment ne changent strictement rien. Le monde a désormais à faire à Trump et personne ne sait la tournure que cela peut prendre. Trump est-il le symbole de la modernité ou au contraire le dernier soubresaut de l’expression d’un ancien monde qui refuse de s’adapter ?

Le même type de question pourrait être posé à propos de la primaire du parti socialiste. Certes, et heureusement aucune comparaison possible entre les candidats et Trump.

En revanche, une interrogation profonde sur la traduction politique que prend dans notre pays le heurt entre l’ancien et le Nouveau Monde. La transformation du monde fait apparaître des perdants. La question posée est celle de savoir s’il faut le constater pour réduire le coût et permettre l’adaptation grâce en particulier à la formation et aux changements d’orientation industrielle et énergétique ou si au contraire, il faut conforter l’idée que le monde ancien peut encore perdurer.

C’est en réalité le débat qui sous-tend cette présidentielle et qui rend si difficile l’équation socialiste dans la mesure où certains candidats, par conviction ou souci électoraliste, croient pouvoir promettre un maintien de l’ancien monde avec quelques rustines, ce qui rend l’avenir encore plus aléatoire. Non seulement pour les perdants qui sont confortés artificiellement et momentanément mais perdront encore plus ,mais pour les gagnants potentiels qui ne peuvent contribuer au développement général et ainsi permettre à chacun de pouvoir retrouver une place digne de ce nom dans le Nouveau Monde. Cette question est en réalité à la base du sujet social, du travail, de la fiscalité mais aussi du sujet énergétique et industriel car dans ce domaine aussi il y a des gagnants et des perdants.

Mais, aux États-Unis comme en France, les perdants sont riches, très puissants, et à force d’avoir convaincu l’État que leurs intérêts étaient les mêmes, ils sont parvenus à avoir le pouvoir. Le pétrole aux États-Unis, gaz de schiste inclus comme le nucléaire en France sont des industries du passé et de l’ancien monde mais des pouvoirs du présent qui refusent l’arrivée du Nouveau Monde.

 

Vous connaissez mes engagements politiques, mais ma vie ne se limite pas à de la politique politicienne. Avocate, j’ai plaidé dans de nombreuses affaires liées à la défense de notre environnement. A travers de nombreux ouvrages j’ai décrypté le monde tel qu’il est et proposé des solutions pour améliorer certes notre environnement, mais aussi les conditions de vie de ceux qui le peuplent, de tous ceux qui espèrent mieux y vivre, de vous, de moi, de nous citoyens.

 

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