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Cap21/LRC Toulouse

#DirectPolitique : Pour Corinne Lepage (Cap21/LRC), «le projet de l'EPR a beaucoup de plomb dans l'aile»

21 Avril 2015, 15:37pm

Publié par Corinne Lepage

Corinne Lepage (Cap21/LRC) invitée de l'émission #DirectPolitique - 20 Minutes, Linternaute.com, et Ouest-France

Corinne Lepage (Cap21/LRC) invitée de l'émission #DirectPolitique - 20 Minutes, Linternaute.com, et Ouest-France


Corinne Lepage répond à vos questions... par 20Minutes

 

Corinne Lepage, présidente de CAP21 - Le Rassemblement Citoyen, ancienne députée européenne et ancienne ministre de l'Environnement, était l'invitée de #DirectPolitique, l'émission politique de 20 Minutes, Linternaute.com, et Ouest-France ce mardi. Elle a répondu aux questions des internautes et à celles des rédactions.

Manuel Valls et François Hollande ont placé l'année 2015 sous le signe de l'écologie avec la conférence sur le climat en décembre. Êtes-vous optimiste sur la capacité des pays à trouver un accord?

J’espère qu’on aura un accord. Mis à part quelques climato-sceptiques, tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a urgence. Dans les négociations sont abordés plusieurs problèmes: climatiques, mais aussi énergétiques, géopolitiques. C’est très difficile. Je pense que la réponse est déjà en route mais aux niveaux des entreprises et des citoyens. Ce n’est pas forcément les Etats qui seront moteurs.

En France, une grande loi de transition énergétique est en voie de finalisation. Ségolène Royal vous a confié une mission sur la «transition économique»: que va-t-il en sortir?

Le rapport sera rendu au mois de mai. Il va y avoir des propositions générales et sectorielles. Il y a quelques constances. Premièrement, une défiance de l’Etat vis-à-vis de la société civile. Or, aujourd’hui le monde est circulaire. Beaucoup de choses se passent dans les collectivités locales, au niveau des start-up. On a du mal à faire passer les start-up au statut de grandes entreprises et à connecter tout ça. Nous sommes une trentaine à travailler là-dessus. Nous nous sommes dits: «Nous allons faire un rapport que la société civile pourra utiliser.»

 

Comment jugez-vous l'action de la ministre de l'Environnement, qui semble parfois en contradiction avec l'écologie (refus de la circulation alternée, baisse des tarifs autoroutiers...)?

La philosophie de Ségolène Royal est la bonne. Les Verts ont donné à l’écologie une image détestable et détestée. La circulation alternée était indispensable. La loi sur l’air est rédigée comme ça. Ça devrait être quelque chose d’automatique quand on attend des seuils de pollution. Il faut que ce soit simple et pratique. Il faut le savoir à l’avance, instaurer la gratuité des parkings.

Vous avez participé début avril à une réunion d'écolos de tous bords. Sur quoi cela va déboucher?

On ne répond pas aux demandes des citoyens avec des alliances d’appareil. C’est Denis Baupin qui m’a appelée, j’ai dit: «Ok, je viens.» On m’a dit que le sujet était de décider de la participation des écologistes au gouvernement… Si c’est pour avoir des alliances d’appareil ça ne sert à rien. Cette initiative, je ne l’ai pas soutenue au départ, je suis pour un travail avec la société civile. Visiblement ce n’est pas ça qui intéresse ceux qui s’en occupent.

 

L'Autorité de sûreté nucléaire a lourdement remis en question la conception de l'EPR de Flamanville la semaine dernière. Faut-il l'abandonner?

Les défauts de cette cuve étaient connus. L’autorité du nucléaire ne laissera  pas ouvrir un réacteur avec des défaillances. Nous sommes déjà à neuf milliards d’euros pour le réacteur de Flamanville. L’avenir du nucléaire est déjà en question pour une question de coût. Depuis 2-3 ans, on assiste à un reversement des prix sans précédent. Le prix du solaire est en train de baisser de manière considérable. Le problème du nucléaire est un problème économique.

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