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Cap21/LRC Toulouse

«Petits candidats» à Toulouse : pourquoi ils y croient

11 Mars 2014, 07:56am

Publié par La Dépêche

Mesurés à moins de 5 % d’intentions de vote par notre sondage, six des dix candidats toulousains ne sont sûrs ni d’être remboursés de leur frais de campagne, et encore moins d’entrer au Capitole. Tous promettent pourtant d’aller jusqu’au bout.

Mais qu’est ce qui fait encore courir les candidats aux élections municipales de Toulouse auxquels le sondage Ipsos pour «La Dépêche du Midi», «France 3 Midi-Pyrénées» et «France Bleu Toulouse», attribue moins de 5 % d’intentions de vote à un mois du scrutin ? Placés sous un seuil d’étiage qui les relègue au rang de «petits candidats», ils ne sont sûrs de n’être ni remboursés de leurs frais de campagne, et encore moins d’entrer par la petite porte de l’opposition au conseil municipal du Capitole. Leur réservoir électoral sonne creux ? Tous iront pourtant, coûte que coûte, au combat politique.

Jean-Christophe Sellin (FDG) : «Je ne suis pas un petit candidat !». Il a le couteau entre les dents et promet d’utiliser l’arme nucléaire du CSA contre le prochain institut de sondage ou média qui ne respectera pas l’intitulé de sa liste. Car Jean-Christophe Sellin en est convaincu : si Ipsos l’a mesuré à seulement 4 % les 21 et 22 février derniers, c’est parce qu’il a été présenté aux sondés comme le candidat du Parti de gauche. «Or, nous sommes officiellement déclarés en préfecture comme la liste A Toulouse, place au Peuple, Front de Gauche. Et là, ça change tout», considère le mélenchoniste, en rappelant que des précédents sondages respectueux du label FDG avaient évalué sa performance électorale à 10 % et 7 %. «Souvenez-vous que notre organisation a fait descendre plus de 50 000 personnes dans la rue, que Mélenchon a obtenu plus de 15 % à la Présidentielle à Toulouse», ajoute le candidat qui se place plus volontiers dans le camp des poids lourds : «Sérieusement, une liste estampillée FDG, c’est autre chose que de Veyrac ou Belaubre», soupire Sellin, en concluant que «4 %, ça ne correspond à rien. Évidemment, nous serons au-dessus de 5 %».

Christine de Veyrac (SE) : «On ne se bat pas pour des places ou de l’argent». Mesurée à 4 % par Ipsos, l’eurodéputée qui fait désormais campagne en dehors des partis a gagné 1 point d’intentions de vote par rapport au précédent sondage. Mais sa véritable influence politique, Christine de Veyrac la situe plus volontiers sur la qualité du débat électoral. «Nous sommes entrés en campagne sous le double signe de l’ambition et de la proximité, considérant que depuis trop longtemps, Toulouse fait du surplace. Sur bien des sujets, nous avons été aux avant-postes et contraints les autres candidats à venir sur notre terrain. C’est déjà une victoire sur ceux qui, par ailleurs, privilégient l’insulte et l’invective au dialogue. Si le score de 4 % se confirme, nous n’aurons ni élus ni remboursement de nos frais électoraux. Et alors ? C’est un risque que nous prenons en conscience parce que nous faisons de la politique au sens noble du terme. Les électeurs ont le choix : voter pour nous ou pour des étiquettes».

Jean-Pierre Plancade (SE) : «Nous serons au second tour». «Si les sondages faisaient une élection, alors je n’aurais pas consacré ma vie à la politique», déclare, philosophe, le sénateur de Haute-Garonne qui disputera les élections municipales à Toulouse en candidat indépendant. Ipsos lui prête un score de 2 % ? «Je ne sais pas comment travaillent les instituts, mais notre propre outil de mesure nous situe plutôt à 7 % aujourd’hui. Et comme dans toute élection, les derniers quinze jours seront déterminants. Avec un PS auquel les électeurs ont retiré leur confiance et une UMP embourbée dans les affaires, nous franchirons mécaniquement le seuil des 10 % et nous serons les arbitres du second tour», pronostique Plancade. Et s’il se trompe ? «Je n’aurais aucun regret. J’aime cette ville et ç’aurait été une grande frustration de ne pas aller au combat électoral».

Ahmed Chouki (NPA) : «Zéro regret». A 2 % d’intentions de vote, le candidat du NPA n’est pas déçu : «C’est autant que Plancade dont le budget de campagne est cinq fois supérieur au nôtre, et pas beaucoup moins bien que Sellin», constate Ahmed Chouki. «Nous avons réussi à constituer une liste, la plus jeune à Toulouse, à imposer les quartiers comme une thématique de campagne transversale. Si nous perdons de l’argent, ce n’est pas grave. Nous n’aurons pas perdu notre temps et nous nous serons fait entendre. Je pense cependant que dans l’intérêt du débat démocratique, les petits candidats devraient bénéficier d’un dispositif de soutien financier spécifique. Parlons-en aux parlementaires qui dans leur grande majorité défendent le principe du vote utile», ironise Chouki.

Sandra Torremocha (LO) : «Minoritaires, et alors ?». La candidate de Lutte Ouvrière ne se fait pas d’illusion. «Nous savons que nous sommes minoritaires et que nous ne serons pas élus. Mais dans un contexte de crise politique où l’électorat ouvrier ne sera pas épargné par l’abstention, il importe qu’à travers nous, ceux qui veulent exprimer leur révolte ou leur colère soient représentés».

Elisabeth Belaubre (RC) : «En campagne pour gagner». La candidate du Rassemblement Citoyen de Corinne Lepage n’a jamais fait mystère des raisons qui l’ont conduite à se présenter. Troisième adjointe de Pierre Cohen, son mandat a comme un goût d’inachevé. Elle qui aurait voulu faire beaucoup plus prend donc son destin politique en main. Et ce n’est pas le score de 1 % évalué pour elle par Ipsos qui entamera sa détermination : elle est en campagne pour la gagne.

 

Source : http://www.ladepeche.fr/images/header/logo.png

http://www.ladepeche.fr/article/2014/03/10/1835960-petits-candidats-a-toulouse-pourquoi-ils-y-croient.html

Elisabeth Belaubre (photo prise en marge de la Conférence de Presse du 6 mars 2014)

Elisabeth Belaubre (photo prise en marge de la Conférence de Presse du 6 mars 2014)

Cet article a inspiré notre commentaire suivant :

Bonjour,

La Dépêche a raison.
Je le confirme ici, je suis une petite candidate.
En effet, en m'étirant bien le matin, je mesure 1,52m :)
Mais je n'ai pas les idées courtes.
Je suis fière de présenter avec mon équipe de Citoyennes et de Citoyens, tous issus de la société civile, 45 projets concrets, 100% possibles, 100% nécessaires et créateurs d'emplois.
http://le.rassemblement.citoyen.toulouse.midi-pyrenees.over-blog.com/2014/01/le-rassemblement-citoyen-municipales-2014-toulouse.html#Pro

De quoi redonner espoir à nos concitoyens qui se trouvent face à notre République en pleine déliquescence ; une vraie République bananière comme l'a indiqué Corinne Lepage venue le 10 mars soutenir notre liste.

Notre démarche pragmatique, loin de toute idéologie de droite ou de gauche, consiste à mettre en place le plus rapidement possible ce qui fonctionne par ailleurs en l'adaptant aux conditions toulousaines ; tout simplement pour mieux vivre à Toulouse.
Ceci devrait rassembler toutes les Toulousaines, tous les Toulousains et tous les Usagers de La Ville Rose (de jour comme de nuit).

Ils exprimeront d'ailleurs concrétement leur confiance retrouvée grâce à une politique fondée sur une base solide le 23 mars à la grande surprise des maîtres es-sondages bidonnés de la Capitale qui tentent d'entretenir un système agonisant.
Construisons nous-mêmes Demain !

Cordialement
Elisabeth Belaubre

 

P. S. :

 

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