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Cap21/LRC Toulouse

Bio Elisabeth Belaubre

20 Mars 2014, 15:25pm

Publié par Elisabeth Belaubre

 

Plus de vingt ans d’engagement en faveur de l’écologie politique

Née à Madrid, j’arrive en France à l’âge de 3 ans. Je fais des études de biologie à l’université Paul Sabatier de Toulouse, puis une thèse sur l’obésité à l’hôpital Bichat à Paris. Je deviens ensuite enseignante à Pau, la ville de mon enfance.

Je suis mariée et mère de trois fils.

Professeur de biotechnologies, consciente de la fragilité du vivant, je m’engage en politique et rejoint les Verts au début des années 1990. En 2008, je suis sur la liste de gauche plurielle qui remporte les élections municipales. Je deviens alors 3ème adjointe, en charge de la santé environnementale, de la régie agricole et de la restauration scolaire.

 

Un mandat efficace

En 2010, après une longue bataille judiciaire, j’obtiens le démontage du pylône de Bonhoure, responsable de champs électromagnétiques importants.

En charge de la restauration scolaire j’introduis 33% de produits bio dont 66% locaux dans les cantines scolaires, sans augmentation de coût. Je fais passer en bio les 270 hectares de terres de la régie agricole de Toulouse. Les enfants toulousains mangent désormais des lentilles bio et boivent du jus de raisin bio produits de leur propre ville.

 

La prise de conscience de la capacité des élus à aller beaucoup plus loin

Mais pendant ces 6 années d’élue j’ai eu l’occasion de présenter au maire Pierre Cohen plusieurs projets aboutis, testés, immédiatement réalisables, et à coût constant, pour avoir 100% de denrées bio à la cantine en achetant localement et en contribuant à structurer la filière locale bio en Midi-Pyrénées. Pierre Cohen les a refusés : le projet « légumerie » pour préparer des repas avec 100% de légumes frais bio et locaux ; le projet 100% de viande bio locale et 100% de fromage bio à la coupe pour remplacer les portions de fromages industriels.

Etant aux commandes de la cuisine centrale et en relation avec de nombreux autres élus d’autres villes, j’ai participé à la création du Réseau pour une restauration collective saine et savoureuse. J’ai eu les moyens d’évaluer et de comparer les coûts de la restauration scolaire et j’ai dénoncé le fait que les cuisines centrales de grande taille (liaison froide, repas préparés plusieurs jours à l’avance, pas de produits frais), qui étaient vendues aux maires pour faire des « économies d’échelle » font des repas qui coûtent en fait presque deux fois plus cher au quotidien que ce qu’ils coûtent dans les petites cuisines sur place dans les écoles. J’ai défendu auprès du maire le fait de ne pas renouveler cette très mauvaise expérience de cuisine centrale (une cuisine pour préparer plus de 30 000 repas) et de préférer des unités plus petites placées dans chaque secteur de la ville, équipées de légumeries pour préparer des repas frais chaque jour et en 100% bio et local. Le maire n’a pas voulu entendre, n’a pas voulu comprendre et n’a pas voulu commencer la nécessaire transition pour une autre cuisine dans les écoles à l’occasion de chaque nouvelle construction. Aujourd’hui un projet de rénovation de la cuisine centrale est lancé, au mépris du bon sens, et risquant de lier à nouveau pour de nombreuses années la ville à ce système inefficace.

Quant à la santé environnementale (champs électromagnétiques, nuisances aériennes la nuit, qualité de l’air), ma délégation d’adjointe, je me suis à nouveau heurtée au pouvoir arbitraire du maire qui ne prenait pas le temps d’étudier les alternatives possibles que je travaillais pour lui et dans l’intérêt général. Sans cesser de travailler tout au long du mandat je prenais chaque fois plus conscience du gâchis causé par le maire, et de la nécessité d’en rendre compte aux toulousains au moment de la campagne électorale.

 

La volonté de sortir de l’inertie du « si on pouvait faire autrement ça se saurait ! »

Parce que je souhaite que les toulousains aient conscience de ce bilan, et se positionnent sur ces sujets qui les concernent, j’ai décidé de me présenter à cette campagne électorale, dans une liste indépendante. Et indépendante des verts. J’ai en effet depuis peu quitté le parti des verts car je ne me reconnais pas dans un mouvement qui est toujours dans l’attente du « on fera demain ». Pendant 6 ans, peut-être pour ne pas fâcher le maire (il pourrait punir, il l’a déjà fait !) ils n’ont rien fait : les espaces verts (délégation d’une élue EELV), sont toujours traités avec des pesticides et on sait faire autrement ; les déchets (pareil) sont toujours aussi peu triés et si peu recyclés ! Et l’éco-quartier qu’un vert nous prépare sera chauffé avec la chaleur de l’incinérateur alors que dans les discours on propose de trier les déchets et de recycler pour diminuer la part de l’incinération !

 

La création du Rassemblement Citoyen

J’ai alors contribué à former, à l’initiative de Corinne Lepage, un mouvement citoyen en juin 2013 : Le Rassemblement Citoyen. Un mouvement coopératif, hors clivage gauche-droite, basé fondamentalement sur une politique de projets concrets. J’en suis vice-présidente et c’est sous ces couleurs que je poursuis aujourd’hui mon engagement politique, car plus que jamais je reste convaincue que la politique, c’est important et ça nous concerne tous.

 

Trois bonnes raisons de voter la liste « Le Rassemblement Citoyen » :

 

1- Pour ses projets transports : Parce que vous voulez des transports efficaces et souples, et non des travaux faramineux de voirie qui mobilisent tous les budgets transport (lignes BHNS, tram), et que vous avez compris l’intérêt des microbus avec arrêt à la demande pour mailler tous les quartiers : 60 lignes créées pour un tiers du prix d’une ligne BHNS, 180 pour le prix d’une ligne… on peut en créer plusieurs centaines en 6 ans et véritablement changer d’échelle l’efficacité des transports en commun ! Parce que vous voulez partager équitablement l’espace, en faisant plus encore de la place aux vélos (création d’un service de location longue durée de vélos à très bas coût, création de garages à vélos nombreux, gratuits, avec toilettes et fontaine).

 

2-  Pour ses projets pour l’emploi : Parce que vous avez compris que « l’aide à l’emploi » à travers des agences d’insertion et autres stages de rédaction de CV sont inefficaces, et que vous voulez que les budgets emploi aillent directement à l’emploi local. Parce que vous souhaitez favoriser l’agriculture biologique périurbaine, les travaux de réhabilitation écologique des logements, les commerces de proximité et l’activité des artisans, tous créateurs de nombreux emplois non-délocalisables. Parce que vous comprenez qu’il faut fractionner les marchés publics pour que les PME et TPE locales puissent y répondre (avec une clause d’embauche aidée, directement sur les quartiers où ont lieu les travaux), alors que les grosses entreprises de BTP type Bouygues, Vinci, Eiffage coûtent trop cher et emploient des travailleurs venus de loin.

 

3- Pour ses projets de gouvernance démocratique : Parce que vous êtes lassés d’un maire autoritaire, qui n’étudie pas la plupart des dossiers et prive les Toulousains d’avancées importantes. Parce que vous voulez des maires de quartier connus de tous et accessibles à tous, qui prennent leurs décisions en accord avec les associations de quartier, qui soient responsables de services publics de proximité avec des agents dédiés au quartier pour une meilleure efficacité, convivialité, et une présence rassurante : police, propreté, tranquillité, concierges et gardiens des immeubles municipaux. Parce que vous voulez utiliser facilement les salles municipales autogérées. Parce que vous voulez la transparence dans l’attribution des logements sociaux, et une vraie mixité sociale. Parce que vous voulez le droit au référendum d’initiative populaire, au niveau du quartier, de la ville, ou de la Communauté urbaine. 

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