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Cap21/LRC Toulouse

A Toulouse, une campagne en ville

17 Mars 2014, 08:10am

Publié par Dominique Delpiroux

Réunion pour les militants de la liste d'Élisabeth Belaubre, à Toulouse.

Réunion pour les militants de la liste d'Élisabeth Belaubre, à Toulouse.

«Bonjour ! ça concerne les transports !» La jeune femme prend le papier et se plonge dans la lecture du tract avant de s’enfoncer dans la bouche du métro. Il est 18 heures et il fait encore bon du côté de la place des Carmes à Toulouse où les «Jeunes avec Jean-Luc Moudenc» ont décidé de mener une action.

À quelques jours du premier tour, les écuries mobilisent leurs troupes pour le forcing de la dernière ligne droite. Et elles sont sur le terrain… «Aujourd’hui», explique Yoann, qui est le responsable des «Jeunes avec Jean-Luc Moudenc», «nous distribuons des tracts sur la thématique des transports. Nous avons aussi préparé des tracts spécifiques pour chaque quartier, que nous allons proposer pour en discuter avec la population.»

Yoann était déjà le responsable des Jeunes Populaires (le mouvement des jeunes UMP), et c’est tout naturellement qu’il a suivi le candidat de son parti, Jean-Luc Moudenc. Depuis deux mois, dès qu’il quitte son travail de juriste à Websourd, il consacre tous ses loisirs à battre la campagne. «Mais, il y a des personnes qui viennent d’horizons différents, de la jeune chambre économique, de l’UDI, du MoDem, de l’UNI…»

À ses côtés, Valentin, 18 ans, étudiant en économie : «Le plus sympa, ce sont les rencontres avec les gens. L’accueil est plutôt favorable, plutôt chaleureux.»

Valentin réalise aussi des vidéos qu’il poste sur les réseaux sociaux, Twitter, Facebook… Étudiant en Sciences Po et École de Commerce, Elliott, 20 ans, explique qu’il milite «pour des valeurs, pour l’idée qu’on se fait de Toulouse…»

«Quand on se promène avec Jean-Luc Moudenc, il y a beaucoup de gens qui pensent qu’il est le maire !», raconte Valentin. «Alors il répond ‘’Non, je suis l’ancien maire…. et le futur maire !’’»

Photo, BD, Twitter

Le maire actuel, c’est Pierre Cohen, PS, et il peut lui aussi compter sur des troupes jeunes et fraîches pour appuyer sa candidature. Ceux-ci se sont d’ailleurs rassemblés l’autre soir place du Peyrou, une place qui autrefois était plutôt d’ailleurs le lieu de ralliement des étudiants de droite : les temps changent. Là, Pierre Cohen, accompagné d’un de ses lieutenants, François Briançon, est accueilli à La Fabrique, par les jeunes militants.

«Ce soir, nous allons lui présenter des œuvres qui ont été réalisées par des jeunes artistes toulousains, et qui sont exposées ici : photo, bande dessinée, peinture, vidéo…», explique Grégoire, jeune militant socialiste. «Ces œuvres illustrent des parties du programme de Pierre Cohen qui ont été réalisées, c’est une sorte d’hommage à son action de maire.» Grégoire passe pas mal de temps lui aussi dans cette campagne : «On distribue des tracts, mais on tente également d’instaurer un dialogue, on parle du bilan de l’action du maire. Et puis nous assurons une présence massive sur Facebook et Twitter.» «Beaucoup de terrain !», confirme Stéphane Bonzom, secrétaire général des jeunes socialistes, étudiant en Droit. «On va sur les marchés pour discuter, recueillir les avis…»

Des moyens réduits

Pierre Cohen ou Jean-Luc Moudenc, les deux poids-lourds toulousains, peuvent compter sur des centaines de militants. Pour Élisabeth Belaubre, qui mène la liste «Rassemblement citoyen», avec le soutien de la députée européenne Corinne Lepage, le nombre est beaucoup plus restreint, les moyens aussi, mais la ferveur est bel et bien là ! Dans son local de la rue Palaprat, ce soir-là, c’est une réunion stratégique. Une trentaine de personnes, des plannings, des tâches que l’on se répartit… Tout le monde, colistiers compris, met la main à la pâte, comme Jean-Félix Honorine, président de Forces citoyennes. «Je laisse mes enfants à l’école, et après, je vais distribuer les tracts !», indique ce papa.

«Un petit point sur l’affichage», signale Élisabeth Belaubre. Elle énumère : «Kattia, c’est fait ! Pierre, c’est fait ! Camille et Cécile, c’est fait !… Qui a besoin de renfort ?»

«Ce qui nous a séduits, c’est le côté atypique d’Élisabeth», souligne Vincent. «On n’a pas l’impression de parler à une politique : elle est simple, directe, pragmatique… Les gens qui écoutent son discours sont tout de suite intéressés.»

Pragmatique ? Ni métro, ni tram, l’équipe propose une flotte de minibus adaptés aux besoins de la ville.

Jacques, qui est l’homme de la communication, jongle avec les réseaux sociaux. Il est ravi de cette aventure bon enfant, pleine de diversités revendiquées.

«Et tout ça avec un budget zéro !», dit-il.

Dominique Delpiroux

 

Source : La Dépêche

http://www.ladepeche.fr/article/2014/03/17/1841219-a-toulouse-une-campagne-en-ville.html

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