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Cap21/LRC Toulouse

Vol de nuit

9 Février 2014, 19:43pm

Publié par Elisabeth Belaubre

Toulousaines, Toulousains, on nous a déclaré quelques vols de nuits...
Toulousaines, Toulousains, on nous a déclaré quelques vols de nuits...

Toulousaines, Toulousains, on nous a déclaré quelques vols de nuits...

http://www.ladepeche.fr/images/header/logo.png, dans son article en ligne du 7 janvier 2010, nous le rappelle : Le Maire Pierre Cohen avait promis pendant sa campagne électorale de 2008 d'agir pour supprimer les vols de nuit à l'aéroport de Toulouse Blagnac. Il faut dire qu'ils sont quelques cent mille Toulousains et « grands-Toulousains » qui ne dorment jamais une vraie nuit de sommeil, car réveillés par les avions qui décollent ou atterrissent. L'Organisation Mondiale de la Santé insiste sur la nécessité de périodes de sommeil continues, sans bruit, sous peine de troubles de la santé importants.  Le journaliste de ladepeche.fr rappelle aussi que pour les Associations, comme pour les élus, l'argument économique des gestionnaires de l'Aéroport ne tient pas puisque déjà de nombreux aéroports sont fermés la nuit (Orly, Beauvais, Strasbourg, Genève, Zurich…) sans problème économique majeur.

Dans cette logique, le 18 décembre 2009, sur proposition du groupe Communiste, Républicain et Citoyen, le Conseil municipal de Toulouse a voté un vœu, c'est à dire un engagement à agir pour cesser les activités aéroportuaires entre 0 heures et 6 heures du matin. Avec mes amis Verts, je soutiens ce vœu, et le Maire Pierre Cohen le vote aussi, comme l'ensemble des élus PS. Il n'y a eu que 7 abstentions. Les citoyens ont été entendus...

Signalons au passage que le Conseil Général et le Conseil Régional se sont aussi prononcés contre les vols nocturnes.

Mais il y a des gens dont la parole donnée ne vaut visiblement pas grand-chose. En effet, le 4 novembre 2010, la Préfecture réunit une « Commission consultative de l'environnement de l'aéroport de Toulouse Blagnac » qui vote un « plan d'action » prévoyant le maintien des vols de nuit, par amour de la Sainte Économie, comme d'habitude.[1] C'est Régine Lange, adjointe socialiste chargée du Développement durable, que Pierre Cohen a désignée pour le représenter dans cette commission. Qu'a donc voté Régine Lange, au nom de la Communauté Urbaine, après avoir voté un vœu contre les vols de nuit au Conseil Municipal ? Elle a voté pour. Je suppose que Pierre Cohen savait ce qu'elle faisait...

Mais je ne lâche pas l'affaire et je présente un nouveau vœu demandant l'arrêt des vols de nuit, le 19 novembre 2010[2]. Ce vœu est rejeté. Pierre Cohen s'y oppose, contrairement à ses engagements répétés ! Il refuse aussi une concession que nous proposons, de maintenir juste un seul vol, pour le service postal.

Il s'engage cependant à revenir à l'interdiction, s'il n'y a pas d'amélioration d'ici un an (donc novembre 2011).

Depuis quatre ans, que croyez-vous qu'il arriva ? Le nombre de vols de nuit a augmenté, tout simplement !

Les avions n'empêchent pas le Maire de dormir. Ni les insomnies de ses administrés.

Ce n'est pas ma façon de voir le rôle du Maire. Il faut du courage politique, et partager la ville.

C'est sur les actes, pas sur les promesses, qu'on choisit ses élus.

 

[1]Or sur cette période de 0 heure à 6 heures, seuls sept vols étaient concernés. Pas de quoi couler l'économie de la Région...

[2] Le vœu a été proposé cette fois devant le Conseil Communautaire de la Communauté Urbaine (la Métropole), au nom du groupe écologiste EELV et du groupe Communiste, Républicain et Citoyen.

 

Ci-après trouvez une copie de l'article de La Dépêche pour éviter une quelconque disparition qui ne serait que fortuite :


La mairie demande l'arrêt des vols de nuit

Environnement. Nuisances sonores de l'aéroport Toulouse-Blagnac.

Chaque nuit, vingt et un avions de fret décollent et atterrissent au-dessus de la tête de 100 000 Toulousains. Photo DDM, Xavier de FenoylLors du conseil municipal du 18 décembre, les élus toulousains ont validé le vœu du groupe Communiste, Républicain et Citoyen demandant l'arrêt du trafic nocturne sur l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Dans sa présentation de ce vœu, l'adjoint communiste aux transports, Bernard Marquié, a rappelé que 100 000 Toulousains sont concernés par les nuisances sonores de « cet aéroport le plus urbain de France situé à 7 km du centre ville. » Il a également souligné que les seuils de bruit fixés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et « au-delà desquels la santé humaine est durablement affectée sont tous dépassés à Toulouse. » L'élu communiste a enfin précisé que la fréquence des vols nocturnes n'a cessé d'augmenter ces dernières années pour atteindre aujourd'hui 21 atterrissages ou décollages par nuit.

De 22 heures à 6 heures du matin

En conséquence, sur la base d'une étude commandée par la commission d'enquête chargée de donner son avis sur le plan d'exposition au bruit, Bernard Marquié demande « la suppression des vols de nuit, et la fermeture de l'aéroport de 22 heures à 6 heures du matin. »

Contacté hier via le service de presse de l'aéroport, Jean-Michel Vernhes, président du directoire de Toulouse-Blagnac, n'a pas souhaité s'exprimer sur cette demande qui faisait partie des promesses de campagne du candidat Pierre Cohen.

En revanche, même s'il se refuse à vendre la peau de l'ours, le Collectif Contre Les Nuisances Aériennes de l'Agglomération Toulousaine, qui demande depuis 1988 la fin des rotations nocturnes, constate avec satisfaction que « c'est la première fois que l'on impose une contrainte à cet aéroport », mais que « le chemin est encore long. »

Pour les membres du collectif comme pour les élus toulousains, les arguments économiques avancés jusqu'ici par les gestionnaires de l'aéroport pour s'opposer à la suppression des vols de nuit n'ont plus cours à l'heure où « les aéroports d'Orly, de Beauvais, de Strasbourg bénéficient d'un couvre-feu total, et que de nombreux aéroports européens sont fermés la nuit (Genève, Zurich, une piste sur deux à Rome), sans que leur région ne périclite économiquement ! »

B. Dv.

 

 

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