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Cap21/LRC Toulouse

OUBLIER QUOI ???

16 Février 2014, 14:18pm

Publié par Elisabeth Belaubre

L’usine Herakles-Safran vue de la colline de Pech-David (c) Delphine Russeil -
L’usine Herakles-Safran vue de la colline de Pech-David (c) Delphine Russeil -

L’usine Herakles-Safran vue de la colline de Pech-David (c) Delphine Russeil -

 

 

L'usine Herakles (ex-SNPE) est toujours présente dans Toulouse, sur l'Ïle d'Empalot, en prolongement de l'Île du Ramier. C'est la seule à être restée après l'accident d'AZF. Dans son Rapport sur le PPRT (Plan de Protection des Risques Technologiques) qui vient d'être publié suite à Enquête Publique (du 14 octobre au 29 novembre 2013), le Commissaire enquêteur donne un avis favorable au maintien de l'usine. Et, constatant que ni l'État, ni l'exploitant n'envisagent de délocaliser le site au moins pendant plusieurs dizaines d'années, il écrit cette phrase : "Dans ce cas, il ne reste plus qu’à poursuivre les efforts qui permettront au public d’oublier progressivement qu’il cohabite avec un site Seveso seuil haut”. Oublier quoi??? Qu’une usine classée au niveau le plus haut du risque industriel se trouve en cœur de ville.

Elisabeth Belaubre, 3ème adjointe au maire, rappelle qu'elle a voté contre le projet de PPRT, car valider ce PPRT c'était accepter le maintien de l'usine. Le Conseil Municipal dirigé par Pierre Cohen a majoritairement voté pour. Le Conseil Général de Haute-Garonne s'est également prononcé contre.

Depuis septembre 2013, Elisabeth Belaubre demande le déménagement de cette usine, et c'est un point fort de ses projets pour Toulouse dans la campagne des Élections Municipales.

 

N.B. :

Contrairement à ce qu'indique son nom, le PPRT (Plan de Protection des Risques Technologiques) ne protège pas. Il fixe le périmètre autour du site dans lequel on ne peut pas construire, ou pas circuler, ou circuler avec des précautions.

Par ailleurs, pour définir ce périmètre, on utilise un calcul de probabilité et non une mesure de la gravité des conséquences. Ainsi, si un risque d'explosion est assez élevé, on interdira de construire à moins d'1,5 km de l'usine. Et si le risque d'explosion est plus faible, on pourra construire jusqu'à 300 mètres du site. Mais la gravité de l'explosion, si elle a lieu, est la même ! C'est ce qui se passe avec le PPRT. On a demandé à Herakles de diminuer le risque (la probabilité), en mettant des « disques de rupture » et des soupapes etc. Ainsi le PPRT fixe à 300 mètres la limite constructible.

Si le PPRT fixait la distance non constructible à 1,5 kilomètres, on toucherait la clinique du cancer, le projet de Grand Parc Garonne de l'Île du Ramier, le Chemin des Étroits, la Cité universitaire Chapou. Il aurait fallu tout déménager ? On a donc demandé à l'usine de diminuer la probabilité d'explosion. Ça peut encore exploser? Oui, mais c'est moins sûr : Classé E, c'est à dire très peu probable.

Pourquoi pas un référendum d'initiative populaire sur cette question ?

 

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