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Cap21/LRC Toulouse

Elisabeth Belaubre : « les Verts d’aujourd’hui sont trop frileux »

18 Janvier 2014, 07:23am

Publié par Juliette Pousson

Elisabeth Belaubre (crédit photo Christelle Dameron)

Elisabeth Belaubre (crédit photo Christelle Dameron)

Dernière venue dans la course aux municipales toulousaines : Elisabeth Belaubre. La troisième adjointe au maire, en charge de la santé environnementale et de la restauration, se lance seule. Du moins pour le premier tour. Après 20 années passées chez les Verts, puis 6 ans dans l’équipe socialiste de Pierre Cohen, la candidate se présente sous l’étiquette du Rassemblement Citoyen.

Propos recueillis par Juliette Pousson

#LeRC_TMP     #Municipales #Toulouse

Vous ne figurez pas dans le sondage BVA paru le 13 janvier dans Le Parisien /Aujourd’hui en France et France Inter). Prendrez-vous des dispositions ?

Elisabeth Belaubre : J’ai été très étonnée et deux interrogations me sont venues : est-ce véritablement une erreur technique ? Ce qui serait très grave pour la fiabilité des sondages. Ou BVA a-t-il choisi d’ignorer ma liste ? Ce qui constituerait alors une atteinte à la démocratie.

Nous avons immédiatement informé la Commission des sondages qui a pris la plainte très au sérieux. Nous avons aussi demandé à BVA de refaire le sondage dans les mêmes conditions, mais en intégrants les huit listes.

 

Cette candidature était-elle le seul moyen de vous faire entendre ?

E.B : J’aurais pu partir en campagne avec Pierre Cohen dès le premier tour ! Mais je lui ai demandé : « si on part ensemble, c’est vraiment pour jouer le jeu de la transparence et de la démocratie. Donc pour présenter aux Toulousains des projets que tu n’as pas validés et leur demander leurs avis. » Il a refusé. J’ai demandé à Pierre Cohen une liberté de parole qu’il n’a pas acceptée. Je n’ai pas eu d’autre choix que de me présenter de mon côté.

 

 

Rejoindrez-vous Pierre Cohen au second tour ?

E.B : Bien évidemment. Plus que jamais j’ai envie de proposer des idées que je crois réalisables. Qui sont sources d’emplois, de bien vivre, de préservation de l’environnement. À partir de là, c’est normal que je souhaite être dans l’exécutif.

En fonction du nombre de voix que je rassemblerais, Pierre Cohen sera obligé d’acter au second tour que les Toulousains pensent mon programme utile.

Vous êtes une écologiste convaincue. Pourquoi choisir Pierre Cohen plutôt qu’Antoine Maurice (EELV) ?

E.B : Je continue de considérer que l’écologie politique est encore plus d’actualité qu’avant. Mais j’ai quitté les Verts il y a six ans parce que je ne me reconnaissais plus dans la pratique des élus. Trop de discordances entre leurs valeurs et ce qu’ils font sur le terrain. Les Verts d’aujourd’hui sont trop frileux. J’allais trop vite pour eux, alors que je pense aller trop lentement.

Comment expliquez-vous l’éclatement de la gauche ?

E.B : Je n’ai pas envie de parler d’éclatement de la gauche. Il est nécessaire, pour le respect de notre démocratie, de pouvoir s’exprimer librement pendant la campagne. Faire un bilan honnête de ce qui a marché ou non. Et si besoin est, créer des listes différentes. Cela demande du courage. Bien plus que de rester confortablement troisième adjointe et se taire quand ça ne va pas.

Comment jugez-vous votre début de campagne ? Votre liste est-elle constituée ?

E.B : C’est passionnant et fatiguant. Nous terminons et structurons les dossiers des colistiers. La finalisation de la liste se fera en même temps que la finalisation du programme et l’inauguration des locaux de campagne. Soit le 25 janvier. Donc on ne s’ennuie pas, il y a du travail sur tous les terrains.

 

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